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Parité réseau du photovoltaïque : du rêve à la réalité

Antoine Nogier, président de Sun'R, nous propose un Avis d'expert sur l'imminence de la parité réseau du photovoltaïque en Europe et les derniers réglages nécessaires avant la grande révolution énergétique.

Avis d'expert  |  Energies  |    |  Actu-Environnement.com

Le graal de la parité réseau du photovoltaïque est en train de devenir une réalité en Europe mais alimente des controverses interminables. Que signifie donc « la parité réseau ? » : des réalités complexes, qu'entretiennent par un flou savant les adversaires déclarés des énergies renouvelables.


S'entendre sur la notion de parité réseau

On peut retenir une définition qui obtiendra je l'espère un consensus général : le photovoltaïque  aura atteint la parité réseau lorsqu'il sera à même de contenir – vis-à-vis d'une autre énergie qui serait proposée en alternative – le coût moyen du kWh.

Il s'agit donc d'analyser si le développement d'infrastructures photovoltaïques est à même de coûter moins cher au total à la collectivité dans l'avenir que le développement d'une énergie alternative, par exemple nucléaire ou au gaz.


Intégrer les prix et externalités

Cette analyse pose plusieurs postulats, qu'il serait impossible de décrire en totalité ici, mais dont les plus importants sont les suivants :

1. d'une part, il s'agit d'intégrer le coût de la technologie indépendamment des éventuels tarifs de soutien, qui sont des prix et des mécanismes destinés à donner à un instant T une visibilité sur une filière.

2. d'autre part, il faut intégrer dans l'analyse l'ensemble des externalités procurées par telle ou telle technologie : ainsi le coût de l'intermittence du photovoltaïque doit être intégré en tant que tel car il suppose que soient associées, lorsque le soleil ne brille pas – des capacités additionnelles (stockage, centrales à gaz) quand bien même le mécanisme actuel de marché n'intégrerait pas ces externalités.

Réciproquement, d'autres externalités comme la modification des infrastructures de transport et de distribution impliquées par telle ou telle technologie, le temps de déploiement de ces technologies, la capacité à maîtriser leurs coûts, les risques sur la santé ou l'environnement (CO2, déchets nucléaires) sont également à prendre en compte et peuvent être, dans une certaine mesure, quantifiés.

3. enfin il faut faire fi des capacités actuelles installées, quelles qu'elles soient, et se contenter de décrire un système énergétique nouveau dans lequel seraient comparées différentes technologies de production, installées en plus ou en remplacement des technologies en place.

Cela tombe bien car la France qui a décidé de réduire progressivement à 50% sa production d'origine nucléaire d'ici 2025 (contre près de 80% actuellement) doit obligatoirement réfléchir à mettre en place de nouvelles capacités de production.

Ainsi comparer le coût de revient actuel des centrales nucléaires (de 30 à 50 €/MWh) avec le prix d'achat de revient des centrales photovoltaïque n'a absolument aucun sens et est trompeur : on confond neuf et ancien, prix et coût. C'est pourtant l'erreur reprise si souvent par certains journalistes, sous l'influence de certains grands groupes de pression ou certaines corporations.

D'autres considérations comme l'inflation des coûts de combustible par leur raréfaction (et donc le coût actualisé de l'énergie sur une longue période) sont également des paramètres clés dans l'évaluation de la parité de telle ou telle filière.


Le nucléaire est plus cher que prévu

Sous cet angle, le photovoltaïque est sur le point d'atteindre la parité avec le nucléaire, si ce n'est déjà le cas. Il se trouve que les expériences malheureuses des EPR en construction ou en projet nous permettent d'avoir une indication claire sur son coût réel.

Ainsi la Cour des Comptes a estimé en début d'année le coût du kWh issu de l'EPR à environ 90 €/MWh, et ceci avant que de nouveaux dérapages (sur Flamanville) ne viennent aggraver son analyse. Récemment, EDF a tenté d'arracher au gouvernement anglais un prix de 120 à 150 €/MWh pour un éventuel nouvel EPR qui serait construit outre manche.

Il semble ainsi que le coût de revient du MWh « EPR » soit en réalité situé entre 100 et 120 €/MWh. Il ne fait aucun doute par ailleurs que ce coût ne diminuera pas (bien au contraire) dans les années qui viennent en raison du renforcement des normes de sécurité, de la raréfaction du combustible, ou encore des difficultés croissantes posées par le stockage de déchets ou le démantèlement de ces centrales après 40 ans.


La parité réseau est imminente pour le photovoltaïque

En ce qui concerne le photovoltaïque, le gouvernement tente actuellement de diminuer le tarif de base du photovoltaïque, en le ramenant de 112 € à 84 €/MWh du seul fait que certains producteurs commencent à déposer des dossiers à ces tarifs là. Outre la preuve évidente que décidément certaines corporations cherchent par tous les moyens à tuer le photovoltaïque, c'est bien là le signe que le prix de revient du MWh photovoltaïque a d'ores et déjà atteint les 100 €/MWh dans certaines régions du sud de la France.

Intégrons maintenant certaines externalités. L'Agence Internationale de l'Énergie a récemment évalué le coût de l'intermittence des énergies renouvelables entre 5 et 15 €/MWh. C'est donc une donnée qui vient s'ajouter aux 100 €/MWh évoqués et soutient parfaitement la comparaison avec les 100 à 120 €/MWh de l'EPR.


Pas de dérapage budgétaire dans le solaire

Cette fourchette de 5 à 15 €/MWh est sans doute sous évaluée – dirons certains – si le photovoltaïque se déploie massivement et oblige l'ensemble des infrastructures de transport et de distribution à évoluer radicalement. S'est sans doute vrai, à la nuance près que si nous nous plaçons dans un horizon de fort taux de pénétration des énergies intermittentes dans le réseau – ce qui est loin d'être le cas actuellement – il faut alors refaire l'analyse en intégrant les perspectives de baisse du coût du photovoltaïque qui sont considérables. Le CGEDD estime à ce titre que celui-ci devrait encore diminuer de 30% dans les 4 à 5 ans qui viennent. Nous voilà ramenés à un coût total – intermittence comprise – à 85 €/MWh, et 100 € si l'on double à 30 €/MWh le coût de revient de l'intermittence qu'il génère.

Ajoutons les autres externalités du nucléaire : actuellement les délais de construction d'une tranche nucléaire ne sont pas maîtrisés comme les coûts ne le sont pas non plus. Il faut entre 10 et 15 ans pour décider de lancer une tranche nucléaire, choisir le site d'implantation, construire, et commencer son exploitation.

Inversement, il n'existe aucun exemple de dérapage de coût ou de délai dans le développement du photovoltaïque. Bien au contraire, tous gouvernements ont été pris de court par l'ampleur des diminutions de coût, et par l'importance du rythme d'installation sur leur sol. Les allemands comme les italiens construisent chaque année, sans qu'une instance suprême ne le planifie, l'équivalent en énergie d'un nouveau réacteur nucléaire. Qui peut proposer une telle efficacité ? Aucune technologie, qu'elle soit nucléaire ou thermique.

Ajoutons enfin le coût de la tonne de carbone évitée (ou de déchet nucléaire évité) et l'on aura compris que le photovoltaïque est une solution qui va nécessairement participer dans l'avenir à contenir l'augmentation inévitable et dramatique des prix de l'énergie électrique, qui sera tirée par le prix du gaz, du pétrole, et par les répercussions inéluctables des vrais prix de l'énergie nucléaire.


Il ne reste plus qu'à gommer les effets de l'intermittence

Le développement du photovoltaïque doit cependant être accompagné par une série de mesures si l'on veut qu'il remplisse ces objectifs. La tarification du solaire doit être intégralement repensée afin de pousser les producteurs à devenir « intelligents » : comprendre leurs impacts sur le réseau, stocker l'énergie, coupler leur production avec des unités d'énergie non intermittentes afin de minimiser leurs impacts.

Par ailleurs il serait temps d'annoncer aux français que le prix de l'énergie est amené à augmenter fortement, non du fait des énergies renouvelables, mais avant tout et surtout du fait de la nécessité de renouveler d'ici 20 ans une partie importante du parc nucléaire, dont le coût a par ailleurs été sous-évalué dramatiquement par le lobby nucléaire.

Avis d'expert proposé par Antoine Nogier, Président de Sun'R.

Réactions29 réactions à cet article

 

Au départ il y a une obligation d'achat par EDF . EDF achète du courant à 49 c€, 30 c€,8c€, etc...issu des énergies renouvelables officielles puis elle le revend par exemple à ses concurrents, entre 4 et 5 c€. Ensuite lorsqu'on ajoute le coût du transport et des taxes, le kWh arrive chez particulier lorsqu'il le souhaite, quelque soit la vitesse du vent et l'ensoleillement à 12 c€. EDF paye bien pour le rachat forcé.

Il est normal qu'EDF reçoive de l'argent de l'état, en compensation.

Ce n'est pas un cadeau malheureusement la CSPE n'a jamais couvert le surcoût.

Donc EDF perd de l'argent à cause du PV.

Berthier | 16 janvier 2013 à 19h18
 
 

Bon je veux bien que vous trafiquer les chiffres mais ne trafiquer pas mes propos . lire exactement ce que dit la cour des comptes ..je n'ai jamais dit qu'elle se trompait ..

EDF ne paye rien pour le ENR c'est la CSPE et l'etat vient encore de lui fair un tres gros cheques .. et EDF et ses filiales recupere directement 75% de cette CSPE dedie au photovoltaique .. justement ceux qui ont profite de cette bulle economique ..

Je vous laisse relire mes autes posts pour le reste ..

Regismu | 16 janvier 2013 à 14h23
 
 

à Georges, EDF a provisionné des sommes pour le démantèlement et elle continue d'en provisionner. Comme elle paie pour le combustible, son retraitement et son stockage. En revanche EDF n'a pas répercuté totalement le surcoût des renouvelables sur nos factures d'électricité.

à Regismu : Le PV a été racheté depuis 2008 pour le particulier, c'est à dire le marché des artisans que vous évoquez, entre 48 et 60 centimes d'euros. Le coût de production du nucléaire actuel est de 5 centimes d'euros. Prolonger le parc historique et construire les 28 EPR dont nous avons besoin ferait monter le kWh entre 6 et 7 centimes. Il y a bien un facteur 10. Ce qui coûte en transport d'élecricité, c'est le réseau local, c'est à dire ERDF pas le réseau haute tension RTE. Pour échanger localement, le PV a besoin d'ERDF, le PV a besoin de RTE pour évacuer les pointes estivales.

Vous semblez bien sûr de la durée de vie vos onduleurs, dans le nucléaire, on est toujours prudent, et vous,vous avez cité une durée de vie maximale. Je ne vois pas comment nous pourrions être en retard avec les allemands puisqu'on ne produit pas d'onduleur et vous faites importer les mêmes produits.

Vous dites que la Cour des comptes se trompe, mais vous n'êtes pas capable de proposer une fourchette pour le prix du kWh issu de notre parc nucléaire sur sa durée de vie. Les chiffres seraient tronqués dites vous, indiquez donc ce que la Cour des Compte n'a pas pris en compte.
Elle a évoqué des incertitudes sans conséquence

Berthier | 16 janvier 2013 à 14h00
 
 

je ne voulais pas repondre mais je tente encore une fois ..c'est moi qui choisit les rapports de la cour des comptes.? .
vous n'avez pas repondu à mes questions et vous dites me lire ?
cherchez un peu ...qu'est ce que vous voulez faire comme entretien sur des modules ? des onduleurs qui ont 20 ans et qui produisent il y a des temoignages ..cherchez les ..en Suisse ou en Allemagne car en France on a ..20 ans de retard

dites moi ce qui coute 10 fois plus cher ? en prenant des chiffres tronques au depart ( voir la cour de comptes .. ils se trompent eux aussi .. ) . .etc ....etc ...

Regismu | 16 janvier 2013 à 11h53
 
 

Regismu, je regrette, je réponds avec des bilans globaux. Je vous ai donné le chiffre global des investissements dans le nuc, et son avantage économique. Les dérives de Brennilis, ou de l'EPR ne changent pas ce bilan très favorable. Vous ne retenez de la Cour des Comptes que certains passages, que vous interprétez.

Vous mentez lorsque vous dites que la région Bretagne voudrait se passer de centrale à gaz pour installer que des ENR, le gaz est le complément naturel des ENR pour palier leur intermittence. Benjamin Dessus lorsq'il présente son scénario de sortie du nucléaire le précise clairement.

Fermer des entreprises qui ont des bons de commandes plein de produits 10 fois plus cher que le marché, ce n'est qu'une correction normale. La CSPE actuelle ne permet d'éponger le coût des renouvelable, il faudrait monter à 0.85 centimes d'euros du kWh : 2 à 3 milliards sur un marché de 35 milliards et si on n'avait pas arrêté ce serait pire. Les panneaux n'auraient pas besoin d'entretien pendant 35 ans ? c'est une plaisanterie ? Il faudrait au moins remplacer 3 fois l'onduleur pendant cette période.

Des calculs, je ne fais que ça : des coûts, des bilans physiques, sanitaires, des possibilités d'intégration dans le réseau électrique.

C'est vous qui ne me lisez pas. Moi, je vous lis et je réponds à chacune de vos critiques.

Berthier | 16 janvier 2013 à 11h00
 
 

Concernant le démantèlement : c'est l'exploitant qui paie.

Sur son bas de laine personnel ?

Sans répercuter ?

Georges | 16 janvier 2013 à 10h56
 
 

Bonjour

j'arrete ... vous repondez à cote sans me lire vraiement soit vous el faites expres et c'est grave ..soit vous ne le faites pas expres ..et c'est grave

On a pas les mems lectures ... relisez aussi la cour des comptes ..et les reevaluations continuelles des couts ..Ils sont payes par qui en definitive ..toujours par les memes soit par les factures soit par les impots ..

et oui il y a de entreprises qui soit consomment soient vendent le surplus seulement .. savez vous à quel prix est le tarif d'Achat de depart actuellement ? savez vous qui profitent de plus de 75% de la CSPE dedie aux photovoltaiques?... qui a creer la bulle qui en a profite et qui a casse la filiere en mettant plus de 15000 personnes au chomage du jour au lendemain et en fermant plus de 2000societes/artisans avec des bons de comande plein pendant qu'EDF et ses filiales passaient à travers avec leurs grands champs inutiles au tarifs maximun .... ça c'et le reel et le terrain pas la desinformation ..

Et GDF SUEZ ferme des centrales au gaz en ce moment ? .. alors qu'EDF en ouvre une en Bretagne contre l'avis de la region .. qui investis à fonds dans les ENR oui en Bretagne ..pas dans le Sud de la France qui reste favorisé par l'ensoleillement ..mais en Belgique , en Allemagne et meme plus au nOrd les ENR et le photovoltaique produisent aussi .. en sachant qu'une centrale photovoltaique va produire sans entretien pendant au moins 35 ans vous voulez vraiment faire des calculs ?

Regismu | 16 janvier 2013 à 09h27
 
 

Concernant le démantèlement : c'est l'exploitant qui paie. Le démantèlement des réacteurs de génération 1 a été prix en compte par la Cour des comptes. Pour ceux qui savent faire des équivalences énergétique, le nucléaire, c'est 36% de notre consommation énergétique globale. 300 milliards d'euros d'investissement et 13 milliards d'euros annuel de coût de fonctionnement pour plus d'1/3 de notre énergie, c'est très bon marché. Le fossile, c'est 63 milliards en un an pour de notre énergie.

Berthier | 15 janvier 2013 à 19h21
 
 

Regismu, dans votre discours vous avez fait appel à aucun réacteur du même type et du même niveau de sûreté que ceux que nous exploitons : Brennilis (eau lourde), Fukushima eau bouillante norme 1968, Tchernobyl (RBMK). Est-ce fait exprès ?

Pour parler des REP :
accident : Three Mile Island, pas d'effet sanitaire.
démantèlement : Connecticut Yankee, Maine Yankee, etc..coûts maîtrisés

Les gens qui font sérieusement du nucléaire et de la radioprotection parlent aux habitants de Tchernobyl, c'était le programme ethos.

-Il existe, en effet des niches pour le PV. : Le PV autoconsommé par les entreprises surtout lorsque la saisonnalité est en phase avec la consommation, par exemple : dans le cas d'une zone commerciale dans le sud de la France, ce serait une bonne chose. Seulement, les entreprises ne mettraient pas du PV aujourd'hui si le courant n'était pas racheté au-dessus du prix du nuc par EDF.

Chiche on arrête les obligations d'achats ? On rachète le PV au prix du marché (pas très cher en été probablement 4c€/kWh). Expérience historique : lorsqu'on est descendu un peu plus bas de 60 c€/kWh, on aurait cassé la filière, etc...En fait on a essayé de faire éclater la bulle.

Ce n'est pas les partisans du nuc qui encouragent les centrales au gaz. Le gaz est vanté par les antinucléaires comme "énergie virginale" et les industriels du gaz se réjouissent du déploiement de sources d'électricité intermittentes.

...

Berthier | 15 janvier 2013 à 19h14
 
 

si tu en parlais aux Japonais et aux habitants de tchernobyl ..

En France aussi EDf investi dans des centrales aux Gazs ..malgre notre "independance energetique"

tu as aussi chiffrer les couts de l'armée quand on l'envoie "surveiller " notre "independace energetique " ..?,..

pourquoi Brenilis n'est pas encore dementelé alors ? le cout ? tu as les chiffres aussi ? qui paye ?

comment tu calcules le prix de revient du PV ..tu comptes l'investissement avec les fonds des particuliers au lieu de ceux de nos impots et sur la facture? tu crois vraiment que le particulier avec en moyenne cette limite de 3kWc Franco/Française ne va pas consommer sa production ..? pourquoi les industries commencent à investir dans leurs propres installations pour consommer ? si ce n'est aps pour avoir un prix de revient du kWh moins cher que celui vendu par EDF ..et fixe sur plus de 35 ans .... vas y continue ton intoxication ..que je voye si tu fais vraiment exprès ou si vraiement tu n'es pas au courant de la realite du terrain

Regismu | 15 janvier 2013 à 14h27
 
 

Ah j'oubliais, dire votre PV est consommé par les voisins, ceci est valable si tous les voisins n'ont pas de PV, donc si le PV reste minoritaire. Si tous le monde à du PV , il faut évacuer.

On peut retrouver les estimations de coûts de RTE et de la CRE pour l'évacuation de la puissance PV en été. Par rapport au parc historique le coût du réseau au Watt moyen est dix fois plus élevé.

Berthier | 15 janvier 2013 à 14h13
 
 

-Les calculs cumac se font en considérant que l'on rembourse un prêt sur la durée de vie du moyen de production. Le démantèlement ne change pas tellement le prix du nuc, car on le paie après. D'ailleurs, il est probable que l'on récupéra l'enceinte de confinement dans 60 ans. Les sites de stockage ont des durée de vie de l'ordre de la centaine d'années et après on rebouche.
-Les pays qui disent non retourne au fossile, l'Allmagne ouvre 20 GW fossiles, même Belbeoch disait qu'on ne sortait pas du nuc sans fossiles.
-Pour l'utilité des investissements, j'ai déjà proposé quelque chose pour le mesurer : la notion de watt utile.
-La décompression d'une enceinte à travers les filtres à sable suite à une fusion de coeur après aspersion ne rend pas inhabitable un disque de 30 km de rayon. C'est plutôt de l'ordre du km2.
-Il y aurait un surplus de cancers parmi les mineurs ? Il faut donner une mesure des risques. Il est probable que les radiations aient provoqué une centaine de décès en 30 ans toute catégorie de personnel en comparaison l'isolation en a provoqué 20 000.

Berthier | 15 janvier 2013 à 13h01
 
 

Mr Berthier sans mettre en doute vos competences je suis sidere ..comment faites vous vos calculs ..? avez vous intégre le dementelement dans vos calculs .le stockage des dechets pendant des miliers d'année .. sans parler des risques en cas d'accident d'ailleur je vous invite à trouver la carte des centrale en France et à faire un cercle de 30 KMS autour .. oui plus de France ..mais on s'en fout ..ça n'arrive qu'aux autres et nos politiques envoient les douanes pour arreter le rayons aux frontieres .... etc etc

ou prenez vous vos informations savez vous ce qu'est le tertiaire ? avec le nombre de chomeur qui augmente pensez vous que les maisons ne consomment rien dans la journée .. vous n'avez aucun appareil en veille en consommation ou que vous pourriez declencher dans la journée comme on le fait avec les heures creuses ..l'electron allant au plus cour si vous en consommez pas votre voisin le fera ou celui d'a coté ..sans faire venir de l'electricte d'encore plus loin ..

en clair que voulez vous laisser à vos enfants ..petits enfants ..etc .. que pensez vous alors des pays qui ont dit NOn et qui le font .. Ils y arrivent sans retourner à la bougie.. alors .. NON au moins 75% de la population n'en veulent pas quand va t'on les ecouter au lieu de les intoxiquer ?
et je parlais du budget en acompte de 8 milliards et demi ..pour ITER qui aurait ete beaucoup mieux employé ailleur en tant de crise ..et les EPR en plus ..

Regismu | 15 janvier 2013 à 10h04
 
 

Je trouve ça à l'instant parmi mes messages

"Les Français s’éclairent et se chauffent grâce à leur travail : ces
centaines de mineurs nigériens qui ont passé 20 ou 30 années de leur vie à extraire de l’uranium pour Areva. De l’uranium qui, importé en France, alimente ensuite nos 58 réacteurs nucléaires. Souvent victimes des effets des radiations, ils souffrent et meurent aujourd’hui dans l’indifférence.
Pas question de reconnaître leurs maladies professionnelles. Combien de temps le leader français du nucléaire continuera-t-il à les mépriser ?

Jean-Marie | 15 janvier 2013 à 09h16
 
 

-Je ne suis pas payé par EDF, ni par le CEA, ni par AREVA. J'ai une solide formation scientifique et je me suis intéressé au pic pétrolier. Je fais partie de plusieurs groupes d'experts, même si je ne me présente pas comme expert moi même,
-Je me suis référé aux chiffres de RTE CO2 mix rassemblés par Sauvons le Climat pour la France et pour l'Allemagne à ise.fraunhofer (des partisans du renouvelable)

-Le programme nucléaire, c'est à dire la construction de centrales jusqu'à 100 GW qui nous permettrait d'atteindre l'indépendance énergétique a bien été interrompu par la "majorité plurielle" en 1997, du premier béton de Civaux au premier béton de Flammanville, ça fait bien 20 ans. L'EPR, c'est un N4 amélioré, il fonctionnera très bien. les Chinois vont plus vite, on ne leur a pas imposé les 35 heures. Le coût actualisé de cet investissement sur 60 ans , c'est moins de 4 centimes d'euros au kWh cumac avec un taux d'actualisation à 4% et à ce prix, vous ne faites pas grand chose en isolation.
-Cet acompte sera remboursé par les citoyens qui auront une électricité abordable, comme ça a été le cas pour le parc nucléaire historique. Dans 20 ans l'EPR sera amorti et on sera content, comme on est content du parc nucléaire aujourd'hui.
-Pour un ménage d'actifs, il part le matin , revient le soir : le PV sur son toit, n'est pas autoconsommé. Le PV, c'est un moyen de production décentralisé, ça ne veut pas dire qu'on consomme sur place. évacuer la puissance maximale coûte cher

Berthier | 14 janvier 2013 à 19h34
 
 

une precision ou a t'on arrété le nuk pendant 20 ans ..? si on comparait vos chiffres avec les 8 miliards et demi d'acompte pour un appareil dont on ne sait meme pas s'il va produire un jour .. qu'aurait on pu faire comme investissement dans l'isolation des batiments et la production d'ENR avec ce prix la ? qui paye cet acompte car ce n'est pas fini ? ..

Regismu | 14 janvier 2013 à 17h37
 
 

je refuse de reprendre votre propagande ..j'espere Qu'EDF vous paye bien pour diffuser ce genre de message .. et j'invite tout le monde à chercher les vrais chiffres et voir les vrais scientifique qui commence à ouvrir les yeux sur la realite .. vous refusez/deniez la realité meme les faits réels qui ont ete diffusés par les medias et sur le site de RTE .. qui refuse develloper les ENR au profit de la gestion centraliser d'EDF et de son monopole alors que dans d'autres pays il n'y a pas de limite arbitraire ...au contraire

Il faut produire sur les lieux de consommation ... j'ai sur mon toit une installation photovoltaique de vente à EDFOA mais j'ai aussi une installation pour ma propre consommation pour limiter les kWh acheter à un fournisseur d'electricite .. et je pense que de plsu en plus ça va se develloper ..

Regismu | 14 janvier 2013 à 17h32
 
 

Je poursuis comme la puissance installée éolienne augmente, la puissance produite augmente aussi, d'où les records de production chaque année.

Il y a des pertes sur le réseau, et alors ? Avec l'éolien massif ce serait pire puisqu'il faudrait s'approvisionner beaucoup plus loin : Mer du Nord, Atlantique, Mediterrannée pour assurer un semblant de production. L'EPR, cest plutôt une électricité populaire régionale en comparaison...
Il n'y a pas d'économies phénoménales puisqu'on rachète plus cher que le nuc : 2 milliards d'euros pour le PV 1 à 2 pour l'éolien, c'est un gâchis phénoménal. Et j'oubliais si on importe de l'électricité quelques jours par an, c'est parce qu'on a interrompu le programme nucléaire pendant 20 ans et ce qu'on a mis en ENR à la place (10 ans de déploiement éolien quand même !) ne produit presque rien même pas 20 TWh sur 400 TWh

Berthier | 14 janvier 2013 à 16h46
 
 

Bonsoir,
Il est facile de répondre à Régismu
-Negawatt 2012 a été critiqué par moi et d'autres, alors qu'ils avaient refusé d'en dévoiler tous les détails. Pourtant l'usage en science est qu'on recueille l'avis des pairs. Négawatt n'a donc aucune valeur scientifique. Qu'ils essaient donc de soumettre leur scénario à RTE.
-ça ne marche pas en Allemagne parce qu'il y a des problèmes de réseau, les pics renouvelables ont besoin d'être exporté. Sauvons le climat a fait les seules simulations à partir d'une extrapolation du parc actuel et les pics éoliens sont ingérables.
-Sur bdpv juillet 540 et décembre 131, Juin, juillet aout 38% de la production totale, ma référence est 4/9 pas très différente. Le PV est en opposition de phase avec la consommation.
-le PV et l'éolien ne marchent pas parce que leur gisement est trop faible 200 TWh pour l'éolien, 100 TWh pour le PV.
-Début février 2012, c'était une période de grand froid, EDF a dû importer du courant parce qu'on était en période de pointe, comme on était en période anticyclonique et en hiver la production verte aussi bien en France et en Allemagne est négligeable. La période de froid a eu lieu entre le 29 janvier et le 13 février, la production éolienne en Allemagne redémarre vraiment le 14 février après-midi. La France n'a pas importé de l'électricité verte mais de l'électricité fossile, début février.
-L'éolien bat des records de production chaque année parce qu'on en installe de plus, comme la puissance installée augment

Berthier | 14 janvier 2013 à 16h38
 
 

De combien aurait augmenté le coût initial et de fonctionnement d'une centrale si on l'avait sécurités non pas « à mort », mais précisément à « contre-mort », avec un entretien assuré lors des arrêts par du personnel permanent réellement compétent et conscient des risques qu'il courait, si seulement c'était possible en fait de dose maximale annuelle reçue ?

Et combien faut-il encore ajouter pour le coût en fait inconnu du démantèlement ?

Nous ne payons pas l'électricité nucléaire à son juste coût et le solde on va le laisser aux générations futures. Vrai ou faux ?

Georges | 14 janvier 2013 à 16h34
 
 

M. Berthier vous avez a à faire à forte partie là

Je peux vous garantir que Regismu, pechère, connait son sujet autant que le Vieux port ;-) Mais il ne galèje pas dans le cas.

Votre argument n'est bon que si vous refusez de considérer précisément une partition des sources selon les contextes géographique et saisonnier

Jean-Marie | 14 janvier 2013 à 15h17
 
 

Bonjour Mr Berthier

lequel celui diffusé il y a deja 30 ans ou celui actulise il y a peu

Pourquoi ça marcherait ailleur qu'eN France et chez nouspas possible ?

en autre vous pouvez voir les production du photovoltaique sur ce site : bdpv et vous rendre compte que les meilleurs productions ne se font pas l'ete .. expliquez nous aussi coment EDF a pu achete de l'lectricte verte auprès de l'Alelmagne en fevrier 2012 à 1€ le kWh .. pourquoi l'eolien bat de srecords de productionpartout ou il ets installé ..maintenant il faut traiter les questions de stockage "propre" et surtout produire sur les lieux de consommation ..avez vous pris en compte dans vos chiffres/calculs que la production de 2 reacteurs nucleaires Français part en chaleur/perte dans le reseau .. il y a deja la des economies phenomenales ... et que les ENR en general permettent de reduire de suite nos centrales

Regismu | 14 janvier 2013 à 13h46
 
 

Cher Monsieur,

J'ai analysé le scénario négawatt en détail (au moins 5 articles dessusl, j'ai même pu publier un article le jour de sa présentation, et ils ont dû changer le texte. Sauvons le climat a également publié une critique argumentée. Le scénario est physiquement et économiquement irréaliste. En résumé, 20% d'erreur à chaque étape et pas de chiffrage économique.

Berthier | 12 janvier 2013 à 13h27
 
 

Bonjour Mr BERTHIER

Il faudrait bien lire et se renseigner avant de poster un avis ..

prenez le temps de bien lire le scenario negawatt par exemple qui explique depuis plus de 30 ans coment on peut se passer du nucleiare sans "retourner" à la bougie .. dans l'interet genral et surtout du particulier . .

Regismu | 08 janvier 2013 à 11h28
 
 

Dire que le PV sera compétitif avec le nucléaire est ridicule. Presque la moitié de la production PV a lieu en été.

Comparer une énergie fatale avec une production programmable n'est pas honnête.

Berthier | 07 janvier 2013 à 22h49
 
 

Bonsoir Jean Valthe

pourrais tu nous detailler ta ligne CSPE sur tes factures afin de faire ressortir le chiffre dedié au photovoltaique .et après qui profite à plus de 75% de ce revenu ..Tu auras fait un grand pas de comprehension dans ce domaine quand tu auras analyser les chiffres reels sans subir la desinformation actuelle .. .. et tant que tu es dans ta recherche de verite regarde les autres sources qui sont employes à part le charbon .. .. tout en sachant que le kWh le moins cher est celui que l'ion ne consomme pas ...


pour Flone il suffit de chercher les vrais chiffres ..ils sont disponibles pour ceux qui veulent reellement savoir

Regismu | 06 décembre 2012 à 23h14
 
 

L'ambiance financière n'est certes pas porteuse, mais il n’empêche que lu me service que rendent les particuliers qui mettent des panneaux solaires sur leur toit au pays par rapport à ses engagements s bruxellois il n'est pas normal qu'à capacité installée égale quelqu'un qui fait cet effort citoyen dans une région peu ensoleillée et quelqu'un qui le fait dans une région très ensoleillée soit rémunéré de la même façon

A côté de cela on devrait augmenter la production des tuiles solaires, voire des batteries de stockage , pour accroître la production, voire l'auto-consommation

Georges | 04 décembre 2012 à 14h50
 
 

Le problème est le coût du solaire que l'on voit aujourd'hui et qui est - selon les dernières communications de la CRE - à 495€/MWh en moyenne. Les tarifs de rachat risquent de peser lourd sur l'image du PV pendant de longues années. Et ce n'est rien par rapport au coût de l'EEG en Allemagne qui inquiète de plus en plus sur la viabilité de la transition énergétique.

Des discours comme le vôtre sont nécessaires pour inverser la tendance négative, cependant le consommateur final est en droit de se demander où est la vérité entre deux chiffres tellement différents. Une opération vérité montrant le PV hier, aujourd'hui et demain, serait un pas très positif pour améliorer la compréhension de tous sur ce sujet.

Je vous remercie pour cet article.

Flone | 04 décembre 2012 à 11h47
 
 

Un raisonnement basé sur des postulats...non démontrés.
Et des mensonges...par omission au moins. Le charbon n'est pas mentionné, mais c'est le couple ER (20%)-charbon (80%) qui le plus remplace l'atome (zéro CO2). En Bretagne ce sera le gaz ( la future centrale sera l'équivalent de 1000 éoliennes terrestres !)
Il faut être polytechnicien pour démontrer que le KW photovoltaïque n'est pas plus cher que le Kw nucléaire. En attendant, la petite ligne CSPE sur ma facture n'en finit plus de grimper.

Jean Valthe | 04 décembre 2012 à 08h16
 
 

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