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Compostage des biodéchets : les professionnels dans l'expectative

Un règlement européen pourrait restreindre en 2013 les possibilités de valorisation des composts. Les professionnels français qui ont beaucoup misé sur le tri mécano-biologique sont inquiets.

Dechets / Recyclage  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com
Compostage des biodéchets : les professionnels dans l'expectative

"Quel avenir pour la gestion des déchets organiques en France ?". C'est la question que les professionnels du déchet se sont posés le 21 juin lors du Congrès de la Fnade à Paris, laissant transparaître une certaine inquiétude face aux évolutions réglementaires qui se dessinent, en particulier en matière de compostage.

Norme d'application obligatoire

Actuellement, les composts utilisés comme amendements organiques doivent respecter la norme NFU 44-051 rendue d'application obligatoire par un arrêté du 5 septembre 2003. "Nous souhaitons la garder", indique Yves Coppin, co-président du Collège valorisation biologique de la Fnade.

Les composts issus des installations de tri mécano-biologique (TMB), bien que de qualité inférieure à ceux issus d'une collecte sélective des biodéchets, répondent dans la majorité des cas aux exigences de cette norme. Un récent rapport de l'Ineris, résultat d'une étude comparative de la qualité des composts et des digestats issus de la fraction fermentescibles des ordures ménagères collectées séparément et en mélange, le confirme.

Mais ce référentiel est jugé insuffisant par plusieurs acteurs, et en premier lieu les associations de protection de l'environnement. Plusieurs initiatives pourraient venir renforcer ces exigences, en particulier une évolution de la législation européenne.

Un projet de règlement dans les tuyaux

Une étude du Centre de recherche de la Commission européenne (JRC) traitant de la question de la qualité des composts issus du traitement des déchets est attendue pour la fin juin. Elle devrait préfigurer une proposition de règlement que la Commission pourrait présenter dès la fin de cette année pour une adoption en 2013.

Ce texte prévoirait la sortie du statut de déchet pour les composts issus de collecte séparée uniquement. Avec pour objectifs le développement du marché des composts et la protection des sols, via un renforcement de la confiance des usagers. Le hic pour les professionnels et les collectivités qui ont misé sur le TMB ? La suppression des débouchés pour les composts issus de cette filière qui ne pourront plus être utilisés comme amendements organiques.

"Historiquement, cela rappelle le décret qui, du jour au lendemain, avait fait des boues des déchets et stopper net les filières d'épandage au profit de l'incinération", relève Alain Bauché représentant du ministère de l'Agriculture. "Le futur règlement n'interdira pas de valoriser les composts", nuance toutefois Laurent Michel, Directeur général de la prévention des risques au ministère de l'Ecologie, qui souhaite replacer la question particulière des déchets organiques dans la politique générale des déchets.

Les composts de mauvaise qualité, du passé ?

Pourtant, comme le souligne Christian Durand, co-président du Collège valorisation biologique de la Fnade, en matière de TMB, on a maintenant affaire à une "technologie bien maîtrisée, qui a beaucoup évolué et qui permet de faire du bon boulot". Dominique Rodriguez, président de la Fédération nationale des collectivités de compostage, confirme "vivre mal l'image que ces installations véhiculent", alors que les composts de mauvaise qualité feraient partie du passé et que des installations exemplaires existent, telles que celle qui va ouvrir à Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne).

Marc Cheverry de l'Ademe, nuance toutefois le propos : "quelques installations de TMB fonctionnent bien mais l'historique n'est pas bon et n'est pas soldé", le souvenir de vignobles champenois ou alsaciens souillés par des résidus de plastiques contenus dans des composts épandus reste présents dans les esprits. S'il se défend de manifester "une défiance vis-à-vis du TMB", le Chef du service prévention et gestion des déchets de l'établissement public émet toutefois des réserves sur les risques liés à cette filière et rappelle que l'Ademe marque une préférence pour la collecte sélective.

De même, Laurent Michel indique que le ministère de l'Ecologie travaille sur la question du développement de la collecte séparée, ainsi d'ailleurs que sur une meilleure caractérisation des déchets à composante organique partant en décharge.

Système de certification de la qualité

Marc Cheverry reconnaît toutefois "l'amélioration de la qualité des produits" issus du compostage alors que paradoxalement "le sentiment de défiance entre les acteurs ne fait que se renforcer". D'où la proposition d'un système de certification, destiné à garantir un niveau de qualité sur toute la chaîne du traitement des déchets jusqu'à l'épandage du compost. Le référentiel s'appuiera sur la norme, mais c'est "bien plus que la norme", indique Marc Cheverry, qui précise que le respect du référentiel sera vérifié par un organisme tiers externe.

L'Ademe soutient financièrement les études de mise en œuvre de ce dispositif, et accompagnera les installations entrant dans cette démarche lorsque le système sera en place, ce qui est envisageable pour la fin de cette année.

La norme NFU 44-051 pourrait donc constituer dans un proche avenir "le minimum syndical", selon les mots d'Alain Bauché qui préside le groupe de travail chargé de rédiger le cahier des clauses techniques particulières Méthanisation – compostage, fascicule qui sera utilisée par les collectivités pour passer leurs marchés publics en la matière.

Le retour au sol de la matière organique, une priorité

Quant aux débouchés de la filière compostage, la demande est forte à en croire Alain Jehanno, de la coopérative bretonne Triskalia qui emploie 4.000 salariés. La coopérative utilise les composts depuis 10 ans parmi "un éventail de solutions fertilisantes" en vue de "stopper la baisse et reconquérir le taux de matières organiques des sols". Mais pour son représentant, la filière doit fonctionner "à partir des besoins en composts des agriculteurs et pas l'inverse".

Le "retour au sol de la matière organique" reste toutefois une priorité rappelée par plusieurs intervenants de la table ronde. "L'intérêt premier est de maintenir la vie des sols, en matière de structure, de biodiversité et d'adaptation aux changements climatiques", rappelle March Cheverry. Mais ce "retour à la terre" doit se faire avec des garanties, de manière à ce que seuls les composts de qualité puissent être épandues sur les terres agricoles. C'est là tout l'enjeu….

Réactions23 réactions à cet article

 

C'est très bien de prôner le retour au sol des matières organiques, mais sur l'ensemble des tonnes de déchets compostées, combien sont-elles issues de produits manufacturés sur le site d'épandage du compost...

Nissart | 26 juin 2012 à 08h42
 
 

Pourquoi faire simple quandonpeut faire compliqué et cher...pour un compost de qualité il faut impérativement séparer les fermentescibles à la source!Les soit disant "compost"TMB sont issues des ordires grises comment expliquer le miracle : si ces mêmesordires sont mise en ISDND il fat des mètres d'argile, une géomembrane ,une station d'épuration sophistiquée ( incapable de régler le problème des taux excessif d'Arsenic , traité ailleurs!)Dans1m3 de "compost" NFU44051: il peut y avoir 5kg de verre et métaux non ferreux ( inférieur à 2mm)
2kg de plastique dure ( inf à 5 mm)
750g de plastique souple ( inf à 2mm: c'est énorme en volume!)
350g de métaux lourds et des centaines de micro polluants organiques dont seuls 3 sont mesurés! alors arrêtons de faire croire qu'il n'y a pas de problème d'épandre ces soit disanr "compost" sur des cultures alimentaires !

dada | 26 juin 2012 à 09h23
 
 

"Pourquoi faire simple..et pas cher?." en effet. De multiples composts TMB sont d'excellente qualité et parfois de meilleure qualité que certains composts de déchets "verts".
Le problème est justement que cette technique n'est pas chère. D'où un grave manque à gagner pour les intervenants de la filière; concurrence déloyale.
On glisse donc dans l'oreille des "défenseurs de l'Environnement" que cette technique produit un compost potentiellement douteux et le tour est joué. C'est comme cela que les écologistes deviennent des alliés stratégiques des grands groupes de "service public"(collecte + traitement).
Il faut en rester aux normes de produit fini, normes calculées sur l'impact des produits sur les terres et toutes les stations qui travaillent bien pourront valoriser un compost de qualité. Ceux qui travaillent comme des cochons avec un broyage trop précoce qui broye les plastiques avant de les extraire et un calibrage affinage trop grossier seront recalés quelque soit la filière de collecte.

VD69 | 27 juin 2012 à 12h33
 
 

Le compost de biodéchets issu des TMB ne sera jamais à la hauteur du même compost dont les biodéchets ont été collecté séparément à la source.
Les seuils de la NFU 44051 sont trop larges et permettent la confusion entre ces deux origines (en mélange dans les OM ou séparés). Des seuils plus restrictifs de la norme permettront de faire une vraie différence ! De même, la certification AB des composts de biodéchets sera une belle avancée

zyo | 27 juin 2012 à 16h39
 
 

A Zyo,

CQFD, Véolia doit vous remercier d'essayer d'interdire une technique 40% moins chère et donc faisant craindre un manque à gagner de 40%.
On doit se foutre de l'origine d'un compost, OM, fraction fermentescible, déchets verts. Ce qui seul doit compter c'est la qualité analytique du prodiuit, et encore une fois certains composts d'OM mélangées sont meilleurs que certains issus de déchets verts.

VD69 | 28 juin 2012 à 00h13
 
 

Le TMB est rès cher en investissement et augmente au fur et à mesure des travaux: 5 usines prévues en Vendée en 2006 pour 59M€ et 2 ralisées en 2010+ un projet 78,8M€ !
sur le fonctionnement 18M€ sur 42M€ prévus dans la révision du plan simplifiée 2010 ( plus que 3 TMB au lieu de 5)
Budget primitif 2012 de fonctionnement 68,8M€

dada | 28 juin 2012 à 09h56
 
 

En réponse à dada,

L'étude Amorce+Ademe publiée sur ce même site le 20/12/2011 vous contredit, vous avez peut-etre des infos complémentaires négligemment distillées par les grands groupes de service public (J'y ai travaillé en mon temps...).
Vous parlez de moins bonne qualité , l'étude synthétique Amorce ne parle que de qualité plus aléatoire; effectivement , la qualité en compost TMB doit etre une préoccupation absolue, mais en aucun cas incontrournable. Faites appliquer la réglementation analytique avec publication systématique des analyses de lots et je vous garanti que la qualité des composts s'améliorera en six mois (durée du process) pour les composts TMB comme pour les autres d'ailleurs.

VD69 | 28 juin 2012 à 15h06
 
 

Réponse à VD69 leschiffres que j'ai cités sont issus du plan départemental 2006 et des réalités après construction ( appels d'offres) et révision simplifiée du plan départemental 2011( 3 TMB au lieu de 5 prévus
St christophe Du Ligneron 85 construit par Vinci et exploité par Véolia
Chateau d'Olonne 85 construit par Urbaser et exploité par Urbaser
Corpes ( projet)
en 2006: 11,6M€ pour 1 usine en 2010:26,6M€
Ce sont des chiffres du syndicat mixte Trivalis
Des malfaçons son déjà apparues (en rodage depuis novembre 2011 aucune analyses n'est sortie au public): Fissures qui ont fait communiquer le bassin des eaux pluviales et des eaux du process...beaucoup d'agitation : camions , pompes, personnel depuis 1 mois????

dada | 28 juin 2012 à 16h00
 
 

quel est l'age d'un compost organique

hbbmimouni | 28 juin 2012 à 20h09
 
 

C'est une contrainte supplémentaire qui n'est pas incontournable.
IL suffit d'améliorer la collecte. Pour exemple, Eco Emballage teste la collecte de tous les plastiques. Ils sont valorisables à 100%:
- 80% de thermoplastiques recyclables,
- 20% de thermodurcissables valorisables énergétiquement .

René | 10 juillet 2012 à 23h11
 
 

Qu'est-ce qu'une installation TMB?
C'est une installation de compostage conçue pour traiter des ordures ménagères (OM) brutes, grises et en extraire la partie organique pour en faire du compost. Ces installations modernes prennent en compte le fait qu'il y a autre chose que de la matière organique dans les OM.
Ainsi, la première phase du traitement consiste à déclencher une fermentation de ces matières en laissant les autres types de déchets le plus intact possible: tout broyage est proscrit.
Juste après cette phase de préparation un tri par tamisage est effectué et il sépare tous les films plastiques, les objets de plus de 20 mm et l'on obtient un précompost déjà très propre. En phase finale, le tri est très poussé avec un tamisage fin (10 mm) et un tri balistique séparant les particules trop lourdes (verre, pierres, métaux etc).
En traitement de déchets verts, la première opération consiste en un broyage (qui déchiquette aussi les plastiques...) les tamisage final est souvent très grossier de l'ordre de 40, 50 mm. Donc tous les plastiques broyés se retrouvent intégralement dans le compost.
Je vais chercher souvent du compost TMB à Launay-Lantic (22 ), il est incomparablement meilleur que le compost de déchets verts que j'utilise dans le Rhone et qui est farci de morceaux de bois bruts et de plastique (un seau de plastiques extraits de 800 kg...). Ce bois brut occasionne sur mes cultures une faim d'azote .

VD69 | 11 juillet 2012 à 09h58
 
 

Alors je n'ai pas de solution miracle, et peut être que mon interprétation de valorisation est incongrue . Mais ! m'étant impliqué dans un projet et ayant regardé ce qu'il était généralement mis en place en matière de gestion des déchets verts : je ne comprend pas qu'une partie relative certes de branches , ne soit délestée en filière Bois Energie ou paillage et BRF.
Vous remerciant de vos commentaires constructifs

échodesbranches | 04 septembre 2012 à 15h13
 
 

Comme disent les anglais "Garbage in ==> garbage out".
La collecte séparative des fermentescibles pratiquée chez nos voisins germaniques, suisses, autrichiens à fait la preuve qu'elle permettait de produire un compost de qualité.
Les français seraient trop stupides ou trop peu disciplinés pour trier leur organiques?
Foutaises! Ils ont été capables, en quelques années, de trier papier, verre et emballages métalliques avec une qualité de tri que nous envient beaucoup de pays d'europe ... sur des flux qui représentent au total péniblement 15% du tonnage des ordures ménagères.
Mettre en place une vrai collecte de fermentescibles (+ de 50% des OMr) et des combustibles (plus de 30% des OMr) et les diriger vers des process de valorisation adaptés, voila ce qu'il faut mettre en oeuvre.
Mais manifestement Pareto reste un illustre inconnu pour les politiques et les décideurs du ministère.
Ne nous étonnons pas que les prix flambent et que les résidus des usines ne trouvent pas preneur et finissent en décharge; pardon en ISDND!
Tous responsables, tous coupables, citoyen comme élu, notre responsabilité est engagée. Nous avons la chance d'avoir en France les leaders mondiaux du traitement des déchets,travaillons avec eux pour mettre en oeuvre des solution adaptées, efficaces et respectueuse de l'environnement.
:-( :-D

mobar | 14 octobre 2012 à 20h24
 
 

Questions à Mobar:
Pouvez-vous nous indiquer dans quelle poubelle vous allez mettre les papiers gras, les couches pour bébé , les vieux torchons en coton, les enveloppes à fenetre etc. etc.
Quant à la qualité du compost TMB, renseignez-vous à Launay Lantic, vous constaterez qu'elle y est bien meilleure que dans nombre de station de compostage de déchets verts.

VD69 | 15 octobre 2012 à 10h58
 
 

Bonjour VD 69

Tout ce que vous citez est combustible et peut très bien faire du CSR
Voire du syngas, puis de l'électricité ou du biocarburant FT de seconde génération.

Lorsque l'on dispose de matériaux de valeur, les combustibles, les fermentescibles les inertes, le pire est de les mélanger pour après les faire trier par une machine dont le cout insupportable n'a d'égal que la bêtise.

Une nouvelle preuve de l'exception française, en ligne avec notre emblème : le coq

Le seul animal qui se plait à chanter lorsqu'il a les deux pieds dans la merde ;-)

Mobar | 15 octobre 2012 à 22h59
 
 

Le compost de Launay Lantic serait il l'arbre qui cache la forêt?

Les organiques produits en France par les ménages, représentent plus de 6 millions de tonnes de matière première. Cela devrait permettre de produire au bas mot 2 millions de tonnes de compost de qualité. Très bien.
Pour quel marché?
A quel prix de vente?
Combien de clients pour ce compost?

Pourquoi ces clients si "satisfaits" de leur produit miracle ne se manifestent ils pas?
Auraient ils honte de débarrasser la collectivité d'un encombrant fardeau ou subodorent ils des problèmes sanitaires futurs?

Peut être ont ils peur que l'on viennent leur demander des comptes le jour ou la crise du compost fou éclatera?

La réalité c'est qu'il n'y a pas de marché pour le compost d'OMr, personne n'en veut pour son jardin ou ses légumes, et les exploitants doivent payer pour l'écouler auprès de margoulins qui polluent notre environnement sans vergogne.

Au final c'est le citoyen qui paye pour les investissements, le traitement, et payera demain pour la pollution diffuse.

Pourquoi? par manque de lucidité, pour avoir cédé aux sirènes des bonimenteurs et escrocs en tous genres qui gravitent dans et autour du petit monde du déchet.

Citoyens prends toi en main et fait le ménage, c'est la seule solution pour ne plus te faire rouler dans la farine!

Mobar | 16 octobre 2012 à 05h43
 
 

Pour Mobar,
Vous n'avez pas répondu à mes questions ou n'avez jamais manipulé de couches usagées; elles sont difficilement combustibles.
Je constate que vous avez le même point de vue que les leaders de la collecte et du traitement des déchets Véolia and Co.
Eux, s'ils ont ce point de vue c'est parce que le procédé TMB n'est pas assez cher et qu'il fait une concurrence déloyale aux collectes multiples.
La station de Launay-Lantic n'a aucun problème d'écoulement du compost et le fait payer bon prix aux maraîcher de la région avec qui ils ont conclu des accords lors du projet de cette station il y a plus de quinze ans. La grande spécificité de cette station est d'ailleurs d'avoir intégré les destinataires du compost dès le départ et de mener ce site dans cet objectif. : C'est très facilement transposable.

VD69 | 16 octobre 2012 à 16h46
 
 

Les couches pour bébé ne sont pas le problème, elles représentent quelques ppm de la production de déchets ménagers.

Une fois séchés, avec la chaleur fatale générée par la production d'électricité, les combustibles plus ou moins humides issus des ordures ménagères et éventuellement les digestâts pollués représentent une valeur bien supérieure à celle du compost issu de la fraction organique.

Et tout cela pour un cout de production équivalent.

Le marché de l'énergie, lui est en mesure d'offrir une vraie valorisation sur le long terme et des garanties de reprise sur tout le territoire, voire au delà ne frontière. Pas risquer de mettre en péril la sécurité alimentaire et de générer une pollution des terres de paysans abusés.

Quand aux leaders de la collecte et du traitement des déchets, Veolia, Suez et Séché en France, ils sont des prestataires auxquels les citoyens à travers ses élus ont délégué une responsabilité qu'ils ne veulent pas assumer.

Trop sale, trop compliqué...

Il faut savoir ce que l'on veut, soit on délègue a des professionnels en on paye, soit on fait soi même et on assume la complexité, le risque et la conduite au jour le jour.

Vous avez dit service public?

Trier les organiques, composter et distribuer le compost gratuitement ne permet de financer ni le travail nécessaire ni les équipements ... la solution globale impose de prendre en compte les combustibles (dont font partie les couches pour bébé) et peut être même les inertes.

Mobar | 17 octobre 2012 à 05h33
 
 

La question du prix du TMB qui ne serait pas assez cher pour ses promoteurs, Vinci en l’occurrence, est votre opinion. Elle est fausse!

Le vrai problème avec le TMB, c'est qu'il pue, qu'il produit un compost de mauvaise qualité et surtout qu'il coute trop cher en investissement et à exploiter. Sa durée de vie est limitée (voir celui de Varennes Jarcy!), il prends de la place inutilement et n'apporte aucune valeur ajoutée au tri des déchets.

Pire, il mélange la fraction de déchets dangereux contenus dans les OM avec les organiques et rends ainsi le compost impropre à une utilisation raisonnée.

Que nos élus ai le courage d'imposer la norme AB pour le compost de fermentescibles et l'affaire sera entendue.

Collecte séparative des fermentescibles et des combustibles et valorisation séparée des deux flux comme font la quasi totalité de nos voisin européens, et basta les guéguerres de chapelle.

Mobar | 17 octobre 2012 à 05h46
 
 

Pour info, j'ai travaillé dans le groupe Suez et j'y ai du dire que seules les solutions compliquées étaient digne d’intérêt.
Une fois , j'ai tenté de proposer une solution simple, j'ai vite compris que ma carrière dans ce groupe était terminée.

VD69 | 17 octobre 2012 à 13h15
 
 

Les temps ont changé, les collectivités sont endettées et non plus les financement pour se payer des projets compliqués et chers ... les velléités de proposer des solutions complexes existent tjrs mais elles se heurtent aux difficultés d'acceptabilité. Le financement d'une part, le soutien des agences qui se dissous (l'ADEME par exemple qui recommande aux élus de prendre tellement de précautions que le TMB est de facto enterré) et surtout la pression des usagers qui ne sont plus d'accord pour voir leur argent servir à des projets sans queue ni tête.

Le problème des grands groupes c'est qu'ils ont tellement prêché pour le TMB et contre les collectes séparatives qu'aujourd'hui ils se font descendre en flamme s'ils changent de discours.

Seul un nouvel entrant peut changer de discours, c'est ce qu'essaye de faire TIRU avec le procédé DRANCO du belge OWS associé à des collectes séparatives.

Peut être qu'ils vont réussir à prendre une place aux deux grands ... RdV dans quelques années pour tirer un bilan

;-)

Mobar | 17 octobre 2012 à 21h25
 
 

Pensez vous que l'huile de ricin à un fort potentiel méthanogene?

Yves | 25 septembre 2013 à 17h55
 
 

Bonjour,
C'est ma première intervention sur ce site. Il me smble que ce type d'échanges doit apporter des informations positives voir proactives. Le traitement des déchets est un enjeu incontournable. Les nouvelles énergies sont émergentes et comme à chaque fois que l'on innove, un retour d'expérience s'impose. De toutes façons, nous n'aurons pas le choix et je vois cela comme une formidable opportunité industrielle et économique. Le citoyen lambda doit, aussi, contribuer, au quotidien. Hier c'était une mode, aujourd'hui une réalité demain un enjeu, notamment technologique, incontournable. Mais en parallèle, il faudra bien résoudre certaines problématiques, 8eme continent ( qui, maintenant, ne concerne plus que le pacifique nord), les déchets aux philippines et à des niveaux différents, chaque pays de notre planète. Il existe des solutions alternatives aux énergies fossiles. Je travaille sur l'une d'elle et les résultats sont surprenant. Bien sur, l'effet d'échelle, ne nous permet pas de les utiliser à un prix compétitif et comme le driver de notre modèle économique est le profit à court terme, il nous reste du chemin à parcourir. Là, les politiques, décideurs etc... ont un rôle à jouer. Mais prenons du recul, regardons les accords de Kyoto. Remplacer les CFC chlorés par un gaz vert était financièrement défavorable. Essayer maintenant d'acheter du CFC 11, 12 et faite le constat. Trop tard pour ceux qui n'ont pas basculé. L'histoire se répète et se répétera, restons optimistes

Yves | 26 septembre 2013 à 13h06
 
 

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