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Le granulé végétal, une solution économique pour valoriser les déchets verts en énergie

Entreprise implantée à Tourves, Zeta Pellet valorise les déchets végétaux de 16 communes du Var en granulés combustibles. Une filière peu couteuse pour l'élimination des déchets et qui pourrait bientôt trouver un écho favorable à travers la France.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Le granulé végétal, une solution économique pour valoriser les déchets verts en énergie

Branchages, gazon, feuilles, Zeta Pellet absorbe un grand nombre de déchets verts pour les transformer en granulés végétaux, un combustible 60% moins cher que les énergies fossiles. Un gisement entier est mis à la disposition de l'entreprise par le syndicat intercommunal pour la valorisation et l'élimination des déchets. Le SIVED économise ainsi 300.000 euros par an et trouve un débouché à ces déchets auparavant confiés à une entreprise de broyage qui les transformait en compost à la disposition des agriculteurs.

Grâce à ce partenariat public/privé, l'entreprise antiboise disposera d'environ 5.000 tonnes par an de ces déchets végétaux issus des particuliers et des professionnels. Un volume qui ne fait qu'augmenter depuis l'entrée en vigueur en mai 2013 dans le Var d'un arrêté interdisant de les bruler pour des questions de pollution et de risques d'incendies.

En outre, Zeta a mis au point un procédé de fabrication qui permet aux déchets une fois broyés d'être directement mis dans la presse pour en faire du pellet sans passer par l'étape de séchage très énergivore. Vendu 200 à 220 euros la tonne, ce granulé est commercialisé en circuit court au sein des 16 communes que regroupe le SIVED pour alimenter les chaudières biomasse et les poêles polygranulés. Une phase pilote pour Zeta qui compte reproduire ce type de partenariat local dans plusieurs territoires de France.

Réactions14 réactions à cet article

 

Je reste extrêmement réservé sur les calculs de valorisation de ce genre de réalisation. Rien ne permet de penser que cela conduise globalement a une réelle économie d'énergie. Pour démontrer celle-ci, il faudrait faire le calcul global "uniquement" en énergie totale dépensée rapportée à l'énergie potentielle mise à disposition des utilisateurs.

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 16 janvier 2014 à 09h37
 
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Certainement un concept intéressant à développer.
Je me pose cependant une question à laquelle je n'ai pas trouvé de réponse :
La matière première à un taux d'humidité élevé >60%, quel est le taux d'humidité du produit final et comment diminue-t-on celui-ci sans séchage. Avec un PCI annoncé de 4200 il y a forcément une élimination
d'eau.

jeangeoju | 16 janvier 2014 à 09h45
 
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Procédé sans séchage après le broyage, si la consommation d'énergie est contenue, cela peut être une très bonne solution.
D'autant plus que le compostage est relativement émissif avec des émanations de méthane (CH4) et protoxyde d'azote (N2O).

muscade | 16 janvier 2014 à 09h50
 
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Rien que le fait de trouver une valorisation aux déchets verts est déjà une très bonne chose.
Quand on voit ce que ça coûte et la place que ça prends en déchetterie ... et je parle pas de tous les dépôts sauvage de la plupart des paysagistes!

niko | 16 janvier 2014 à 10h56
 
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Mon expérience perso :
ce genre de garnulé n'est pas utilisable en chaudière pellets bois (5 mm PCI >5000 kWh/kg) car le taux de goudrons et de cendres est trop élevé (expérience vécue : j'ai failli mettre le feu à la trémie...pour des granulés RAGT de déchets de céréales!)

OK pour des chaudières conçues pour des copeaux avec une puissance importante qui permet de vaporiser l'humidité.

endergiepy | 16 janvier 2014 à 13h17
 
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Merci endergiepy, je me posais justement la question des émissions ...

On peut faire du combustible avec tout et n'importe quoi mais il y a tjrs la problématique des émissions

Terra | 16 janvier 2014 à 15h40
 
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Je me chauffe avec un poêle à pellets bois depuis 2 ans. Je doute que ces pellets avec un taux d'humidité important puissent convenir aux poêle des particuliers.Pour la consommation il faut compter 2 tonnes de pellets ( aux normes)annuel en moyenne pour une maison d'environ 100m2 en région nord-ouest. Le prix d'une tonne de pellets revient à environ 380 euros livrée ( dans un rayon de 20km).

geca | 16 janvier 2014 à 15h40
 
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Je ne suis pas très sur qu"écologiquement parlant ce soit une bonne solution, le compost (le bon) est une matière essentielle à la fertilisation des sols qui remplace bon nombre d'engrais chimique, il ne nécessite que très peu d’énergie pour sa fabrication, bruler même de façon détournée des fermentescibles n'est pas une bonne solution, et je ne suis pas non plus convaincu par les arguments du syndicat, cela ressemble plus à une bonne opération financière qu'a autre chose (dans le var beaucoup de professionnels brulaient leur déchets), cela va arranger beaucoup de monde .

lio | 16 janvier 2014 à 16h01
 
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Bonjour,
Responsable développement de la société ZETA, je vous apporte quelques précisions sur ce procédé innovant.
jeangeoju : En effet, il n'y a pas de séchage préalable puisque c'est le procédé lui-même qui sèche et granule en même temps. Ce procédé est breveté. Il y a évaporation de l'eau par frottement mécanique.
Les granulés produits sont normés selon la norme de référence EN14961-6.
geca : Les granulés ne sont pas humides (12%) mais ont un taux de cendres plus élevé que les granulés de bois du fait de leur composition. Pour une utilisation dans des poêles nous recommandons le poêle axxo.
endergiepy : ces granulés sont utilisables avec des chaudières polycombustibles de petite et de grande puissance. Il faut juste un décendrage adapté.
Du côté des émissions, nous sommes soumis aux mêmes limites que pour les granulés de bois ou les plaquettes.
Pour finir, nous traitons la partie ligneuse des déchets verts en laissant notamment les tontes pour la filière compost.

Nous apportons une alternative aux traitements des déchets verts qui prolifèrent et dont le brulage à l'air libre est interdit.
Les transformer en granulés permet de maitriser leur combustion dans des chaudières adaptées.
Les collectivités disposent ainsi d'une énergie bon marché et écologique pour leurs bâtiments et pour leurs administrés.

Nous sommes à votre disposition pour tous renseignements complémentaires : contact@zetapellet.com

ZETA | 16 janvier 2014 à 17h18
 
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Bonjour!
Intéressant comme article mais quid des agriculteurs qui avaient l'habitude de se servir (ou d'être servis) en broyat?? On n'en parle plus...
Dommage aussi de transformer du gazon en granule. Ce procédé plutot judicieux devrait être réservé aux résineux qui sont difficilement compostable. Il existe dans le Rhône de grandes plantations de sapins douglas qui ressemblent à des champs de bataille après les coupes à blanc, aucune valorisation des déchets, et retombées négatives sur l'écosystème. Y aurait-il possibilité d'y installer ce genre d'usine?

isabelleM | 16 janvier 2014 à 17h26
 
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Ce combustible sera de mauvaise qualité: en employant des déchets verts on sait qu'il contiennent encore beaucoup de sève chargée de minéraux et de matières organiques "légères" formant facilement des dérivés gênant (goudrons et produits irritants.
La granulation sans séchage laisse perplexe. Il est possible que lors de la phase de granulation on "essore" la matière et qu'il coule un jus biodégradable envoyé en station de traitement d'eau. Si c'est le cas cela améliore la qualité du granulé.
Enfin depuis quelques temps le chauffage au bois est décrié par des écologistes qui lui reprochent des émissions de particules fines et ultrafines. Je trouve cela excessif: les deux tiers de l'humanité emploient du bois pour se chauffer ou cuisiner....

ami9327 | 16 janvier 2014 à 18h31
 
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Voilà une merveilleuse solution pour que les composts pollués des TMB finissent dans les cimenteries et les incinérateurs comme les CSR.

incin | 17 janvier 2014 à 11h42
 
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Je suis d'accord avec incin et isabellem,ce procédé peut être intéressant pour des compost de mauvaise qualité et dans le cas de déchets sur des activités mal gérées ou dus a de mauvaises pratiques, donc une solution provisoire.
9327 ce n'est pas parce qu’on a fait des erreurs par le passé qu'il faut continuer!!
J'habite dans le var et je peux vous dire (du moins en bord de mer)qu'en matière d'écologie c'est le moyen age, ce qui compte c'est le business,ici le brulage est une tradition, professionnels et particuliers confondus, et je n'ai pas pour ma part constaté de baisse significative de ce genre de pratique(sauf été bien sur).
Les professionnels sont très nombreux (résidences secondaires) et les déchèteries pas assez nombreuses et mal entretenues pour faire face
aux besoins, cette solution(opportuniste) peut s'apparenter à une solution de facilité pour éviter de mettre en place un système performant de traitement et de recyclage des "déchets vert"

lio | 17 janvier 2014 à 12h18
 
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http://www.actu-environnement.com/ae/news/parc-cevennes-protocole-travail-centrale-biomasse-bois-gardanne-20409.php4
La centrale a biomasse de Gardanne avec ses 855 000 Tonnes par an de combustible végétal sera en concurence avec cet initiative locale.

ami9327 | 20 janvier 2014 à 00h55
 
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