Selon un rapport d'ATRT, un cabinet de consultant spécialiste du thon rouge, l'Espagne s'illustrerait par des dépassements de quotas très importants, a annoncé un communiqué de Greenpeace. A trois jours de l'ouverture en Turquie de la nouvelle session de l'ICCAT (Commission internationale pour la gestion des thonidés de l'Atlantique) Greenpeace et le WWF demandent au gouvernement espagnol ''de s'expliquer'', souligne le communiqué. L'ICCAT doit se réunir à Antalya, en Turquie, du 9 au 18 novembre 2007.
L'Espagne est le pays qui dispose du plus important quota de pêche, le seul pays européen à opérer sur les deux façades (Méditerranée et Atlantique) et à maîtriser toutes les techniques de pêche du thon rouge. Il est donc absolument nécessaire que les autorités espagnoles s'expliquent sur ces écarts et qu'elle le fassent vite, en tous cas avant l'ouverture des débats de l'ICCAT à Antalya, a déclaré Stéphan Beaucher, responsable de la campagne Océans de Greenpeace France.
L'ICCAT ne peut pas débattre sereinement de l'avenir de ce stock emblématique dans un climat de suspicion déjà largement alimenté par les affaires de fraude massive qui ont été rendues publiques, a-t-il ajouté. D'après Greenpeace, en 2006, l'Espagne qui disposait d'un quota de pêche de 6.266 tonnes aurait déclaré 4.722 tonnes de capture. L'organisation écologiste indique que
les déclarations d'exportations espagnoles ventilées par pays client signalent elles, pour l'année 2006, des ventes de thon rouge à hauteur de 8.964 tonnes.
R. BOUGHRIET
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