autant S.E Monsieur le Ministre Rahmani, Ministre algérien de l'Environnement, que Monsieur Klaus Toepfer, Directeur Executif du PNUE, soulignent le même constat à savoir que cette dégradation du sol n'est provoquée que par les interventions de l'homme; non pas dans les pays en émergence seulement , mais sur l'ensemble des continents. D'un autre côté, le slogan retenue pour la JME en 2006 est : "Ne desertez pas les zônes arides". Cette dichotomie par conséquent consistant à rechercher une sédentarisation dans les zônes arides de l'homme lequel pourtant porte principalement atteinte à l'équilibre fragile pédologique et même de la nature (faune et flore) appelle:
1- Une volonté polotique de tous les Etats,
2- La mise en place d'un vaste programme d'information, vulgarisation et formation non pas à l'échelle des séminaires uniquement certes nécessaires mais souvent inaccessibles aux communs des mortels, mais dans le terroir et parmi les populations résidentes. A ce sujet, je souhaiterai rappeler que la mécanisation de l'agriculture algérienne dans les année 70 en particulier et en particulier dans les zônes steppiques et sub steppiques, a eu des conséquences que l'on connaît actuellement en termes de dégradation des sols et d'exploitation des potentialités locales.
3- Sédentariser les authoctones et davantage repeupler ces zônes desertiques et parallèlement restreindre ou mieux faire cesser leurs actions "affligeantes" pour l'environnement nécessitera de trouver les voies et les moyens pour leur permettre de rentabiliser bien évidemment légitimement leur présence sur les lieux. Une simple étude socio économique comparative de l'exprience algérienne en matière d'agronomie saharienne dans, par exemple la zône de Ain Ouassara, Adrar et Biskra permettra sans aucun doute de parvenir à une aide à la décision utile.
4- A ma connaissance et sans aucune prétention il est réputé que la nappe alfatière algérienne est l'une des plus importantes au monde. Pourtant, les recherches sur son exploitation rationnelle et principalement sur la facilitation (ergonomie) de la récolte sont rarissime du fait qu'il n'y a aucune offre d'équipement pour ce faire. J'ai moi même fait quelques tentative dans ce sens mais mes moyens personnels très limités m'ont contraint à l'abandon.
S'agissant de l'association "reboiser le désert" dont traite Monsieur Daoud (je voudrai bien en obtenir la documentation) n'est ce pas là une entreprise, merveilleuse sans nul doute, mais aussi combien ambitieuse en termes de coûts et de temps. L'urgent , le plus urgent est pour l'heure de faire cesser l'avancée des sables.
De mon observation personnelle (qui peut ne pas être exacte) dans la région de Bou Saâda, les dunes s'arrêtaient vers 1980/82 à la sortie nord de la ville vers Oued Maïtar. Actuellement elles se retrouvent jusqu'à Ain Lahdjel à 65 Km plus au nord et certains indices permettent d'observer leur formation entre Ain Lahdjel et Sidi Aissa (25 km plus au nord). De plus la mise en défend des zônes steppiques depuis les années 1970 n'a pas protégé au delà de l'intention les parcours. Pire encore, cette surexploitation des parcours n'a même pas servi pour une amélioration du cheptel ovin en particulier. Et au jour d'aujourd'hui trouver une brebis samiâ devient une véritable expédition! Je ne suis pas moi même éleveur mais mon père l'était dirant plus de 80ans de sa vie et il m'en parlait avec désolation
Je parle ici de mon pays l'Algérie, mais je pense qu'il s'agit du même constat pour la majeure partie des déserts du monde. Et ceux ci ne nourrissent plus leurs hommes.
Je vous remercie et je tiens à vous signaler qu'il ne s'agit là que d'un point de vue tout à fait subjectif et sans aucune prétention encore une fois
Message déposé par Brahim le 11/04/2006