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Actu-Environnement

Qualité de l'air : la baisse des vitesses en ville est à considérer au cas par cas

Alors que Paris étudie une baisse des vitesses sur son territoire, l'Ademe a passé en revue les exemples étrangers. Si l'amélioration de la qualité de l'air est au rendez-vous à proximité des voies rapides, la situation en centre urbain est variable.

  |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Selon les défenseurs de la mesure, la réduction des vitesses maximales sur les voies traversant les agglomérations permettrait de limiter la pollution de l'air. Cependant, l'effet positif sur la qualité de l'air fait polémique, surtout depuis que Bertrand Delanoë a soumis au Conseil de Paris une proposition visant à limiter à 70 km/h le boulevard périphérique, contre 80 km/h aujourd'hui, et à 30 km/h certains quartiers et grands axes parisiens.

Ces mesures ont soulevé l'ire des défenseurs des automobilistes, à l'image de l'Automobile club association (ACA) qui "rejette l'idée d'une généralisation des zones 30 à Paris et demande au Conseil de Paris de soumettre cette question pour avis aux électeurs".

Leur crainte ? Que "le concept des zones 30 [ne devienne] une nouvelle norme urbaine". Effectivement, la mesure est dans l'air du temps et séduit un nombre croissant de communes à l'image de la limitation à 70 km/h de la traversée du centre de Lyon (Rhône) par l'autoroute A7 et l'extension progressive de la mesure à l'ensemble des voies rapides du Grand Lyon, de la mise en place de zones à 30 km/h dans les centres-villes et les quartiers pavillonnaires de huit communes de Seine-Saint-Denis ou encore de l'extension de la zone 30 à la quasi-totalité de Strasbourg (Bas-Rhin), mesure proposée par la commune mais rejetée par referendum.

Pour autant, la limitation des vitesses réduit-elle vraiment la pollution atmosphérique ? L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a tenté de répondre à la question.

Effet de proximité

La logique semble imparable : la baisse de vitesse se traduirait par une baisse de la consommation de carburant du véhicule et donc des émissions de polluants primaires associées à la combustion du carburant. Reste que la réalité est bien plus complexe.

"Nous venons de réaliser un travail qui passe en revue les études relatives à l'impact de la vitesse automobile sur la qualité de l'air", explique Joëlle Colosio, responsable du Service de l'évaluation de la qualité de l'air, évoquant des résultats variables selon les vitesses et les axes routiers.

En introduction, la responsable de l'Ademe lance un avertissement : "en matière de qualité de l'air, l'efficacité de la mesure est souvent limitée à la proximité proche des zones de mise en œuvre". Pas de miracle à escompter, "la mesure doit s'inscrire dans une stratégie globale d'amélioration de la qualité de l'air".

La ville de Berlin illustre parfaitement cette approche, selon Joëlle Colosio. Après avoir interdit l'accès de la capitale allemande aux véhicules diesel les plus anciens, la municipalité envisage maintenant de réduire les vitesses de certains des axes présentant encore des dépassements des seuils réglementaires.

Effet positif sur voies rapides

Les choses se compliquent encore lorsqu'on évalue l'impact de la baisse des vitesses en fonction des voies auxquelles on applique la mesure. Selon les résultats de l'Ademe, la situation la plus claire concerne les voies rapides.

Sur ces voies, une baisse de 10 km/h de la vitesse maximale permet de diminuer jusqu'à 20% les émissions de d'oxydes d'azote (NOx), de particules fines (PM2,5) et de CO2, un gaz à effet de serre. Le succès de la mesure s'explique par le profil des émissions polluantes qui, à grande vitesse, associe une hausse de la pollution à l'augmentation de la vitesse des véhicules. Au-delà de 80/90 km/h le lien est établi et tout abaissement de la vitesse est donc bénéfique.

"C'est la situation la plus évidente", estime Joëlle Colosio, ajoutant que les stratégies de réduction de la vitesse sur les autoroutes urbaines vont dans le bon sens. Néanmoins, la spécialiste de la qualité de l'air attire l'attention sur le fait qu'en deçà du seuil de 80/90 km/h, l'efficacité de la mesure "est moins évidente et dépend des types de véhicules qui circulent (poids lourds, véhicules particuliers..). Dans tous les cas des campagnes de mesures spécifiques à chaque situation sont nécessaires pour évaluer l'impact de la mesure".

Question de fluidité

En ville, le passage de 50 km/h à 30 km/h permet d'obtenir "des résultats très variables voire contradictoires", explique Joëlle Colosio, avançant des évolutions allant d'une baisse de 10% à une hausse de 30% des émissions selon les polluants pris en compte et selon les études.

Dans les faits, l'amélioration de la qualité de l'air dépend surtout de la fluidité du trafic qualifiée d'"élément clé". Il s'agit en particulier de tenir compte de l'ensemble des obstacles qui peuvent dégrader la fluidité du trafic (dos d'âne, coussins berlinois, chicanes, etc…).

Ces résultats contrastés s'expliquent par le profil des émissions qui fait apparaître des émissions polluantes importantes de 0 à 50 km/h et en particulier en phase d'accélération. "Les moteurs ne sont pas adaptés pour de telles vitesses", rappelle la spécialiste qui fait état "d'émissions élevées de CO2, de NOx et de particules fines".

"Du point de vue de l'Ademe, la baisse des vitesses en ville, ne peut être qu'une mesure à la marge dont l'effet positif éventuel se limite à la proximité des zones 30", conclut Joëlle Colosio, rappelant que "l'Agence n'a de cesse d'appeler le développement de solutions de déplacement gagnant gagnant pour la qualité de l'air et le climat qui permettent la mise en place d'offres de mobilité large depuis les modes « actifs » (vélo, marche) jusqu'aux services à la mobilité multiformes (autopartage, covoiturage, etc…)".

Réactions17 réactions à cet article

 

Il y a longtemps que, si nos irresponsables politiciens l'avaient voulu, les voitures seraient moins gourmandes, mais c'était réduire la production pour Bercy de la vache à lait sur pneus

Utiliser l'argument "moins de mort parce que moins de mètres nécessaires pour s'arrêter », c'est se moquer de nous sur la base d'un des plus gros mensonges de l'insécurité routière, de ses employés et des associations complices.

Avez-vous essayer avec votre voiture de vérifier combien il vous faut de mètres pour vous arrêter à 30 et à 60 et à 60 à l'heure ? Sauf erreur, c'est moins que ce qu'on nous raconte et que nous avalons grégairement

Inutile d'avoir fait Polytechnique pour comprendre que de nombreux paramètres jouent quand on doit freiner et que à UN centimètre près non seulement on touche ou on touche, mais encore on touche gravement ou pas.

Enfin l'accidenté est parfois le premier coupable.

PS. Le code de la route est à ré-écrire en ayant toujours évidemment le souci de la sécurité bien , mais aussi en limitant la consommation inutile de temps, de carburant polluant et donc d'argent.

Moins de morts et de grands blessés, ça réduit le PIB. Pas bon çà pour la France. En étiez-vous conscients ?

Sprikritik | 13 novembre 2012 à 07h01
 
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Votre acharnement contre la voiture et la vitesse est juste révoltant. La question est: est-ce que de rouler à 30 est bénéfique? La réponse est NON. Le régime idéal des moteurs est situé entre 50 et 55 km/h. Cela n'a pas changé et c'est physique, ça ne changera pas pour les moteurs thermiques. Les zones 30, surtout celles avec des chicanes sont bien pires: chaque ralentissement et chaque accélération "coûte" très cher en termes de CO2. Mais ça n'entre pas dans votre logique plus autophobe qu'écologique. À Graz, le bilan est NEGATIF. 20 ans d'obsession contre la vitesse, résultats: augmentation de la pollution, ralentissement du trafic en relation directe avec le ralentissement de l'activité économique (moins 13'000 emplois!), rallongement du temps perdu dans le trafic, diminution de la part des mobilités abusivement appelées "douces", quasi aucune influence sur le volume de trafic, diminution de ....3 accidents (0,1 %!!!) en 20 ans! Seul point "positif", l'utilisation massive de la répression! Merci la qualité de vie!

À quand une vraie attitude écolo? Arrêter un camion pour laisser passer un piéton qui ne perdra pas un gramme d'énergie pour 3 secondes de perdues? Arrêter le camion provoque des particules de freins et de pneus (certes en quantité infinitésimales, mais c'est un tout, c'est global, non?), puis redémarrage qui nécessite beaucoup d'énergie et donc d'essence! Attaquez-vous donc plutôt aux industries et aux chauffage, responsables de 80% des émissions de CO2!

mobilitant | 13 novembre 2012 à 08h10
 
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Il est évident que l'émission dépend du régime du moteur. Pour un cas typique d'une voiture roulant en 4ème vitesse à 70 km/h, le nb de tours (et le rendement du moteur) sera très similaire à celui de la même voiture roulant à 90 km/h en 5ème, mais avec une émission en principe plus élevée à 70 km/h, car le véhicule reste plus de temps sur la route...

M | 13 novembre 2012 à 09h19
 
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À qua Arrêter un camion pour laisser passer un piéton qui ne perdra pas un gramme d'énergie pour 3 secondes de perdues? Arrêter le camion provoque des particules de freins et de pneus (certes en quantité infinitésimales, mais c'est un tout, c'est global, non?), puis redémarrage qui nécessite beaucoup d'énergie et donc d'essence!

Et c'est déjà vrai pour une voiture. La priorité aux piétons n'est pas toujours intelligente

Selon sa position et sa direction le piéton "déguste" ce que vous dénoncez à très juste titre.

Et si la piétonne pousse une voiture d'enfant, il y a un second "bénéficiaire" :-(

Sagecol | 13 novembre 2012 à 09h43
 
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Bien entendu ce type de mesures pour la qualité de l'air doit être évalué en prenant en compte tous les impacts positifs annexes. Vous avez souligné son effet catalyseur concernant le développement des modes actifs (vélo et marche) qui offrent la possibilité d'exercer une activité physique minimum. Activité qui a un impact plus que significatif sur la santé et donc le bien-être et la réduction des coûts. Mais il faut aussi souligner la baisse des nuisances sonores car ce sont les frottements qui génèrent plus de bruit que les moteurs. Ou, encore un effet positif concernant l'émergence des véhicules hybrides favorable au développement de technologies de pointes car le mode électrique sera plus sollicité...
Au-delà de la qualité de l'air, la généralisation des "zone 30" est à la fois un levier économique favorable mais aussi un outil de maîtrise des coûts.

Jérôme | 13 novembre 2012 à 09h51
 
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Discussions politiques interminables entre personnes souhaitant surtout pas changer quoi que ce soit.
C'est pourtant très simple. Il faut favoriser fortement les plans de circulation des transports en commun non polluants. Lorsque je vois la voie express Georges Pompidou saturée tous les matins et polluant tous les gens qui habitent rive droite de la seine. Il suffit simplement de mettre un tramway électrique à la place et de virer cette route. Le bénéfice sera immédiat. En plus il faut évidemment taxer tous les conducteurs (de province) de diesel et véhicules non 100% électrique qui viennent polluer la capitale. Enfin augmenter les taxes sur le diesel bien plus que sur l'essence est une évidence lorsqu'on connait le pouvoir cancerigene du diesel.
Toutes ces discussions inutiles sont un refus d'action réelle.

arthur duchemin | 13 novembre 2012 à 10h06
 
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Monsieur Duchemin souhaite taxer tous les conducteurs de province qui viennent polluer la capitale ?
Voici une bonne idée, surtout si la réciproque est vrai !
Quel gain appréciable pour nous provinciaux, de la place sur nos plages, nos montagnes, nos campagnes....

Enfin, vous m'avez fait bien rire, c'est déjà ca

Pascal | 13 novembre 2012 à 12h05
 
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Il est toujours intéressant de lire la position de ceux qui défendent le maintient de la vitesse en tout lieu mais qui sont les premiers à se révolter quand un automobiliste circule à grande vitesse dans la rue de leur habitation.
Je partage l'avis de Jérome ci-dessus.
La qualité de l'air est un chose, la tranquillité et la sécurité des riverains en est une autre. Ras le bol de trembler chaque fois que mon fils prend son vélo ou de vivre toutes fenêtres fermées.
Le bruit de roulement augmente sensiblement avec la vitesse donc 30Km/h généralisé est la bonne solution. Que les excités du volant se calment et la vie de chacun n'en sera que meilleure. POINT.

Pierre | 13 novembre 2012 à 14h51
 
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Ne pas confondre, SVP, le maintien de la vitesse en tout lieu et des vitesses légales intelligentes basées sur la VMC (vitesse moyenne constatée).

Permettre, pas imposer, le 60 au lieu du 50,le 105 au lieu du 90, le 130 au lieu du 110 et le 150 (maxi) au lieu du 130, serait souvent une bonne mesure réaliste.

Un certain nombre de gens se déplacent pour rendre service et ne pourraient pour ces services prendre les transports en commun. D'autres, en campagne, voire en ville, n'ont pas d'autres moyens efficaces que la voiture

Le bruit fait par les voitures dans les oreilles des riverains est certes à prendre en considération. Mais je suis toujours étonnée de constater le nombre de maisons neuves qu'un particulier fait construire aussi sur les artères les plus passantes des communes plutôt rurales ou semi-rurales

Odile | 13 novembre 2012 à 17h22
 
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Il aarait qu'il va y avoir 1.5 millions d'habitants en plus! C'est déjà le chaos, après ce sera le KO:

Dans combien de temps partez vous tous de PARISet de l'ILE DE FRANCE pour votre bonne santé?
merci encore à Mr Beaupin

audaces | 13 novembre 2012 à 19h18
 
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Dans cet échange à l'origine sur la qualité de l'air, il faut rappeler que la vitesse a un rôle prépondérant dans la consommation par kilomètre parcouru, il est donc impensable d'augmenter les vitesses. Faut-il rappeler notre dépendance fort couteuse à l'énergie ou encore le non respect des normes européennes concernant, entre autres, la pollution de l'air.
L'interprétation de la vitesse légale intelligente, semble dangereuse. D'abord parce que le code de la route sert de base et doit être respecté, ensuite parce que si chacun se référence à la VMC, il n'y aura que la capacité de nos véhicules pour plafonner la vitesse. De plus les écarts de vitesse entre véhicules sont un facteur supplémentaire de risque. Il faut aussi rappeler que les limites de vitesse sont des plafonds... il faudrait donc toujours être en dessous.
A l'époque où beaucoup d'espoir sociétaux étaient mis dans le grenelle de l'environnement, avant qu'il ne se solde à une armada de Crédit d'Impôt dispendieux, l'une des propositions efficaces étaient d'abaisser la vitesse sur autoroute à 120km/h voire 110...

Jérôme | 13 novembre 2012 à 22h44
 
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@Jerôme "Au-delà de la qualité de l'air, la généralisation des "zone 30" est à la fois un levier économique favorable mais aussi un outil de maîtrise des coûts."
Mais combien d'inepties à la phrase a t'on le droit? Les études "neutres" ou sérieuses et le bon sens le constatent: les zones 30 AUGMENTENTla pollution... Levier économique les zones 30? Pardon, mise à part les équipementiers routiers, cela provoquent des pertes de temps, d'énergie et tuent l'emploi! Graz à PERDU 13'000 emplois depuis la mise en zone 30. À Bruxelles, depuis que le Pentagone est en zone 30, les entreprises du tertiaires fuient le centre-ville car leurs employés et leurs clients ne peuvent plus venir travailler ou commercer sereinement. Ces entreprises partent pour le quartier de l'aéroport! Un comble car l'offre en transport public est dérisoire, mais les places de parcs nombreuses!On rend "calme la ville" alors que c'est absurde, une ville vit et bouge! À Bruxelles, les transports publics sont gratuits pour les retraités et le "calme" arrive, les entreprises, productrices de bruit et de travail s'en vont! Quel magnifique projet: un immense home pour personnes âgées! On paralyse non seulement les grands boulevards pour les voitures, mais, et c'est là le principal problème de certains de ces écolos dogmatiquement aveugles, dans chaque voiture il y a surtout au minimum un humain!Un client, un travailleur, un patron, un parent, un sportif! Ouvrez votre esprit!

Mobilitant | 13 novembre 2012 à 23h36
 
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@Pierre "La qualité de l'air est un chose, la tranquillité et la sécurité des riverains en est une autre. Ras le bol de trembler chaque fois que mon fils prend son vélo ou de vivre toutes fenêtres fermées.
Le bruit de roulement augmente sensiblement avec la vitesse donc 30Km/h généralisé est la bonne solution. Que les excités du volant se calment et la vie de chacun n'en sera que meilleure. POINT."

Je n'ai jamais tremblé ni ne veut trembler pour mes enfants. Je les ai ÉDUQUÉS sans compromis: la route n'est JAMAIS sûre et n'est PAS une place de JEU. Quant au bruit, laisser moi rire. On écoute la TV, la radio, l'Ipod, on est actif! Si vraiment cela pose un problème, on choisi un autre environnement! Pire, comme déjà expliqué, une vraie zone 30, avec chicanes et tout le tralalala, PROVOQUE plus de bruit avec les arrêts, les ralentissements et les accélérations que cela sous entend. Sans parler de l'utilisation éventuelle d'une vitesse (boîte à vitesse, pas celle en km/h..) inférieure. Il existe par contre des revêtements bitumeux qui diminuent de MOITIE les émissions sonores, pas juste entre 0,9 à 2,5 db comme à Graz (reste que cette diminution est plus probablement due à l'amélioration continue des véhicules, de toute façon même pas perceptible par l'oreille humaine...) Résultat inattendu de ces revêtements (exemple proche de chez moi à Bassecourt): la rue est devenue plus dangereuse car on n'entend plus les voitures et on traverse sans regarder! Bravo?

mobilitant | 13 novembre 2012 à 23h47
 
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Pour Jérome

Il y a plusieurs grosses incohérences et dans le code de la route et dans le discours de l'Insécurité routière et de ses employés et autres adulateurs

Un exemple les ronds-points qui pullulent aussi parce que ça fait gagner des primes aux fonctionnaires de la DDE. La façon intelligente de les gérer dépend du diamètre du terre plain central.

Une loi devrait obliger les véhicules agricoles à laisser passer en serrant à droite dès que possible et à ne pas circuler aux heures de pointe.

La VMC c'est la vitesse moyenne constatée au vue de la conduite instinctive de la majorité des conducteurs qui ne sont pas des chauffards

Instinctivement sur une route bien droite non urbaine peu fréquentée on a tendance à rouler à 100-105 sans mettre en danger la vie de personne a fortiori si c'est un dimanche matin

L'intelligence c'est aussi l'adaptation

A quoi ça rime de respecter une zone 30, après avoir fait inévitablement un peu de bruit en franchissant le "gendarme couché" si elle est uniquement justifiée par une école à 18 H et plus ou le dimanche ?

Suggestion au passage : il serait grand temps d'imposer un phare bleu permanent au cul des voitures sans permis.

Etc.

Odile | 14 novembre 2012 à 09h41
 
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@Jérôme Dans cet échange à l'origine sur la qualité de l'air, il faut rappeler que la vitesse a un rôle prépondérant dans la consommation par kilomètre parcouru, il est donc impensable d'augmenter les vitesses....

Impensable d'augmenter la vitesse! Mais c'est justement ce Talibanisme pseudo-écolo qui est inadmissible!

Vous êtes obnubilé par la vitesse et vous voulez imposer votre extrèmisme à la société, c'est une dictature écologique nous attend! Vous dites ensuite " il n'y aura que la capacité de nos véhicules pour plafonner la vitesse. " C'est juste mensonger. J'habite un village où la limitation est à 50, mais je ne roule quasiment jamais à 50. Je roule selon les CONDITIONS. En Autriche, pendant 3 mois il ont fait un test avec une limitation à 160 km/h. D'abord les taliban écolos ont crié à l'hécatombe, au pousse-au-crime, tout juste pas au crime contre l'humanité. Résultat: PAS UN accident durant tout le test. Et résultat sur la vitesse? Augmentation moyenne de la vitesse des usagers est passée de 141 à 145 km/h! Seuls 15 % des automobilistes ont atteint ou dépassé la limitation. Bon Dieu l'humain est responsable et est parfaitement capable de jugement! On est pas des "animaux fous avides de vitesse" prêts à mourir pour l'adrénaline! Pas besoin de limitations aussi arbitraires, ridicules et surtout particulièrement inutiles. Les avancées technologiques sont bien plus performantes que n'importe quelle limitation! Arrêtez d'opprimer la population active. POINT.

mobilitant | 14 novembre 2012 à 10h49
 
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Odile,
Je suis de votre avis sur l'ensemble des points cités et aussi sur la non exhaustivité de cette liste dont la prise en compte permettrait de nombreux progrès et notamment en terme de qualité de l'air. Cependant, la vitesse accroît les besoins en énergie (peut-être que "mobilitant" devrait faire un essai à l'aide d'un vélo à différentes vitesses. Cela lui fera sûrement du bien et limitera les risques pour lui comme pour les autres) et les zones 30 qui sont un cas particulier car les voitures ne sont pas faîtes pour rouler à ces vitesses, ont des conséquences globales postives malgré la contrainte pour ceux qui ne peuvent pas éviter ces chaussées que ce soit en auto ou en se reportant sur un autre mode de déplacement.
Il ne faut pas croire que j'aime passer sur un dos d'âne mêm à faible vitesse et que je trouve que l'essence n'est pas chère.
D'ailleurs, une solution qui pourrait mettre tout le monde d'accord ne pourrait-elle pas être que le prix de l'énergie intègre l'ensemble des coûts (production, commercialisation, environnementaux, sanitaires...) ? Il n'y a aucune raison que le mode de vie d'une partie de la population ait des impacts négatifq sur l'ensemble de celle-ci même à l'autre bout du monde.
Merci pour votre échange.

PS : Ayant parcouru les lignes de "mobilitant", je ne pense pas que le forum soit "modéré". J'annule donc les suivis de message.

Jérôme | 14 novembre 2012 à 16h28
 
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Je suis surpris qu'il existe encore des défenseurs du tout voiture.
Ces travers sont maintenant bien connus... c'est un mode de déplacement très inefficace en milieu urbain et même périurbain surtout quand on considère les coûts associés.
Coûts directs pour le propriétaire (300 euros par mois en moyenne tout compris) auxquels il faut ajouter les coûts d'entretien du réseau routier payés par les taxes et impôts, ainsi que les coûts indirects (externalités) notamment les coûts de santé (maladies respiratoires infantiles et décès prématurés...)
Quand on cumule l'ensemble de ces coûts, et que l'on considère le taux horaire auquel on est rémunéré, on en déduit la durée passée à payer ce mode de déplacement... en divisant la distance parcourue par cette durée, on obtient la vitesse réelle de son véhicule...
Elle ne dépasse guère les 11 à 14 Km/h soit la vitesse d'un cycliste...
Et quand on sait que 50% des déplacement en milieu urbain font moins de trois kilomètres, on voit que le vélo est un moyen de transport plus efficace pour l'essentiel de nos concitoyens qui sont valides et en âge de pédaler (7 à 67 ans).
Mais la voiture est souvent plus affaire de passion que de raison... comme risque de le prouver les réactions à ce message.

Sincères salutations citoyenne

Fabien | 15 février 2013 à 21h24
 
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