En décembre 2003, Airparif a rappelé l’impact de l’aéroport de Roissy-CDG en matière de pollution atmosphérique locale avec des émissions d’oxydes d’azote de 30 % supérieures à celles du boulevard Périphérique parisien.
Dans les zones rurales, au nord de la plate-forme et sous certaines conditions de vent, les niveaux horaires de dioxyde d’azote pouvaient dépasser de 20 % ceux observés simultanément dans le centre de Paris. En matière de monoxyde d’azote, les dépassements pouvaient atteindre 60% sous l’effet conjugué des pollutions de l’agglomération parisienne et des activités de Roissy-CDG, alors que la pollution aurait dû baisser à mesure que l’on s’éloignait de Paris. À Tremblay-en-France (93), au sud de la plate-forme, en banlieue, lorsque les vents rabattaient la pollution de la plate-forme sur la ville, la pollution au dioxyde d’azote pouvait augmenter de 64%...
Allons-nous un jour intégrer le transport aérien dans les efforts à accomplir en matière de qualité de l’air en Ile-de-France ? Le trafic ne cesse de croître d’année en année à Roissy et les motoristes atteignent des seuils technologiques. En 2006, Aéroports de Paris annonce fièrement une hausse du trafic de 4,8% avec 82,4 millions de passagers dont 56,8 à Roissy... Espérons que tous ces déplacements en valaient vraiment la peine !
Message déposé par Sobre le 26/02/2007