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Il existe environ 1.000 aires marines protégées (AMP) dans le monde qui permettent de protéger la biodiversité et d'assurer une gestion de la pêche à l'intérieur de leurs limites. Pour définir leur taille et leur espacement, les scientifiques se basent sur l'échelle spatiale à laquelle les larves de poissons marins peuvent se disperser dans les océans. Mais l'absence de connaissances précises quant à la distance sur laquelle s'effectuait cette dispersion rendait difficile la mise en place d'une gestion spatialisée des ressources marines. Une équipe de chercheurs composée d'Américains, d'Australiens et de Serge Planes du Centre de Biologie et d'Écologie Tropicale et Méditerranéenne (CNRS/Université de Perpignan/École Pratique des Hautes Études) s'est penché sur la question.
Jusqu'à présent, la phase larvaire des poissons marins était considérée comme une phase de dispersion dans les océans mais les travaux de ces chercheurs remettre en cause ce concept. Leur travail montre en effet que près de 60% des larves d'une cohorte revient coloniser les récifs dont ils sont issus. Si ce phénomène de « homing », totalement inédit pour les larves de poissons, se généralise à d'autres espèces, les chercheurs suggèrent, propositions à l'appui, qu'il serait important de revoir les concepts de mise en place des AMP en intégrant ce processus biologique dans les stratégies de conservation des espèces. Ce travail a fait l'objet d'une publication dans Science*.
* Science 4 May 2007:
Vol. 316. no. 5825, pp. 742 - 744
DOI: 10.1126/science.1140597
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