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Actu-Environnement

Le Giec confirme l'origine humaine du réchauffement climatique

Le 5e rapport du Giec dément que le "plateau" des températures mondiales observé depuis 1998 remette en cause le réchauffement climatique. Le document confirme aussi l'influence des activités humaines sur le climat.

Gouvernance  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

"Chacune des trois dernières décennies a été successivement plus chaude à la surface de la Terre qu'aucune des décennies précédentes depuis 1850." Telle est la principale conclusion du nouveau rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) rendu public ce vendredi 27 septembre. Cette conclusion sonne comme un démenti des thèses climato-sceptiques selon lesquelles le "plateau" des températures moyennes terrestres observé depuis 1998 invalide le consensus mondial sur les changements climatiques. Le document ajoute que, s'agissant de l'hémisphère nord, la moyenne des températures entre 1982 et 2012 est probablement la plus élevée des 1.400 dernières années.

Depuis lundi, les experts du Giec et les représentants des Etats étaient réunis à Stockholm (Suède) pour conclure les travaux du premier groupe de travail (WG1) en charge d'évaluer les changements climatiques et les aspects physiques du système climatique. Le résumé à l'attention des décideurs, qui synthétise en 36 pages les quelque 2.000 pages du rapport complet, actualise les connaissances clés sur le climat et remplace en tant que document de référence son prédécesseur publié il y a sept ans. Il s'agit de la cinquième publication de ce rapport après celles de 1990, 1995, 2001 et 2007.

   
Moyennes globales des anomalies de températures observées sur terre et au dessus des océans entre 1850 et 2012 © Giec
 
   
La pause des températures ne contredit pas la tendance au réchauffement

Pour appuyer l'idée selon laquelle la pause observée depuis 1998 dans la hausse des températures ne remet pas en cause la tendance au réchauffement climatique, les scientifiques du Giec proposent une approche basée sur les températures décennales moyennes et avancent plusieurs explications. Concernant l'approche, le Giec met en avant les moyennes décennales plutôt que la courbe des moyennes annuelles des températures (voir graphique). Graphiquement, les moyennes décennales sont effectivement plus convaincantes, d'autant plus que la hausse du niveau et de la température des océans, ainsi que la fonte de la banquise arctique, se confirment.

Du côté des explications scientifiques, les climatologues s'appuient tout d'abord sur la variabilité du système climatique. Si l'influence humaine sur le climat est la cause dominante du réchauffement observé depuis le milieu du vingtième siècle, cela ne signifie pas que l'accumulation de gaz à effet de serre anthropiques dans l'atmosphère explique l'intégralité des variations climatiques observées. La variabilité du système climatique peut donc jouer contre la tendance à la hausse enregistrée. "Le climat ne se réchauffe pas de façon continue", résume Christophe Cassou, chercheur au CNRS, ajoutant qu'"il fluctue autour de la tendance à la hausse". Il illustre son propos en revenant sur l'été 2013 qui a vu l'un des mois de juin les plus froids enregistrés en Europe, suivi d'un mois de juillet parmi les plus chauds.

Autre élément de réponse avancé : l'atmosphère n'est pas le seul réceptacle de l'énergie excédentaire. Ici, c'est le rôle de l'océan qui est pointé et le Giec estime que "l'océan domine dans l'accroissement de l'énergie stockée dans le système climatique, comptant pour plus de 90% de l'énergie accumulée entre 1971 et 2001". Il est "virtuellement certain", c'est-à-dire avec une probabilité d'au moins 9,9 chances sur 10 pour que l'affirmation soit correcte, que la couche supérieure des océans (jusqu'à 700 m de profondeur) a vu sa température augmenter sur la période. L'océan a absorbé "la majeure partie de la chaleur", résume Thomas Stocker, le co-président du groupe de travail dédié aux aspects physiques du climat. "Cela ne veut pas dire que l'océan va nous sauver", ajoute l'expert, "mais plutôt que la hausse des températures aurait été plus élevée".

Enfin, le cycle de réchauffement et de refroidissement de l'océan Pacifique apporte aussi une part d'explication. En effet, ce cycle est entré dans une phase froide qui impacte sensiblement la température moyenne du Globe puisque le Pacifique couvre environ un tiers de la surface de la Terre.

Plus de réels doutes sur l'influence humaine

Le réchauffement observé depuis 1950 est "sans équivoque", précise le résumé à l'attention des décideurs, et le Giec estime aujourd'hui qu'"il est extrêmement probable [c'est à dire avec une probabilité d'au moins 9,5 chances sur 10 pour que l'affirmation soit correcte] que l'influence humaine sur le climat a été la cause dominante du réchauffement observé depuis le milieu du vingtième siècle". Ce réchauffement est constaté à la lecture des données atmosphériques et océanographiques ainsi que dans les modifications du cycle global de l'eau, dans la réduction des couvertures neigeuses et glaciaires ou encore dans l'observation de certains évènements climatiques extrêmes.

Il s'agit d'un renforcement du consensus scientifique, le précédent rapport stipulant que "c'est avec un degré de très haute confiance [c'est à dire avec une probabilité d'au moins 9 chances sur 10 pour que l'affirmation soit correcte] que l'on peut affirmer que l'effet global moyen net des activités humaines depuis 1750 a été le réchauffement".

Ce constat se base, entre autres, sur les mesures de concentrations de gaz à effet de serre (CO2, méthane et oxyde nitreux) qui font apparaître aujourd'hui des niveaux records depuis au moins 800.000 ans. De même, les concentrations atmosphériques de CO2 ont augmenté de 40% depuis l'ère préindustrielle, du fait principalement des émissions anthropiques et, dans une moindre mesure, du changement d'affectation des sols. "Il est extrêmement probable que plus de la moitié de la hausse des températures globales moyennes de surface observée de 1951 à 2010 a été causée par la hausse des concentrations de gaz à effet de serre anthropiques", ajoute le Giec.

Aujourd'hui, les climatologues du Giec envisagent une hausse des températures comprise entre 1°C, pour le scénario le plus favorable, et 2°C, pour le scénario le plus pessimiste, sur la période allant de 2046 à 2065, par rapport à la période 1986-2005. Sur la période allant de 2081 à 2100, elle pourrait s'élever de 1°C à 3,7°C.

Quant à la hausse du niveau des océans, elle pourrait être comprise entre 24 cm et 30 cm, pour la période allant de 2046 à 2065, et de 40 cm et 63 cm, pour la période allant de 2081 à 2100.

Aux décideurs d'agir

Quelles conséquences auraient ces changements climatiques s'ils se matérialisaient ? Les spécialistes des impacts climatiques du deuxième groupe de travail rendront leur synthèse sur le sujet en mars 2014? Comment réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre ? Ce sont cette fois-ci les économistes qui répondront en avril 2014.

Objectif : convaincre les responsables politiques de signer un accord global sur le climat en décembre 2015 à Paris. Certes, "on ne connaît pas encore tout du climat, mais on en sait déjà suffisamment pour agir", a rappelé, en préambule à la présentation du rapport, Achim Steiner, directeur général du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), exhortant les décideurs politiques à agir. On peut néanmoins relever que le précédent rapport de 2007 apportait déjà suffisamment de certitudes, mais qu'elles n'ont pas abouti à un accord global en 2009 à Copenhague (Danemark).

Réactions34 réactions à cet article

 

Nous avons une sacrée responsabilité de réussir à aboutir à la signature d'un accord global efficace sur le climat en décembre 2015, à peine plus d'un an afin de tout faire pour y arriver dans un contexte peu facile. Quel challenge !

Energie+ | 28 septembre 2013 à 02h26
 
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Bonjour,
Si causes anthropiques il y a, cela peut/doit signifier qu'il y a aussi moyen de corriger ce déséquilibrage catastrophique de notre système climatique par la volonté humaine. Ainsi, ma question est la suivante : le Giec pourrait-il calculer l'impact d'un effort coordonné de l'humanité pour cultiver, avec les peuples et paysans de tous les pays, chaque parcelle de terre arable selon des critères agro-écologiques ? Car les sols sont le meilleur piège à carbone qui soit, et il existe des techniques capables de fertiliser les déserts (cf les travaux de Pierre Rabhi & consorts) protégeant ainsi la ressource en eau douce et la biodiversité. Mais on dirait que tout est figé, car à travers la folie financière (subprimes etc.), les capitalistes ont inventé la crise économique pour que rien ne bouge...

hlnlink | 30 septembre 2013 à 10h30
 
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@hlnlink: si on se met à cultiver et verdire des déserts on va se retrouver dans une belle pagaille climatique puisque ces derniers servent de régulateurs thermiques.

kathar | 30 septembre 2013 à 10h42
 
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merci

james | 30 septembre 2013 à 11h50
 
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@ kathar : Etes-vous sûr(e) que ce ne sont pas plutôt les forêts tropicales humides et les océans qui servent de régulateurs thermiques ?!!! Cf http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim1/sysfacte/biosphere/biosphere.htm : "L’évaporation de (l')eau à partir des feuilles se traduit par un refroidissement, tempérant ainsi le chauffage solaire. L’évapotranspiration des plantes est en fait une usine à produire du froid particulièrement active dans les régions tropicales agissant ainsi en régulateur de température : les calculs sur l’effet de la déforestation de l’Amazonie sur le climat régional indiquent que cette déforestation se traduirait par une augmentation moyenne de plusieurs degrés."

hlnlink | 30 septembre 2013 à 12h10
 
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@Inlink: @hlnlink: j'en suis tout à fait certains, cf lien suivants:
http://www.insu.cnrs.fr/environnement/atmosphere/nouveaux-impacts-des-poussieres-minerales-sur-la-composition-atmospherique
On peut aussi trouver des articles résumant une étude Israélienne indiquant que la forêt dans certains cas peut participer au réchauffement climatique.
En gros, radicaliser et uniformiser les choses mène à la catastrophe et c'est l'hétérogénéité qui permet de réguler un ensemble.

Quand aux prévisions du GIEC, c’est tellement obscur parfois que ça en devient trop incompréhensible. Par contre je ne sais plus où, mais il y a un graphique montrant les relevés réel de T°C vs les courbes prévisionnelles du GIEC du rapport 2007 et y’a quand même un fossé. C’est assez surprenant, du coup personnellement je ne sais plus qui croire surtout quand on regarde l’histoire du climat et les anecdotes historique comme les minis aires glaciaires.

Kathar | 30 septembre 2013 à 15h40
 
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@ kathar: on trouve facilement des graphs de ce type avec une petite recherche google.

Mais bizarement, ils utilisent uniquement le scénario A1f1 du giec. Scénario le plus pessimiste basé sur une croissance économique forte et recours massif aux energies fossiles.

si le giec a pondu 6 scénarios, c'est pas parcequ'ils avaient du temps à perdre.

dolgan | 30 septembre 2013 à 16h34
 
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Une chose capitale a ne pas oublier: le climat de la planète est un énorme machine avec une très grande inertie. Donc entre le moment ou on modifie quelque chose sur le long terme et celui ou on observera les conséquencesils s'écoulera des décennies. On ne peut pas consommer (= bruler) 85 millions de Barils PAR JOUR toute l'année sans qu'il n'y ait de conséquences. Pour le moment le système global absorbe toutes ces contraintes, mais on sait depuis des années déjà, que nous ne sommes pas à l'équilibre. Un jour l'équilibre sera rompu et tout s'écroulera sans qu'on ne puisse plus rien faire. Un peu comme une personne qui se pencherai de plus en plus par la fenêtre. L'accroissement du CO2 augmente pour une part la photosynthèse parce que c'est un des aliments dont la plante à besoin. C'est d'ailleur prodigieux que les plantes réussisent à fixer autant de CO2 et que l'accroissement reste si modéré. La mer absorbe aussi en solution les CO2 parallèlement à la photosynthèse des algues.L'echelle de grandeur pour le CO2 est de 4 milliards de tonnes par an.
Aujourd'hui même il n'est pas certain que l'on puisse ENCORE faire quelque chose: personne ne l'a prouvé.

ami9327 | 30 septembre 2013 à 16h53
 
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@Dolgan: J'ai retrouvé le nom. C'est un graphique publié par Roy Spencer comparant les mesures atmosphériques réellement relevées par ballons et satellites de 1975 à nos jours contre les 73 scénarios du GIEC. L'écart est assez révélateurs. En parallèle j'ai continuer cet après midi à me renseigner et je suis tomber sur tout un lot de graphique montrant clairement les corrélation "activité solaire/courbe de t°c/prix du blé...". La y'a pas photo quand on voit la plétéore de graphiques montrant la très nette corrélation.
En confontant les deux avis sur les causes du réchauffement climatique je me dit quand même que la seule et unique responsabilité de l'homme avec les rejets de CO2 devient vraiment banquale. Par contre, ça n'enlève en rien les efforts que l'on peut faire pour diminuer/limiter nos rejets

kathar | 30 septembre 2013 à 17h30
 
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@ Kathar : l'écart doit s'analyser sur la durée et n'est pas juste dans un sens. Par exemple une récente étude publiée dans la revue Global Environmental Change bat en brèche les reproches d'exagération souvent formulés à l'encontre du Giec. Ce dernier a systématiquement sous-estimé les effets du réchauffement. Ses premières prévisions anticipaient à moyen terme une augmentation moyenne du niveau des mers d'environ 2 mm par an. Cette élévation se fait aujourd'hui au rythme d'environ 3,2 mm par an, plus de 50 % au-dessus des prévisions du Giec. De même le 4eme rapport en 2007 avait présenté des estimations d'élévation du niveau marin à l'horizon 2100 qui ont dû être revues à la hausse dans le 5eme et dernier rapport. Une part de la communauté scientifique les juge encore trop faibles. L'ensemble du carbone contenu dans le pergélisol a été estimé à 1 672 milliards de tonnes (Gt), soit plus du double de celui présent dans l'atmosphère. Le potentiel amplificateur d'un relargage dans l'atmosphère de ce carbone par la fonte du pergélisol est énorme. Pourtant, cet effet potentiel n'a été pris en compte dans aucune des projections du Giec. Idem concernant la tendance vers l'acidification des océans et conséquences qui s'avèrent sous estimées. Entre autres paramètres.

Energie+ | 01 octobre 2013 à 03h46
 
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Bonjour
Etude du Giec ou pas, pollution massive de l'homme ou non, qu'on le veuille ou non le climat se réchauffe quoi que fasse l'homme, depuis 12000 ans.
Est-ce par l'action de l'homme que les glaciers d'auvergne, des pyréennes, d'écosse, d'une grande partie de l'europe et de l'afrique du nord ont fondu depuis le Wurm? NON.
Il y a 10000 ans en Méditerranée le mer était 150 mètres en dessous du niveau actuel.
Ce n'est pas l'action de l'homme, pendant cette durée, qui généré tous ces changements.
L'accélaration actuelle s'inscrit dans une réchauffement global et ce réchauffement global personne n'y peut rien même si beaucoup aimeraient le voir cesser...

Franck | 01 octobre 2013 à 09h09
 
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Bonjour
Etude du Giec ou pas, pollution massive de l'homme ou non, qu'on le veuille ou non le climat se réchauffe quoi que fasse l'homme, depuis 12000 ans.
Est-ce par l'action de l'homme que les glaciers d'auvergne, des pyréennes, d'écosse, d'une grande partie de l'europe et de l'afrique du nord ont fondu depuis le Wurm? NON.
Il y a 10000 ans en Méditerranée le mer était 150 mètres en dessous du niveau actuel.
Ce n'est pas l'action de l'homme, pendant cette durée, qui généré tous ces changements.
L'accélaration actuelle s'inscrit dans une réchauffement global et ce réchauffement global personne n'y peut rien même si beaucoup aimeraient le voir cesser...

Franck | 01 octobre 2013 à 09h10
 
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Energie+

Vos infos confirment que le GIEC ne maîtrise pas le fonctionnement de la machine climatique.
Toutes les modélisations qui leurs servent de base pour leur conclusions sont maintenant confirmées fausses.
Faire des constats, cela tout le monde peu le faire..La température monte les glaciers de l'arctique fondent alors que ceux de l'antarctique eux progressent (là, pour la communication, il évite d'en parler).
L'histoire est facile aussi à observer:
-le Sahara a été vert.
-les glaciers de Chamonix sont connus de mémoire d'homme (écrit dans monastère) pour avoir été plus haut qu'aujourd'hui.
Si ils sont capables de faire des constats et d'extrapoler pour le future ils devraient être un peu plus humble sur leur explications et certitudes.
Je fini par me poser une question ?peut on vraiment influencer le climat de la planète de façon importante (dans le passé ce n’est pas l’homme qui à influencé les énormes bouleversements climatique)
Plutôt que chercher à tous prix a évité les changements climatiques (qui pour cette hypothèse ne seraient donc pas maîtrisable), ne devrions nous pas plutôt dépenser des milliards à préparer notre adaptation à ces changements.
Maintenant évité le gaspillage, isoler mieux et…. reste des bons principes à mettre en avant.
Le GIEC donne l’impression d’être fais pour gérer des « mouton infantiles »

yannquirigole | 01 octobre 2013 à 10h00
 
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@Kathar
L'article du CNRS que vous proposez en lien ne prouve en rien que les déserts sont des régulateurs du climat : ça dit juste que les "épisodes sahariens" (vent chargé de sable qui arrive jusqu'en Europe) auraient un impact sur le climat. (à la rigueur, cette affirmation ne mange pas de pain !)
Par contre, vous pourriez citer vos sources (lien web) sur les autres articles que vous évoquez (Roy Spencer & Co), qui selon vous démontrent que la thèse du GIEC est "bancale". Rappelons qu'en 2010, l'académie des science (dont M. Allègre, notre Climato Sceptique national) a approuvé à l'unanimité un rapport très intéressant dans lequel il est écrit (cf conclusion, page 14) :
"Cette augmentation [de température] est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère ; l’augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l’activité humaine"
http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/rapport261010.pdf

Enfin, il convient de rappeler que certes le climat est dans une phase naturelle de réchauffement, certes il a déjà fait aussi chaud. Mais JAMAIS des modifications climatiques n'ont été aussi rapides (normalement ça s'étale sur des millénaires, et pas qq décennies).
Les conséquences de ce bouleversement sont incertaines (par définition), mais sont potentiellement désastreuses pour l'humanité entière. Il ne s'agit pas d'un problème à prendre à la légère comme certains continuent à le faire.

vincent P | 01 octobre 2013 à 10h39
 
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vincent P

Le professeur Roy Spencer est un climatologue américain. Il est Directeur de recherches sur les questions climatiques à l'Université de l'Alabama (Huntsville). Spécialiste des mesures satellitaires, il a été chef de projet sur la recherche climatique à la NASA. Avec le Dr John Christy il a reçu la Médaille d'excellence scientifique exceptionnelle de la NASA pour son travail de surveillance de la température mondiale par satellites.
Le 6 juin dernier il a publié sur son blog un graphique qui compare les prévisions de température de 73 modèles numériques du réchauffement climatique d’origine anthropique - fondés sur les émissions de gaz à effets de serre - avec les températures mesurées* (troposphère de la zone intertropicale
Il conclu
« La différence entre les modèles et les observations n'est pas un problème nouveau... elle est juste de plus en plus criante au fil du temps.
Il sera intéressant de voir comment tout cela se joue dans les prochaines années. Franchement, je ne vois pas comment le GIEC peut continuer d’affirmer que les modèles ne sont pas "incompatibles" avec les observations. Aucune personne saine d'esprit ne peut penser autrement ».
Origine info: blog de Mr Laurent Berthode

yannquirigole | 01 octobre 2013 à 11h00
 
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Franck, on ne peut pas comparer une glaciation et le réchauffement anthropique. Les échelles de temps ne sont pas les même.
Sans être scientifique on constate que le CO2 relargué (car on ne s’intéresse qu'à lui (sic) ) à exploser ces 100 dernières années ... en 100 ans on va faire autant qu'en 10 000, c'est bien la preuve d'une contribution certaine de la part des hommes. A ce rythme là on peut dire qu'il y 252 M d'années (permien) le réchauffement fût si important que 95% de la vie a disparue (en 5 MA) ... et l'homme n'était pas là. (Vous voyez comme cela n'a pas de sens)
Il est vraiment trop facile de dire "on y est pour rien, on ne peut rien faire, alors continuons ainsi".
hlnlink vous avez bien raison. Le sol est le plus gros piège à CO2 ... mais tout ce CO2 fût enfermé en plusieurs millions d'années. S'il est vrai que planter des arbres peut avoir du sens il n'en reste pas moins que ces pièges à CO2 sont tout relatif. On les considère comme neutre car ce CO2 stocké devra être relargué. Comme le dit si bien ami 9327, on ne peut pas brûler 85 millions de baril par jour sans qu'il y ai de conséquence.
Sans compter l'inertie du climat.
Sans compter la libération des hydrate de méthane lorsque le fond des océans se réchauffera
Sans compter le relargage du CO2 des permafrosts
Sans compter la déforestation galopante.
Si on s'en tire avec peu de °C en plus c'est parce que l'atmosphère est blindée d'aérosols. Mais combien de temps cela va durer.

Terra | 01 octobre 2013 à 11h08
 
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Et pour info :
1 baril = 159 l.
Donc 85 millions de baril donne 13 515 000 000 litre ! (par jour !)
1 litre de pétrole c'est 2.3 kg de CO2 (de ce que j'en sais, production, exploitation combustion)
Soit 31 084 500 000 kg de CO2 par jour !
Alors sur un an de production. ...
Alors sur 10 ans de production ...
Forcément il y aura des conséquences.

Alors, oui, quel chalenge pour Paris de réussir à trouver un accord ... Car à 107 $ le baril, cela nous fait 9 095 000 000 $ par jour. Un marché de 3 319 675 000 000 $ par an. Alors oui, le challenge pour contre-balancer cet unique pouvoir sera énorme. Mais on peut toujours y croire.
Demain on produire du pétrole artificiellement, lorsqu'on aura plus le choix car il ne restera rien de naturel à exploiter.

Terra | 01 octobre 2013 à 11h28
 
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Vincent p: A priori je ne peut pas mettre de lien internet non institutionnels. Par contre vous pouvez trouver tous les liens d'etudes avec graphique sources et tout le toutim sur le site de la "pensee unique" "la théorie sur le réchauffement". Ca permet au moins de confronter d'autres opinions de manières argumenter sur des bases et observations scientifiques.

kathar | 01 octobre 2013 à 11h56
 
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Merci aux contributeurs à ce débat, et surtout à Terra pour sa remise en perspective. Y'a du boulot ! Avez-vous vu ce dessin de Joel Pett, "Herald-Leader Cartoonist", paru dans USA Today ? Il est très "drôle"

hlnlink | 01 octobre 2013 à 12h18
 
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@yannquirigole

Le GIEC regroupe des spécialistes qui compilent environ 9000 études (études publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture)
Alors oui il y a certainement des études qui vont à l'encontre, oui il y a évidement M. Berthode qui se donne beaucoup de mal pour les retrouver. Mais chercher une aiguille dans une botte de foin ne pèse pas lourd sur la balance ...

chocard | 01 octobre 2013 à 12h28
 
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@ Terra : ne pourrait-on pas imaginer de végétaliser tous les murs disponibles des maisons, des immeubles, des usines ?! Ca en ferait des km2, allez le Giec, à vos calculettes ! Moi je trouve qu'en plus, ça serait très joli ! Je suis une rêveuse impénitente, mais il faut, ça devrait même être obligatoire... non ?

hlnlink | 01 octobre 2013 à 13h11
 
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Voici la description du dessin humoristique dont j'ai parlé à 12h 18 et qui est très bien vu : Bannière en haut à gauche, « Sommet sur le climat » Sur le tableau du conférencier : « Indépendance énergétique, préservation des forêts équatoriales, développement durable, emplois verts, villes « vivables », énergies renouvelables, eau et air non pollués, enfants en bonne santé, etc. » Un spectateur mauvais-coucheur qui prend la parole maugrée : « Et si tout cela n’était qu’un gros canular (hoax), et que nous créions un monde meilleur pour rien ?! »

hlnlink | 01 octobre 2013 à 13h30
 
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@ hlnlink : Lire l'article d'actu environnement sur la végétalisation des murs. Ce sont des projets qui coûtent cher, et qui sont naissants. Mais les technologie se développent.
Il y a des avantages démontrés de régulation thermique (été comme hiver) et acoustique (réduction du bruit des rues).
Mais cela ne résoudrait pas le problème CO2.
Il était stocké dans le sol, sous forme concentré (hydrocarbures) ce n'est pas la même chose pour le bois et déchets végétaux. Le CO2 stocké sera rapidement (50-100 ans) relargué. Ça reste une première étape et permettra d'emprisonner dans un cycle le CO2. Mais si on voulait le faire diminuer, il n'y aurait d'autre solutions que de le reconcentrer et de l'enterrer de nouveau. Un peu comme fond les forêts équatoriales en plusieurs millions d'années. La végétalisation a d'autres atouts dont l'esthétisme et l'amélioration du ressentie de vie (je parle bien de ressentie, même pas de cadre, car de fait, les gens se sente mieux dans les ville "verte")
Le fait est que le sujet n'est pas maitriser par le GIEC et comment le pourrait-il ? il y a tout à inventer ! c'est comme si on vous demander de compter sans avoir inventer les formules mathématiques. Au stade actuel, la seule voie possible et celle de la limitation maximale des conséquences et donc la décarbonation des énergies. C'est tout ce qu'on a trouvé. Mais on trouvera d'autres choses. Les enjeux sont trop importants... la survie des êtres humains, la vie elle se débrouillera très bien

Terra | 01 octobre 2013 à 14h17
 
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Chocard
Pour les infos du professeur Roy Spencer vous en pensez quoi exactement? (On ne parle pas de Mr Berthode là)
Il n'est pas crédible?
Il est incompétent?
Il travail pour un lobby? (Pas monsanto s'est sure!)
Il ne contredit même pas les prévisions du GIEC mais fait remarqué que leurs raisonnement ne tient pas la route.
Et c'est cela qui me pose problème car ils se permettent d'affirmer des choses avec des bases de raisonnement fausses .
Je me répète cela ne change pas l'intérêt d'émettre moins de CO2 d'isoler nos maisons et.....

yannquirigole | 01 octobre 2013 à 14h20
 
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Et voici le lien de l'article d'actu-environnement.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/vegetalisation-toiture-facade-ville-19542.php4#video&xtor=EPR-1

Terra | 01 octobre 2013 à 14h22
 
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Une manière prometteuse d'éliminer du CO2 n'est-elle pas la méthanation ? (cf le projet VGV promu par Robert Bell et Corinne Lepage (http://www.actu-environnement.com/ae/news/vgv-methane-electricite-intermitence-stockage-18505.php4)

hlnlink | 01 octobre 2013 à 15h50
 
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Ni contestation, ni exhibition tapageuse, les climato-sceptiques ont gagné par KO : l'évènement a été traité par l'indifférence, même pas le mépris, c'est le pire de ce qui pouvait lui arriver dans notre environnement hyper-médiatique !!!

dmg | 01 octobre 2013 à 19h31
 
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Deux faits qui viennent contredire les dires du GIEC :
1- en 1252, Saint Louis inaugura la foire à la fraise, à Strasbourg, en février ... actuellement elle a lieu à Carpentras, en mai : il faisait plus chaud à l'époque de l'optimum climatique du moyen-âge qu'aujourd'hui
2- les émissions de CO2 dues aux hommes contribuent au réchauffement du climat, mais elles sont moins importantes que les émissions de CO2 dues à la respiration des seules termites : il faudrait relativiser un peu l'influence de l'homme.
Nous sommes en changement climatique, il a commencé et devrait basculer vers le froid aux alentours de 2058 si, comme depuis 800 000 ans (et assez ponctuellement) les sur-émissions de CO2 sont essentiellement dues aux océans et suivent de 800 ans un réchauffement climatique.
Le GIEC est une remarquable organisation de scientifiques du monde entier mais les publications du GIEC ne sont dus qu'à des diplomates de l ONU (et tous les scientifiques ne se retrouvent pas dans leur maniement de la litote.

christophe Olivier | 03 octobre 2013 à 19h18
 
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@christophe olivier : vous racontez strictement n'importe quoi. Notamment le basculement vers le froid en 2058 sorti tout droit de votre imagination.

chria | 04 octobre 2013 à 11h00
 
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@christophe Olivier.... "[nos émissions de CO2] sont moins importantes que [celles] dues à la respiration des seules termites".

N'importe quoi ! (c'était la bonne blague du vendredi ou quoi?). Tous les arguments sont bons pour nier la réalité. Heureusement que la mauvaise foi n'est pas un délit....

Pour être constructif, je propose donc d'autres pistes de recherche :
* extermination des termites pour compenser la combustion des énergie fossiles. (+ quantification de l'impact climatique des moustiques, on ne sait jamais)
* intégration des organisateurs de la foire à la fraise dans le GIEC (avec Saint Louis comme membre d'honneur, à titre posthume)

Vincent P | 04 octobre 2013 à 11h03
 
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a Vincent P : vous disposez certainement d'internet et pouvez vérifier mes dires au lieu des qualifier de "n'importe quoi !"
a Chria : vous avez raison : la bascule vers la fraîcheur n'est pas un fait établi. Ce n'est pas parce que depuis 400 000 ans, et sans doute depuis 800 000 ans chaque fois qu'il y a eu un réchauffement climatique important, les bulles d'air contenues dans les calottes glaciaires ont relevé un très fort taux de CO2 dans l'air que le phénomène devra obligatoirement se reproduire au même rythme cette fois-ci. Mais c'est probable.
Si vous pariez sur un réchauffement climatique, je me permets de suggérer de peindre tous les toits et les parkings des pays de l'OCDE en blanc : l'albédo suffira a faire baisser la température. Ce n'est pas moi qui l'affirme mais le seul Prix Nobel de l'administration Obama : Mr Steven Chu.

christophe Olivier | 04 octobre 2013 à 20h12
 
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@Christophe Olivier...
Internet est un très bon outil... l'esprit critique en est un autre !

On peut trouver tout et son contraire sur le net (il existe 700 millions de sites web, il y en a pour tous les goûts !) - seul le filtre de l'intelligence permet d'en extraire les bonnes infos. Libre à chacun d'en tirer sa propre conclusion en son âme et conscience : croire aux thèses négationnistes (du climat)... ou aux messages d'alerte !

PS 1: la solution "peinture blanche contre le réchauffement" est bien connue, mais ne fait pas non plus l'unanimité (voir la tribune)

PS 2 : concernant cette fameuse foire à la fraise en février 1252 à Strasbourg, quelle est votre source svp ? Je n'ai rien trouvé sur le Net... Ce contre-exemple ne prouverait rien (un hivers exceptionnellement doux localement ne caractérise pas un climat mondial), mais il mériterait d'être mieux connu (s'il ne s'agit pas d'un énième canular, évidemment).

Vincent P | 09 octobre 2013 à 10h32
 
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@Vincent P: Un esprit scientifique c'est bien aussi et justement il est bon de lire tout et son contraire de manière argumenter pour se faire son opinion plutôt que de gobber tout cru ce que l'on nous donne (comme sur la grosse majorité des médias d'aujourd'hui). Sinon allez voir sur "pensee-unique" (c'est documenté).

Kathar | 09 octobre 2013 à 11h48
 
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Super la pensée unique .D'ailleurs un site avec ce nom pourrait vous ouvrir l'esprit tous les convaincu du GIEC.
D’ailleur savez vous exactement ce qu’est le GIEC et l’origine de sa création. ???
Je viens de découvrir cette source d'information (pensée unique).Il me semble que beaucoup d'informations y sont correctement documentés avec des références serieuses.Bien sur ci comme d’habitude toutes infos contredisant la pensée unique/populaire vous est insupportable le débat continuera de tourner en rond et nous continuerons à être dirigé comme des mouton bien docile (mais un peu concon quand même).
Ce site vient de m’apprendre que dans les années 70 le discours climatique était à l’opposé de celui d’haujourd’hui.Certain scientifique référent d’aujourd’hui prédisait à cette époque de gros problème pour les années 2000.Ils prévoyaient un refroidissement qui allait bouleverser nos vie.Le plus beau maintenant, ces mêmes scientifiques avec le même aplomb parle maintenant avec la même certitude du réchauffement.Et les moutons à la mémoire courte bêle à l’unisson !!!!

Nier les changements climatiques est idiot.Mais gobé systématiquement sans esprit critique les données du GIEC qui à reconnu avoir utilisé quelques « facilité » (pour être poli) concernant les explications qu’ils avaient données dans le passé me semble très très………triste (pour la nature humaine)

yannquirigole | 09 octobre 2013 à 14h50
 
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