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OGM : l'Efsa refuse de conclure sur l'innocuité sanitaire d'un maïs transgénique, faute d'un dossier complet

Pour la première fois, l'Efsa a rendu public son refus de se prononcer sur la toxicité d'un maïs GM. L'absence de données de comparaison fiables explique cet avis négatif. Un sujet qui renvoie aux questions soulevées par l'étude Séralini.

Gestion des risques  |    |  Actu-Environnement.com

Le 16 avril, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a refusé de se prononcer sur la sécurité du maïs génétiquement modifié (GM) 98140 pour la santé humaine et animale. En cause ? Si certains points de l'évaluation ont pu être conduits à bien, "globalement, l'Autorité n'a pu finaliser l'évaluation des risques associés au maïs GM 98140 en raison des lacunes constatées dans l'évaluation comparative effectuée par le demandeur, et elle n'a donc pas été en mesure de tirer de conclusions sur sa sécurité en ce qui concerne les effets potentiels sur la santé humaine et animale". Ce refus est une première depuis que l'autorité s'est engagée à rendre publique ses évaluations.

La procédure d'évaluation comparative dispense le pétitionnaire qui demande l'homologation de fournir des analyses de toxicité, expliquait fin 2012 Christophe Noisette d'Inf'OGM à Actu-environnement. Une situation qui renvoie directement aux questions soulevées par l'étude Séralini qui pointait les risques liés à l'absence d'étude de toxicité sur une longue période. Une révision de la procédure d'évaluation des risques des plantes génétiquement modifiées (PGM) à destination de l'alimentation humaine et animale avant autorisation de mise sur le marché est en cours en Europe.

Ce maïs développé par Pioneer et DuPont et résistant à certains herbicides, dont le glyphosate substance active du Round Up, fait l'objet actuellement d'une demande d'homologation européenne pour l'importation, la transformation, l'alimentation humaine, l'alimentation animale et l'alimentation humain ou animale dérivée. L'avis de l'Efsa fait partie des éléments pris en compte par la Commission européenne et les Etats membres dans le cadre de l'autorisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'Union européenne (UE).

Problème de comparaison OGM - conventionnel

Le principal reproche formulé à l'encontre du dossier d'homologation concerne les données indispensables à la réalisation d'une évaluation comparative. Cette évaluation, "condition fondamentale pour évaluer les risques associés aux organismes génétiquement modifiés (OGM)", vise à comparer les plantes GM et les aliments qui en sont dérivés avec leurs équivalents traditionnels respectifs. Elle part du principe que les aliments dérivés de plantes conventionnelles ont des antécédents d'utilisation sûre et qu'ils peuvent servir de référence pour évaluer les risques associés aux aliments dérivés de plantes GM. Une telle étude est requise au titre de la législation de l'UE, précise l'Efsa.

Or, la suite de l'évaluation initiale des essais sur le terrain menés par le demandeur, l'EFSA a conclu que la variété de plante choisie par le demandeur comme comparateur n'était pas valable", rapporte l'autorité, ajoutant avoir invité le demandeur à fournir des données additionnelles. Si la demande d'informations complémentaires est une procédure habituelle (96% des demandes d'évaluation d'OGM soumises à l'EFSA seraient incomplètes), cette fois-ci "les informations fournies par l'entreprise concernant les essais sur le terrain réalisés pour l'évaluation comparative n'ont à nouveau pas satisfait aux critères spécifiés dans les documents d'orientation de l'Efsa". C'est pour cette raison que l'Efsa n'a pu tirer de conclusion sur la sécurité de cet OGM.

Malgré tout, certains éléments du dossier ont pu être évalués. "L'Efsa a conclu qu'il n'y avait pas d'indication d'allergénicité", elle "a également confirmé que les niveaux élevés de certains composants du maïs GM 98140 (des acides aminés qui sont également présents dans des plantes conventionnelles) ne devaient pas susciter de préoccupation pour la sécurité de l'homme et de l'animal" et elle a conclu "qu'il était improbable que le maïs GM ait un quelconque effet nocif sur l'environnement dans le cadre de ses utilisations prévues dans l'alimentation humaine et animale et de son importation et son traitement".

Réactions27 réactions à cet article

 

Je dirais plutot que l'EFSA ne veut pas car l'EFSA est une institution pro-OGM, institution dirigée par des personnes ayant des liens avec certaines multinationales.

m@nu | 22 avril 2013 à 20h19
 
 

Amusant. Un article qui dit tout et son contraire.
Depuis le Monsanto Act, arraché de haute lutte par le lobby, Monsanto se sent des ailes. Voilà qui va peser lourdement dans les accords de libre-échange US/UE !

Sachant que les OGM agricoles sont modifiés pour tolérer ou produire des pesticides: 100% des OGM cultivés à grande échelle en 2011 sont des plantes à pesticides.
Je me dis que si les pesticides affectent notamment les facultés de mémoire et d'orientation des abeilles, ils peuvent tout aussi bien affecter le cerveau humain, créant, entre autres,ce déficit d'attention qui progresse à une vitesse phénoménale chez les jeunes...

Chris | 23 avril 2013 à 01h06
 
 

Pourtant, j'y vois plutôt des avancées, l'Efsa reconnait à mi-mots certaines de ses erreurs, notamment ses manquements au regard du principe de précaution, et son manque d'impartialité!

Merci à Monsieur Séralini et à notre Ministre Française de l'Ecologie que je sais personnellement impliquée!

Cd79 | 23 avril 2013 à 10h28
 
 

J'oubliais aussi de remercier notre Euro-Députée Corinne Lepage pour sa ténacité à défendre ce dossier!

Cd79 | 23 avril 2013 à 10h34
 
 

Nous pouvons considérer comme un « non évenement » cette montée en épingle d’une décision de L’EFSA qui devient subitement vertueuse aux yeux des Anti-OGM en faisant le travail qui est le sien
Il suffit de lire les conclusions ci-dessous

"Malgré tout, certains éléments du dossier ont pu être évalués. "L'Efsa a conclu qu'il n'y avait pas d'indication d'allergénicité", elle "a également confirmé que les niveaux élevés de certains composants du maïs GM 98140 (des acides aminés qui sont également présents dans des plantes conventionnelles) ne devaient pas susciter de préoccupation pour la sécurité de l'homme et de l'animal" et elle a conclu "qu'il était improbable que le maïs GM ait un quelconque effet nocif sur l'environnement dans le cadre de ses utilisations prévues dans l'alimentation humaine et animale et de son importation et son traitement".

Alors , ne pas conclure à l’innocuité d’un maïs OGM sous le prétexte « que la variété de plante choisie par le demandeur comme comparateur n'était pas valable" ne signifie aucunement que cette PGM est toxique.

Il est toujours difficile de prouver l’absence d’effet . Et il est bien probable que suivant le même processus expérimental l’EFSA serait aussi bien incapable de conclure a l’innocuité sanitaire de la plupart des produits alimentaires que nous consommons journellement depuis de nombreuses décennies sans conséquence pathologique .

Ce texte permettra seulement d’entretenir la paranoïa des ONG

Bocaorne | 24 avril 2013 à 18h33
 
 

En effet Bocaorne,

Mais les choses sont en train de changer, certains ministres et scientifiques intègres (ils en restent!) faisant partis ou travaillant pour certains Gouvernements de l'Union Européenne, tel que le nôtre, sont sensibles et receptifs aux dangers potentiels que sont notamment les OGM à plus ou moins long terme et prônent le principe de précaution trop souvent baffoué...par le passé.

Ces ministres et ces scientifiques ne se laissent pas manipuler par les lobbies puissants de l'agroalimentaire et veulent préserver pendant qu'il en est encore temps les générations futures: leurs enfants...

N'oublions jamais que la Terre ne nous appartient pas, nous l'empruntons à nos enfants!

Cd79 | 25 avril 2013 à 09h40
 
 

Cd79 : Vous citez des scientifiques sensibles et réceptifs aux dangers potentiels que sont notamment les OGM ……

On attribut a Albert Einstein la formule « Il est plus facile de désintégrer un atome qu'un préjugé. »
Les dangers « potentiel » des PGM sont régulièrement évoqués par les anti- Ogm et certains ministres et scientifiques que vous qualifiez d’intègres uniquement à partir de vos critères .Vous devez bien admettre pourtant que depuis 1996 les surfaces en PMG ont été multipliées par 100 . Aujourd'hui, plus de 16,7 millions d'agriculteurs dans 29 pays cultivent environ 160 millions d'hectares de cultures transgéniques
Cette expérience en grandeur nature n’a généré aucun trouble, aucune pathologie, aucun décès, contrairement à d’autres technologies qualifiées de sûres et vertueuses .
Vous vous retranchez derrière le principe de précaution .Dans un article du Monde Elisabeth Badinter philosophe dénonçait la hargne imbécile contre la science, toujours soupçonnée d'être vendue aux intérêts industriels et qui est condamnée avant même d'être entendue. Sans parler du fameux principe de précaution qui stérilise la recherche au-delà du nécessaire. Autant rester couché en attendant que le ciel nous tombe sur la tête.
Vous avez raison de rappeler que la terre ne nous appartient pas . Aussi je remercie ceux qui me l’ont empruntés , les génies du siècle des lumières et tous les chercheurs qui leurs ont succédés pour la rendre aussi agréable et beaucoup plus vivable

bocaorne | 25 avril 2013 à 17h29
 
 

Cher Bocaorne,

Nous ne devons pas vivre sur la même planète pour ne pas voir les effets néfastes des OGM et autres modifications faite par certains Homme sur la Nature et la création de technologies polluantes sur l'espèce humaine!

Mon épouse et moi nous travaillons dans le domaine de la Santé Publique et depuis des décennies les cancers et autres troubles neurologiques ne cessent de croître et de faire des victimes et ceci de plus en plus jeunes!

Cependant, je ne nie pas le fait que certaines avancées scientifiques et technologiques ont été salutaires mais actuellement avec l'ultralibéralisme que certains prônent, cela devient dangereux car nous n'en maîtrisons pas les effets à long terme!

D'où le besoin de prendre du recule et d'appliquer le principe de précaution.

Cd79 | 25 avril 2013 à 22h58
 
 

Cd79 Je vous crois sincère , et vos réactions sont bien légitimes dans cette ambiance de conspiration alimentée par les ONG et les médias .

Mais les pires ennemis de la vérité, ne sont pas les mensonges, ce sont les Convictions

Le personnel de santé auquel vous appartenez vous est votre épouse mérite notre reconnaissance, et c’est vrai que le contact permanent à la souffrance oblige a ce poser certaines questions . Mais lorsque l’émotionnel se substitue au rationnel il y a le risque de partir sur une fausse piste, car le ressenti ne peut remplacer une étude épidémiologique .

Concernant notamment la relation OGM/cancer la Fondation pour le Cancer écrivait le 5 Octobre dernier « S’il est évident qu’il faut être vigilant par rapport à des effets néfastes pour la santé des OGM, les preuves sont à ce jour insuffisantes pour semer la panique » Et cette position est majoritaire chez les scientifiques et professionnels de la santé.

A la question Existe-t-il des relations entre alimentation et cancer ? La Ligue conte le Cancer répond : "La communauté médicale et scientifique avance aujourd’hui à petits pas, en raison des difficultés d’évaluer avec précision les conséquences des habitudes alimentaires.
Deux certitudes, cependant : quelles que soient les pratiques alimentaires, elles ont, en France, une influence relativement faible sur le développement des cancers par rapport à des carcinogènes* puissants tels que
le tabac ou la consommation élevée d’alcool

Bocaorne | 26 avril 2013 à 21h36
 
 

Cd79 Je vous crois sincère , et vos réactions bien légitimes dans cette ambiance de conspiration alimentée par les ONG et les médias .

Mais les pires ennemis de la vérité, ne sont pas les mensonges, ce sont les Convictions

Le personnel de santé auquel vous appartenez vous est votre épouse mérite notre reconnaissance, et c’est vrai que le contact permanent à la souffrance oblige a ce poser certaines questions . Mais l'émotionnel ne peux se substituer au rationnel et hormis le risque de partir sur une fausse piste le ressenti ne peut remplacer une étude épidémiologique . Et aucune étude n’a lié la survenue d’un cancer à une consommation de PGM

Concernant notamment la relation OGM/cancer la Fondation pour le Cancer écrivait le 5 Octobre dernier « S’il est évident qu’il faut être vigilant par rapport à des effets néfastes pour la santé des OGM, les preuves sont à ce jour insuffisantes pour semer la panique »

Bocaorne | 27 avril 2013 à 17h54
 
 

Bon courage à nos institutions (EFSA, ANSES, etc.) dont les fonctionnaires aurons de plus en plus de mal à "se prononcer" sans être taxés de vendus aux intérêts des maléfiques lobbies qui complotent pour assassiner les gens, gnagnagna...
Le principe de précaution devient, pour ces braves fonctionnaires, celui de protéger leur carrière/poste et de rester un max à l'abri des excités de tous genres qui ne sont pas loin de les accuser de génocide.
Au fait, pour les graines germées de fenugrec, dont la consommation est la cause avérée de décès, quelles sont les suites? Sanction?

Albatros | 02 mai 2013 à 10h54
 
 

Pour répondre à Bocaorne,

Il existe bel et bien une étude très sérieuse faite par le Professeur Séralini, reprise dans le documentaire "Tous Cobayes!"

Continuez de nier les résultats de cette étude et nous allons droit dans le mur!

Et pour le coup, "Nos enfants nous accuseront!"...de n'avoir rien fait pendant qu'il était encore temps.

Je ne suis ni à la solde d'une ONG ni d'une quelconque organisation gouvernementale, ni presse à sensation, ni association écolo...

Juste un père de famille qui constate et qui s'interroge de l'inaction ou de l'attentisme de certains!

Je me sens juste proche de certaines personnalités politiques et scientifiques qui veulent réparer certaines erreurs et vivre sur une Planète assainie pour les générations à venir!

Cd79 | 07 mai 2013 à 16h42
 
 

Cd79 | Si vous considérez que « l’étude » publiée par l’équipe de professeur Séralini est une étude très sérieuse, c’est que vous n’avez pas voulu prendre connaissance du tollé qu’elle à suscité dans l’ensemble de la communauté scientifique, en France et bien au delà de nos frontières
Vous êtes bien excusable, car chacun est prêt a croire ce qui correspond à son intime conviction.
Je ne peux malheureusement vous citer tous les biais que comporte les conclusions de ce cher professeur

Pour l’exemple ,un seul constat parmi d’autres , celui de Christian Marescaux Professeur en neurologie aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg : « Le plus étonnant, c’est qu’en y regardant de près, le groupe contrôle de mâles (non traité) affiche une mortalité plus élevée que ceux ayant pris des OGM, et une mortalité plus élevée que ceux ayant eu des herbicides. À 700 jours, 90 % des rats mâles non traités sont morts, mais seulement 50 % de ceux ayant eu la dose maximale de maïs OGM et seulement 50 % de ceux ayant absorbé des doses très élevées d’herbicide. Donc, plus ils sont traités, moins ils meurent

Alors pourquoi un tel tapage ? Gilles-Eric Séralini et Joël Spiroux de Vendômois, sont des scientifiques militants et sont plus qu'impliqués dans le Criigen puisqu'ils en sont respectivement président du conseil scientifique et président, ce qui ne les prédispose pas forcément à la plus grande objectivité vis-à-vis des OGM.

Depuis huit mois que cette pseudo étude catastroph

Bocaorne | 07 mai 2013 à 18h56
 
 

Cd79 dit :
"Il existe bel et bien une étude très sérieuse faite par le Professeur Séralini, reprise dans le documentaire "Tous Cobayes!" "

Incroyable mais vrai ! Alors que cette étude est sans doute la plus lamentable de l'histoire récente des sciences ! Faut-il dire et redire qu'elle est nulle et que quiconque s'en sert comme argument ne peut à l'évidence être un scientifique (ou même avoir un minimum de teinture scientifique).
Il apparait dès le résumé de cette publication des formulations montrant que les auteurs n'y connaissent rien mais pire le fond révèle une incompétence totale.
Cette pub a fait beaucoup de mal à la science en général et française en particulier tant elle relève de l'imposture scientifique. Des éminents scientifiques étrangers n'ont pas hésité à la qualifier de fraude scientifique !
Il ne faut donc en aucun cas en tenir compte. Faites comme si elle n'existait pas.
Sur les aspects santé : si vous êtes dans le domaine, alors vous devriez avoir connaissance du rapport Tubiana (Prof étant une référence en cancérologie). Si les cancers augmentent en valeur absolue, c'est du fait de l'accroissement de la population, de son vieillissement et que de plus en plus de cancers sont dépistés très tôt (ils n'évoluent pas tous en cancer à traiter). Par tranche d'âge, on note une diminution de leur nombre (22% pour les hommes, 14% pour les femmes).
S'il y a un lien à chercher avec l'alimentation, regarder donc plutôt du côté des mycotoxines !

gattaca | 08 mai 2013 à 16h45
 
 

Cher gattaca,

Croyez les études que vous voulez, vos déclarations n'engagent que vous!

En ce qui me concerne, je suis persuadé et je l'ai constaté que de manger des produits sains sans pesticides et non OGM, permet de vivre sainement et sans incidence sur la Santé, donc de vivre mieux plus longtemps!

Mes grands parents paternels et maternels qui ont 90 ans cultivaient leur jardin et élevaient leurs animaux avec de la nourriture naturelle sans OGM, ce qui réjouissait nos papilles à chaque repas de famille!

Pourquoi jouer aux apprentis sorciers et vouloir à tout prix tout régenter, notamment Dame Nature!

Une question toute simple que tout le monde devrait se poser:

"A qui profite la création et l'utilisation des OGM et celles des pesticides?"

A méditer...

Cd79 | 13 mai 2013 à 10h15
 
 

Cd79
"Mes déclarations n’engagent pas que moi" dites vous ... n’avez pas vous vu (et lu) la montagne de critiques émanant de partout dans le monde de cette publication de GES ?
Vous êtes très fort vous ! Ainsi, vous avez constaté que de manger des produits sains (sans pesticides) et non OGM (au passage les produits ne sont pas « OGM » : ils sont issus ou préparés à partir d’un OGM donné -pourquoi cet a priori vis à vis des OGM qui sont plus sûrs que les variétés conventionnelles même utilisées en AB-) permet de vivre sainement et sans incidence sur la santé ?
Ainsi des études épidémiologiques sur le long terme avec 3 ou 4 personnes sont significatives pour vous ? C’est bien, avec vous, on peut arrêter de faire des études complémentaires !

Par contre, savez-vous que l’espérance de vie ne cesse d’augmenter. Vos grands parents ont eu beaucoup de chances de pouvoir bénéficier, à temps, d’une alimentation de plus en plus saine (malgré les pesticides et l’absence d’OGM).
Mais s’il y a une certitude, c’est que jamais l’alimentation (dans les pays développés) n’a été aussi sûre qu’aujourd’hui ! Quelles que soient vos croyances !
Le simple fait d’écrire « Dame Nature »..., avec des majuscules, suffit. On comprend tout !
Restez dans vos croyances d’écolobobos et continuez à ne pas voir les évidences !

gattaca | 13 mai 2013 à 11h35
 
 

@jujuniep
Toujours aussi superficiel et une vue toujours aussi étriquée !
Vous avez entendu parler de la disparition de la châtaigneraie aux USA ? (9 millions d’arbres perdus !, savez vous comment ?) Que font-ils actuellement … ?
Il ne s’agit pas de faire accepter ou pas les OGM… vous ne comprenez rien à cette problématique, évitez de vous exprimer sur ce sujet !
Les argentins proposent un blé GM, les espagnols aussi d’ailleurs. Ce dernier serait intéressant pour les personnes atteintes de la maladie coeliaque (maladie auto-immune).

gattaca | 13 mai 2013 à 11h38
 
 

Cher gattaca,

Je ne fais parti d'aucune corporation écolo, ne suis pas un bobo et certes je ne suis pas non plus un grand scientifique!

Seulement un Français de classe moyenne, ayant eu un bac scientifique et diplômé en gestion des risques, consommateur et père de deux enfants, vivant à la campagne et ayant des amis agriculteurs!

Effectivement, les études montrent que l'espérance de vie ne cesse de croître, mais il en existe d'autres qui prouvent qu'à partir d'un âge qui ne cesse de diminuer (actuellement 65 ans), nous vieillissons en moins bonne santé à grand refort de traitements en tout genre...

Merci aux laboratoires pharmaceutiques...Bayer & Co

Alors cessez vous aussi de nier les évidences!

Continuer ainsi c'est signer l'arrêt de mort des générations futures!

Cd79 | 13 mai 2013 à 12h54
 
 

Cd79 s’interroge Une question toute simple que tout le monde devrait se poser: A qui profite la création et l'utilisation des OGM et celles des pesticides?"

Vous avez bien raison de poser cette question judicieuse, encore faut-il que votre réponse ne résulte pas d’a priori , ce que je crains à la lecture de vos participations.

Des réponses existent :

Pour les OGM ,Un nouveau rapport sur les conséquences socio-économiques des cultures OGM dans le monde entre 1996 et 2011 vient de sortir. signée par Graham Brookes et Peter Barfoot
Pour les paysans, le bénéfice économique net s'élève à 19,8 milliards de $ en 2011 et 98,2 milliards de $ pour la période 1996-2011, où les cultures biotechnologiques ont été utilisées sur des surfaces croissantes. Cela correspond à une augmentation moyenne de revenu de 133$ par hectare. 51% de ces revenus bénéficie à des paysans dans des pays en développement.
Si la technologie OGM n'avait pas été disponible, le maintien de la production agricole aurait exigé en 2011 de semer en plus 15,5 millions d'hectares de terres agricoles. Cela représente environ 14% des terres arables de l’Union Européenne.

Pour les pesticides . L'observatoire des résidus de pesticides (ORP) service du Ministère de l’agriculture nous dit : Il ne faut pas toutefois perdre de vue, que les pesticides ont constitué un énorme progrès pour l’agriculture et ont permis d’assurer une production alimentaire de qualité. L’augmentation des rendements des terres agricoles

Bocaorne | 13 mai 2013 à 13h54
 
 

@Cd79
Très bien, vous êtes diplomé en gestion des risques !
Alors expliquez donc des notions basiques de cyndinique aux lecteurs de ce forum et ailleurs.

Expliquez leur que le risque, c'est la probabilité d'occurrence d'un danger.

Il se trouve qu'à l'heure actuelle, aucun danger avéré n'a été observé avec les OGM ni les produits qui en dérivent.
Le risque, aussi extraordinaire que cela puisse paraître et impossible à croire pour tous les antis, est toujours égal à 0 .... !!!!!

Je ne connais pas d'activités humaines qui puissent en dire autant !

Si vous faites de la gestion de risques, pouvez-vous demander aux antis pourquoi ils ne parlent que de risques (potentiels, putatifs, imaginaires mais jamais avérés et pour cause) et jamais de bénéfices ?

Pouvez vous leur expliquer qu'une saine gestion des risques ne peut se faire qu'en faisant la balance bénéfices/risques !

Pouvez vous leur expliquer que lorsqu'on calcule l'EIQ (environment impact quotient), celui ci est en faveur des OGM par rapport aux variétés conventionnelles et quel que soit le mode de culture ...

Avez vous des documents qui prouvent ce que vous avancez (traitements qui augmentent à partir de 65 ans), ce qui serait de toute façon normal puisque la majorité des personnes n'atteignaient pas 65 ans dans le temps.
Merci à Bayer dites vous... oui et aux autres également qui cherchent effectivement des traitements et aussi des molécules permettant de retarder l'apparition des signes liés à l'âge !

gattaca | 13 mai 2013 à 16h33
 
 

A vous lire ce sont les paysans qui ramassent la mise mais:

"Quels ont été quant à eux les bénéfices de Monsanto, Bayer et compagnie...?"

En ce qui concerne l'usage des pesticides et leurs bienfaits, dites-le aux paysans aujourd'hui malades et aux familles de ceux qui sont morts de cancers, de maladies respiratoires ou cutanées pour les avoir utilisés à hautes doses pendant des années !

Cd79 | 13 mai 2013 à 16h41
 
 

Ce que je vous conteste Myriam, c’est justement le fait que vous croyez donner un avis (dans avisé, il y a avis !), c’est vous même qui le dites ! Je ne vous empêche nullement de donner votre opinion (café du commerce comme dit L. Berthod) et vous ne vous en privez pas ! et je vous lis d’ailleurs mais j’estime utile et de salut public de combattre votre opinion mensongère et fausse sur ce sujet qui se traduit par une intolérance totale.
Mais de grâce, n’essayez pas d’imposer votre opinion en faisant croire qu’il s’agit d’un avis !

Ah, je soufre d’ignorance crasse en écologie ! Admettons, mais j’ai plutôt l’impression d’être au sommet du mont Blanc en connaissances (reconnaissant que je peux encore progresser) dans ce domaine par rapport aux antis et aux escroloverdâtres eux-mêmes qui se trouvent sous la fosse de Mindanao (ils ne sont donc pas prêts d’émerger).

Je n’ai jamais compris pourquoi alors les antis-OGM sont contre la pomme de terre Amflora ou autres pdt résistantes au mildiou, qu’ils sont contre les peupliers GM permettant de moins utiliser de produits chimiques, qu’ils sont contre des PGM résistantes à certains insectes sans recours à des insecticides chimiques, des papayes GM résistantes à un virus, qu’elles ont un meilleur EIQ, etc.
Les bénéfices liés à l’utilisation des PGM sont considérables pour l’environnement et vous ne les voyez même pas… alors compréhension de ce qu'est l'écologie … ah ah ah !

gattaca | 13 mai 2013 à 17h09
 
 

@Cd79

C’est vrai, en France, il est de toute façon malsain qu’une entreprise (ou un individu d’ailleurs) gagne de l’argent !
Mais un Monsanto (et al.) est un nain financier par rapport à Carrefour, Danone ou Nestlé !

Là, par contre, où les 16 millions de paysans qui cultivent des PGM dans le monde sont déjà gagnants, c’est justement parce qu’ils utilisent moins de pesticides ! Si certains paysans sont malades d’avoir été exposé (beaucoup plus que les autres catégories de populations) aux pesticides, il y a de nombreuses raisons, la première étant qu’ils les ont utilisé sans prendre les précautions nécessaires et préconisées pour leur emploi.
Utiliser des PGM, c’est donc être moins exposé aux pesticides. C’est donc mieux pour l’environnement (sols, cours d’eau), l’agriculteur et le consommateur.

Si les PGM avaient pu voir le jour avant la mise en place d’une agriculture intensive au sortir de la WWII, on n’en serait pas là aujourd’hui concernant les risques liés à l’utilisation des pesticides.

gattaca | 13 mai 2013 à 17h25
 
 

à Cd79 .Lorsque vous serez sorti de vos rêveries, vous admettrez peut-être que les sociétés industrielles ou commerciales ne sont pas des entreprises philanthropiques . Celles ci investissent des capitaux importants en recherche et développement pour trouver les produits qui correspondent le mieux aux besoins des utilisateurs . Dans le cas des PGM, il faut bien admettre que ces plantes apportent un plus aux paysans qui les utilisent puisque les surfaces emblavées enregistrent chaque année une progression à deux chiffres . Dans ces conditions, il est légitime que les développeurs de produits puissent faire du profit pour entreprendre de nouvelles recherches . Les profits d’aujourd’hui sont les emplois de demain reconnaissent les économistes .
Il ne faut pas non plus fantasmer sur la puissance économique des industries de la transgénèse. Monsanto le leader de cette spécialité à réalisé en 2011 un chiffre d’affaire de 11 milliards de dollars . C’est huit à dix fois moins que Carrefour leader de la distribution en France qui a réalisé sur le premier semestre 2012 43 milliards d’Euros

Les agriculteurs exposés aux pesticides. Il y a eu certains cas très médiatisés d’accidents qui pu ête imputés a cette activité . Mais vous devriez vous interesser à la méga étude d’Agrican Avec 180 000 participants, la cohorte Agrican (AGRiculture et CANcer) est la plus grande étude au niveau mondial résultat: Les agriculteurs meurent moins de cancer que le reste de la population

Bocaorne | 13 mai 2013 à 18h37
 
 

Pour information, Carrefour surfe sur la vague du greenwashing, avec la complicité de l'institution (cf. la lamentable wiki-science déployée par Afnor-Ademe avec tous les "acévistes" et consultants de tous poils sur les empreintes environnementale) et arbore d'importants rayons "bio"... Et en plus finance Séralini et al.
CQFD

Albatros | 14 mai 2013 à 20h27
 
 

bonsoir ;
Bon je viens de lire ces différentes réactions et la mienne est toute simple : "le plus grand tueur d'hommes est l' HOMME " par quelques moyens que ce soit ; et j'abonde dans le sens de la réaction de Chris
pour info je suis un professionnel de l'environnement depuis + de 40 ans
à bon entendeur

aster9160 | 16 mai 2013 à 23h12
 
 

@aster9160
Votre réflexion est des plus simplistes. Refléterait-elle le fait qu'au bout de 40 ans comme professionnel de l’environnement, vous avez du passer à côté de l’environnement !
Si, certes, l’homme est un prédateur de l’homme, ce n’est certes pas le plus grand tueur d’homme.

Il est évident que les principales causes de mortalité sont dues à l’environnement (les agressions biotiques –hors homme- et les agressions abiotiques) de l’homme (de toute façon difficilement évitable pour le moment) !
La grippe espagnole de 1918, à elle seule, a tué plus de personnes que la première guerre mondiale. Certaines réévaluations récentes parlent de 100 millions d’humains. Ne parlons pas des pestes, par exemple, tout au long de l’histoire de l’humanité… et sans oublier non plus les mycotoxines présentes dans notre alimentation depuis toujours.

gattaca | 17 mai 2013 à 11h33
 
 

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