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Dans le cadre de la première Conférence américaine sur les biocarburants qui a pris fin le 11 mai, l'ancien vice-président américain Al Gore a déclaré vendredi à Buenos Aires (Argentine) que le réchauffement climatique est la crise la plus dangereuse à laquelle nous devons faire face en tant que civilisation. Al Gore a fait la démonstration de la réalité du réchauffement climatique en s'appuyant sur des exemples forts et des images chocs de fonte des glaciers ou de banquise, a indiqué l'AFP . La glace des pôles est en train de fondre avec pour conséquence à venir une hausse du niveau des mers. Or, si ce niveau augmente d'un seul mètre, la planète comptera 100 millions de réfugiés en plus; avec six mètres, ils seront 400 millions, a expliqué M. Gore.
L'ancien vice-président a souligné l'urgence morale à le combattre : Si nous permettons que tout cela se produise, ce sera alors la décision la plus immorale et contre l'éthique jamais prise dans l'histoire de l'humanité (…) Le réchauffement climatique n'est pas un problème politique, c'est un problème moral, un problème de survie, a-t-il déclaré. Al Gore a précisé qu' il n'était pas trop tard pour en venir à bout, à condition de faire preuve de volonté politique : Il n'y a aucune incompatibilité entre l'économie et la défense de l'environnement. Tous les moyens sont à notre disposition pour inverser la tendance, à l'exception de la volonté politique. Invité d'honneur à cette première conférence sur les biocarburants du continent, M. Gore a indiqué que les biocarburants pouvaient être une partie de la solution du problème, d'après l'AFP, à condition qu'ils soient développés avec prudence en évitant par exemple déforestation et tensions sur les prix des produits alimentaires, a-t-il averti.
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