Trois fédérations professionnelles de la métallurgie (UIMM), de la chimie (UIC) et des peintures, encres et colles (FIPEC) ont signé le 21 avril avec le Ministre du Travail Xavier Bertrand, une convention pour prévenir les risques cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) au travail.
Selon Xavier Bertrand, le risque CMR, qui peut provoquer des cancers, des mutations génétiques ou qui peut être toxique pour la reproduction, est
particulièrement difficile à appréhender. D'après le Ministre, 4,8 millions de tonnes d'agents chimique CMR ont été consommés en 2005 et
un salarié sur sept serait exposé à ces substances cancérogènes à des degrés plus ou moins importants.
Le règlement européen sur les substances chimiques (REACH) a déjà comptabilisé 30.000 substances chimiques CMR,
et de nouvelles substances sont créées chaque jour dans le monde, a indiqué M. Bertrand. Pour certaines d'entre elles
les effets pour la santé sont encore mal connus et les atteintes se manifestent parfois 30 ou 40 ans après l'exposition, a précisé le ministre du Travail.
En signant la convention pour prévenir les risques CMR au travail, les fédérations professionnelles s'engagent à
améliorer l'information auprès de leurs entreprises adhérentes (par des guides pratiques, des réunions d'information, etc), à
évaluer les risques de l'exposition et promouvoir la substitution pour éviter l'emploi de produits dangereux, en aidant les entreprises, et notamment les plus petites à mettre en oeuvre les protections adéquates et enfin
à améliorer la protection des salariés dans les entreprises sous-traitantes, a souligné M. Bertrand.
Cette convention prévoit un bilan dans un an pour évaluer les actions entreprises.
R. BOUGHRIET
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