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Le coût de production du nucléaire va augmenter, selon la Cour des comptes

Même si elle estime que de nombreuses données sont incertaines, la Cour des comptes évalue à 10 % minimum la hausse prochaine du coût de production de l'électricité nucléaire qui est estimé aujourd'hui à 49,50€ le mégawatt heure.

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La Cour des comptes a remis ce mardi 31 janvier son rapport sur les coûts de la filière électronucléaire, demandé par le gouvernement le 31 mai dernier afin d'éclairer le débat sur l'avenir du nucléaire, relancé par la catastrophe de Fukushima. Si les dépenses passées et présentes sont relativement bien identifiées par les exploitants et chiffrables, analyse la Cour des comptes, les dépenses futures sont incertaines.

Malgré les incertitudes, la Cour des comptes estime à 49,50€ le coût du mégawatt heure produit en 2010, en se basant sur un parc d'une durée de vie de 40 ans. Ce coût devrait augmenter au minimum de 10 % dans un avenir proche. Celui de l'EPR de Flamanville pourrait atteindre, au minimum, entre 70 et 90€/MWh, même si la Cour des comptes estime qu'il est beaucoup trop tôt pour en avoir une idée précise.

Des dépenses passées et présentes plutôt bien connues

Les 58 réacteurs en activité en France ont coûté à l'investissement 96 Mds€2010*. Hors construction de Superphénix, le montant total de construction des installations nécessaires à la production d'électricité nucléaire s'est élevé à 121 Mds€2010. Globalement, les coûts de construction au mégawatt ont augmenté, en raison d'un durcissement des exigences de sûreté (1,25 M€/MW en moyenne, mais dans une fourchette allant de 1,07 à 2,06 M€/MW). Même si le coût de construction de l'EPR de Flamanville est difficilement appréhendable alors que les travaux sont en cours, la Cour des comptes estime qu'avec un coût de construction estimé à 6 Mds€, le coût de production au MW atteindrait 3,7 M€.

Les charges d'exploitations annuelles sont également bien connues, à hauteur de 8,9 Mds€ en 2010 pour EDF, soit 22 €/MWh. Ces charges ont augmenté de 11 % entre 2008 et 2010 du fait de l'augmentation des programmes de maintenance courante et des impôts et taxes et devraient continuer à progresser à l'avenir.

Des dépenses futures incertaines mais à la hausse

Les dépenses futures, quant à elles, sont difficilement chiffrables, surtout celles liées au démantèlement. En la matière, les prévisions des exploitants se situent plutôt dans une fourchette basse (18,4 Mds€ pour les 58 réacteurs), estime la Cour des comptes. Cependant, note la Cour des comptes, les effets du démantèlement sur le coût de production sont relatifs, même dans les hypothèses les plus hautes (hausse de 2,5 % du coût du MWh). Elle conseille néanmoins à la direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) de mener, comme celle-ci l'envisageait, des audits sur ce point. François Fillon, qui a reçu officiellement le rapport ce mardi, a indiqué avoir demandé aux ministres de l'Environnement et de l'Energie "de procéder aux audits correspondants et aux évaluations complémentaires nécessaires". Eric Besson a indiqué à l'AFP que "les contrôles ont déjà été lancés par le ministère de l'Energie, dont c'est la responsabilité, et seront achevés d'ici fin 2012".

Les coûts de gestion à long terme des déchets radioactifs sont également incertains et probablement sous-estimés par les exploitants. L'Andra, en charge du projet de stockage géologique profond a récemment revu son devis à la hausse, de 16,5 Mds€ estimés en 2005 à 36 Mds€ en 2009. Une estimation officielle est attendue d'ici 2015. Une bonne estimation de ces coûts pourrait conduire à une augmentation de 1 % par MWh.

En revanche, les investissements de maintenance vont augmenter assurément, note la Cour des comptes, et même doubler. Situés autour de 1,5 Md€ par an entre 2008 et 2010, ils devraient être portés à 3,7 Mds€ chaque année d'ici 2025, si EDF suit son programme de maintenance et tient compte des demandes de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) post stress tests. L'impact de ces investissements sur le coût de production au MWh est compris entre 10 et 15 % et est donc significatif.

La prolongation de la durée de vie du parc : un paramètre essentiel

"Le paramètre déterminant est bien la durée de vie, souligne le président de la Cour des comptes Didier Migaud. Les orientations prises doivent donc être explicites". Comptablement, les centrales sont amorties sur 40 ans. Plus la durée de vie des centrales est longue, plus bas est le coût de production puisque les dépenses sont réparties sur plus long terme et les investissements pour le démantèlement et les nouveaux moyens de production est repoussé.

En 2020, 22 réacteurs auront atteint les quarante années de fonctionnement. Il faut donc décider aujourd'hui des investissements nécessaires pour les remplacer par des réacteurs de nouvelles générations, par des énergies alternatives ou prolonger leur durée de vie. "La première option nécessiterait un effort considérable d'investissement à court terme qui est improbable voire impossible : la construction de 11 EPR. C'est donc qu'une décision implicite est prise : soit on prolonge la durée de vie des centrales à 50 ans, sous réserve du feu vert de l'ASN, soit on change le mix énergétique, mais cette dernière option demande également une anticipation", analyse Didier Migaud.

Le Premier ministre a indiqué dans son communiqué de presse que "les choix sur la durée de fonctionnement des centrales nucléaires ou la construction de nouveaux réacteurs revêtant un caractère stratégique et déterminant sur les coûts de la filière, ils seront précisés dans le cadre de la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) élaborée à partir de l'été 2012". Le gouvernement a par ailleurs décidé de poursuivre "l'exercice de transparence effectué par la Cour" en y intégrant "de façon détaillée les conséquences du rapport fait le 3 janvier par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et demandera à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) d'assurer un audit régulier et public des travaux ainsi menés".

* Note : Toutes les valeurs en euros sont exprimées en euro de 2010

Réactions15 réactions à cet article

 

Ce rapport , interressant en soit parcequ'il explicite avec le plus de rigueur possible les côuts réel du nucléaire passés et ceux plus ou moins sous évalués à venir dans les prochaines années (prise en compte de l'aprés catastrophe japonaise et coût de fonctionnement) a le gros défault en posant les enjeux économiques à court termes ( les décénies à venir) de favoriser l'inertie. Ne touchons pas à notre confort, à nos revenues (EDF,AREVA), laisons courrir, les générations à venir, nos enfants et petits enfants hériterons des côuts des démentellements inévitables ( et toujours sous évalués) et des côuts de traitement des déchets pendant des centaines d'années. Evolutions de nos sociétés:" aprés nous le déluge". Je sugére que dans les choix sociétal à faire, les personnes non concernés par les impacts à venir, disons les plus de 50 ans n'aient pas droit de vote.

Duport Claude | 01 février 2012 à 10h31
 
 

Le cout de l'électricite nucleaire va augmenter C'est une bonne nouvelle . Je viens d'acheter un poele a granulé. Dans une grande ville du sud de la France on ne trouve pas de granulé a moins de 407 euros la tonne. Je fais le calcul cela revient a 8ct d'euro le kW thermique. Mais a ce cout je dois ajouter le coût d'entretien annuel et ramonage 150 euros, les ennuis du nettoyage du poele tous les deux jours et la manutention de sacs de 15 kg. Je compare avec un radiateur electrique a resistance le cout est de 11ct d'euro le kW et la moitie en heures creuses il n'y a pas d'entretien ni de nettoyage periodique ni de manipulation de sac.
Le chauffage electrique "bete" par resistance est donc plus interessant que le chauffage a granule dans me grande ville du sud. Il En plus si j'utilise un climatiseur avec des températures extérieures superieures à -5° le coefficient de performance rend ce chauffage tres interessant.
Je suis certain que le nucleaire est la solution pour diminuer les emissions de CO2 mais qu'il est indispensable de reduire nos consommations d'électricité actuellment en croissance.
Conclusion il faut augmenter le prix du kWh electrique et y mettre une taxe comme sur les carburants fossiles. Quel est l'homme politique qui aura le courage de proposer une telle solution ?

fleurent | 01 février 2012 à 11h36
 
 

donc si je comprends bien d'apres ce que nous raconte la CC,la solution pour eux c'est d'augmenter la durée de vie des réacteurs ,on ne cherche pas à changer le mix énergétique ou a investir dans les économies d'énergies non on recul pour mieux sauter!!!.Mais dans ce cas là il faudrait chiffrer une catastrophe qui a plus de chance d'arriver sur des réacteurs ayant dépassés la date de péremption,sans compter que les calculs sur les démantélements qui jusqu'a présent n'ont jamais étaient mis en pratique sont sous estimés et alléatoires ,ne parlons même pas des déchéts car personne n'en veut ,et comment gerer cela sur des centaines de générations !!
Les provisions des opérateurs (démantélement) sont placées en bourse !!on connait la situation économique actuelle !!
La france a déja perdu un A (triple A),il serait bien qu'elle en perde un deuxieme le A de atome

lio | 01 février 2012 à 13h04
 
 

@Fleurent: je suis assez d'accord avec le fond de votre commentaire, à deux nuances près :
- la Cour ne dit pas que le /prix/ va augmenter. Elle rapporte les coûts. La différence entre les deux c'est la CSPE, les taxes, et c'est 60% du prix ! Si le coût augmente de 10%, le prix augmente de moins de 4%...
Si le coût double, le prix n'augmente "que" de 40%... Ce qui nous mettra dans la moyenne européenne.

De plus le coût affiché à 49,5 inclut me semble-t-il l'investissement pour renouvellement du parc. Sans cet investissement, on resterait à 33.

- les besoins croissent... car la population croît. Ramené à la consommation par habitant, on a déjà une baisse.

@lio : la Cour dit exactement le contraire de ce que vous dîtes ! Elle pointe que nous sommes à l'heure du choix (à 10 ans) : soit continuer avec des coûts faibles, et prolonger la durée de vie. Soit investir massivement.

Accessoirement, les déchets dont vous parlez sont déjà là : il y a 30 ans de production derrière nous, que l'on décide de sortir du nucléaire demain à 100% n'y changera rien !
Le coût de leur gestion a été provisionné, et pas en bourse, contrairement à ce que vous dîtes.
A titre indicatif, les estimations du coût de la gestion des déchets varient entre 15 et 30 milliards d'euros. Normal : l'un pour 30 ans d'exploitation, l'autre 60 ans (maximum absolu envisageable).
Par comparaison, le bénéfice net d'EDF l'année dernière était de 15 milliards, dont un cash flow de 11 milliards.
Donc, ça se gère.

Polybutadiène | 02 février 2012 à 01h02
 
 

la cour ne parle pas non plus du cout de distribution ni des impots et redevance ,il ne me semble pas que la CC tienne copmte du renouvellement du parc dans les 49.5€ renouvellement qui nécessiterai la construction de 11 EPR hypothése inenvisageable financiérement dixit la CC.
Les exploitants on entre autre peu de responsabilités financiére en cas d'accident puisque leur instalation sont assurées pour un montant de 91 million d'euros alors que le cout des catastrophes de fukushima ou tchernobyl dépasse allegrement les 600 milliards d'euros il est vrai qu'en france il n'y a pas de risques! alors!
Quand a la gestion des déchéts il me semble que moins leurs quantité sera importante moins les couts seront élevés a moins de les faire disparaitre par magie ,la cour ne chiffre pas précisement le cout de la filiére de recyclage du MOx non négligeable semble t'il.

lio | 02 février 2012 à 13h11
 
 

@Lio :
J'ai vérifié: le coût affiché à 49,5 est dit "coût courant". C'est le coût qu'il faudrait payer, en 2010, en argent de 2010, pour investir est renouveler le parc pièce pour pièce, au fil de l'eau.

Concernant les déchets, je vous ai répondu : ce coût n'est pas de l'ordre de grandeur suffisant pour impacter le coût global.

Concernant l'assurance du risque, par comparaison expliquez moi comment sont assurés les barrages ?

Rappel : En cas de rupture du barrage de Vouglans (dans le Jura), il y aurait une vague de 6m (3 étages) place Bellecour, à Lyon.
C'est assuré comment ? Quid des milliers de victimes potentielles, immédiates ?

Ca ne veut pas dire qu'il ne faut pas trouver une autre solution à la situation actuelle, pour le cas où d'autres producteurs d'électricité nucléaires apparaitraient. Mais comme l'Etat est actionnaire à 80% d'EDF (et à ce titre perçoit 80% des dividendes), quoi de plus naturel qu'il en soit aussi le garant ?

Enfin, vos préoccupations concernant le MOX sont sans fondement. Le combustible UOX usé contient dès les premiers jours de son utilisation le plutonium et les déchets issus du plutonium qui y réagit aussi. A la sortie, il y a très peu de différence entre le MOX usé et l'UOX usé. Ce qui est déterminant, c'est la durée du séjour dans le coeur du réacteur.

Je ne crois pas arriver à vous rassurer, encore moins vous convaincre.
Mais aucune énergie n'est sans inconvénient. Même les économies coûtent à réaliser.

Polybutadiène | 02 février 2012 à 23h34
 
 

je ne pense pas que l'on puisse comparer une catastrophe nucléaire avec celle d'un barrage ne serait ce que dans la durée ,il suffit de voir fukushima (tsunami)notament avec la gestion des déchéts contaminés et les conséquences sanitaires (cancers non comptabilisés voir tchernobyl) .Quand au cout du mégawat de l'epr de flamanville sera plus proche des 80 a 90 euros que 49.5!

lio | 03 février 2012 à 13h18
 
 

Je n'aime pas ces comparaisons sordides. Mais s'il faut comparer des bilans :

- Fukushima, c'est 5 morts (aucun à cause des radiations).

Il y a eu 6 personnes de la centrales contaminées à 250 mSv, 400 personnes intervenues sur le site ont reçu entre 100 et 250 mSv. Pour l'instant, tous vont bien. On verra dans 10 ans. Statistiquement, parmi eux 80 auraient eu de toute façon (contamination ou pas) un cancer. Combien y en aura-t-il en surplus ? 10 ? 100 ?
Ces personnes sont d'ores et déjà suivies. On détectera tôt. On soignera bien.

Les habitants des communes voisines ont reçu 1 mSv en moyenne. Rappel : un scanner corps entier, c'est 60 mSv, une radio 5 mSv.
Le fond de rayonnement naturel, ici en France varie entre 3 et 6 mSv/an. Recevoir 1 mSv de plus, c'est tout à fait négligeable.

Pour une hôtesse de l'air, un pilote, la limite est 60 mSv/an. Dans le nord de l'Iran, et en Inde, au Kerala, le rayonnement naturel c'est 80 mSv/an, et les gens ne se portent pas plus mal.

Rappel 2 : Fukushima est une suite du tremblement de terre qui a causé 20000 morts.

- Une rupture de barrage pourrait causer des centaines de morts DIRECTES, et des centaines de milliards d'euros de dégâts. Une submersion des vallées autour de Grenoble ou Lyon causerait des marées brunes (industries chimiques) et polluerait durablement.
Les polluants chimiques n'ont pas de demi-vie : ils sont là pour l'éternité.

Tandis que le césium, aura décru l'an prochain.

Polybutadiène | 04 février 2012 à 16h24
 
 

J'arrive après la bataille mais il y a un point essentiel qui n'a pas été évoqué me semble-t-il ; Le combustible n'étant pas de source renouvelable et qu'à l'instant t seul 80% de la demande étant satisfaite, quel sera le niveau d'augmentation du prix de la matière première ?

Première alerte entre 2005 et 2008 la cotation du spot Uranium a pris 450%. Le marché s'est fait raisonné par des prévisions d'extraction gonflée de la part de la World Nuclear Association qui sont d'ores et déjà infirmées.
En revanche les chiffres certains sont les centrales commandées et/ou en construction qui devrait porter la demande en 2005 de 370 GWe à... 740 GWe en 2030. Voyez ou pas ?

Le coût d'extraction en lui même explose et c'est sans compter les TEq CO2 qu'elle génère. Voir la technique opaque et déplorable de la lixiviation des exploitants qui représente 41% de la production mondiale. De quoi faire passer la fracturation pour le gaz de schiste pour de l'amateurisme...

Hannicare | 06 février 2012 à 14h49
 
 

Cher Hannicare,

Il n'est jamais trop tard ;-)

Concernant la rareté de l'uranium, trois arguments :
1- La décision de l'Allemagne de sortir du nucléaire, la remise à plus tard de l'usage du nucléaire par d'autres pays a justement détendu le marché ! moins de demande...

2- le prix de l'uranium n'est que pour 5% dans le coût de l'électricité produite, lui même pour 40% du prix de l'électricité.
Si le prix de l'uranium double, cela augmente le prix de 2%...
Si le prix de l'uranium est multiplié par 10, cela augmente le prix de 20%...
Au delà, ré-enrichir l'uranium issu du retraitement devient rentable. L'extraction de l'uranium de l'eau de mer aussi.

3- En tout état de cause, à long terme l'idée c'est d'utiliser l'uranium 238 et pas juste le 235, avec les surgénérateurs. Mieux de passer au thorium.


Quant aux émissions de CO2 dues au nucléaire, on peut les décomposer par ordre d'importance croissant :
- mine
- béton et acier lors de la construction
- démantèlement, retraitement, transports, et autres
- enrichissement isotopique de l'uranium (qui consomme de l'électricité)

Mais à quantité d'électricité produite identique, toutes les autres sources d'électricité (sauf l'hydroélectrique) ont des bilans carbone moins bon :
PV : électricité utilisée pour fabriquer les panneaux (si c'est en Chine ou en Allemagne => le charbon)
gaz/charbon : ben forcément...
éolien : béton et acier, terres-rares...
(je peux chiffrer si ça vous amuse, ou donner des réfs.)

Polybutadiène | 08 février 2012 à 00h18
 
 

Polybutadiène :
1. L'allemagne représente 6% de la capacité de production mondiale. 5% de la part produite effective d'électricité nucléaire. La mise en service des futures centrales n'entrave d'aucune manière la croissance future de la demande en matière première.
Exemple de construction effective en cours : 8 en Russie ; 5 en Corée du Sud ; 11 en Chine ; 6 en Inde etc...

2.Vos chiffres sont erronés. Le spot Uranium côte est à 52$(US) la livre (454g). Ce qui correspond à une part de 20% dans le coût total de la matière première dans un MW nucléaire livré.
En parallèle, le cour LT de l'U3O8 est à 63$ fin 2011 et se stabilise. Rien ne présage une baisse péreine des coûts.
Un tarif de 100$ la livre d'uranium impactera de 45% les tarifs.

3. Nous parlons théorie ici, je ne me permettrai pas de subjectivité.

Le dégagement de CO2 ; Vous semblez omettre l'enfouissement/stockage, reportez-vous vers le documentaire "Into Eternity" si je puis vous le conseillez.
Egalement, on exclut le plupart du temps le processus de refroidissement de l'eau par tour de refroidissement... Basé sur des gaz à effet de serre fuorés parfois 7000 fois plus impactant que le CO2 (R-22T etc...).
Pour finir, un générateur électrostatique de 2MW (moteur éolien) n'a besoin d'aucune terre rare. La part béton/acier est proprement négligeable.
Pour le PV, c'est discutable en effet, des études sérieuse de bilan carbone sont actuellement en cours, je me ferai un avis à leur parution.
Cordialement.

Hannicare | 08 février 2012 à 17h00
 
 

Pour Hannicare Si vous voulez etre credible il faut donner des informations exactes
Le generateur des eolienne n'est pas electrostatique je veux esperer qu'il s'agit d'un lapsus..
Si les vielles eoliennes n'utilisaient pas de terres rares la tendance actuelle et surtout future va etre d'utiliser des machines du type synchrone qui suivant les optimisations de constructeurs seront soit desmachines a aimant permanent (d'ou terres rares, et là cela fait beaucoup d'aimants ) soit a excitation separées.
Quand vous considerez une eolienne de 2 MW cela necessite pour les nouvelles tendances
Un redresseur de 2MW
Un convertisseur de 2MW
Generalement une pUissance de transformateurs equivalente
(un peu moins de materiel pour les sytemes encore classiques a rotor bobine mais il afut alors y ajoure le multiplieur)
Faites le calcul de l'énergie neccessaire pour realiser convertsisseurs et redresseurs (IGBT au silicium de forte puissance condensateurs inductances et des quantitées de fer et de cuivre neccessaires )

Conclusion bien analyser une solution avant d'emmetre des jugements categoriques. les eoliennes modernes sont des merveilles de technologie mais on a rien sans rien.

fleurent | 09 février 2012 à 11h45
 
 

Cher Hannicare,

Je ne reviendrai pas sur les éoliennes, sauf si vous insistez ;-)

Pour l'enfouissement, je ne sais si vous parlez de celui des déchets (référence au film lyrique "Into Eternity") ou celui du CO2, qui est une dangereuse illusion.

Pour ce qui est des chiffres, ce sont ceux de la Cour, qui est le point de départ de la discussion...

Mais un petit calcul permet de vérifier les ordres de grandeurs si vous permettez :
taux d'utilisation du combustible : au moins 30 000 MWj/t.
soit 720 000 MWh/t de combustible.
soit 720 MWh/kg de combustible.
soit 360 MWh/livre de combustible environ. Comme on a enrichi l'uranium naturel pour faire le combustible, il faut diviser par 10 à 20 suivant la teneur du minerai.
soit au moins 18 MWh/livre d'uranium naturel.

Autrement dit le coût d'une livre d'uranium, 50$, disons 50 Euros, se réparti sur au moins 18 MWh.
En chiffres ronds, 1MW=50 Euros (marge haute de la Cour des Comptes). Donc, le coût de l'uranium = 1/18è du coût total = 2,5 Euros par MWh.
Soit 5%. C'est ce que je dis depuis le début, et c'est cohérent avec votre prix spot (mais Areva possède ses propres mines, donc).

Pour ce qui est des tours aéroréfrigérantes, vous confondez grossièrement avec un climatiseur ! Il N'y a PAS de fréons dedans ! Vérifiez !

C'est soit une étourderie de votre part, soit on a cherché à vous tromper !

Polybutadiène | 10 février 2012 à 11h10
 
 

Message pour Polybutadiène.
On n'utilise bien évidemment pas de fréons sur le circuit de production d'énergie électrique. Mais les centrales nucléaires concentrent des charges considérables de gaz frigorigènes pour maintenir en température clémente les installations de contrôle des centrales, les salles de commandes...
Ces installations qui étaient précédemment au R11 ou au R22 sont actuellement en cours de substitution : les constructeurs de groupes de froid ont commencé à livrer les nouveaux matériels utilisant des fluides à moindre impact en terme de réchauffement climatique (GWP).

Jacques Pallard | 13 février 2012 à 08h17
 
 

@Jacques Pallard :
Vous êtes en train de dire que finalement, c'est pas un problème, puisqu'on remplace les vieux fréons. Climatiser une salle de commande d'à peine 100 m2, c'est un sub-micro-détail.

Ne serait-ce que, par comparaison avec tous les frigos qui partent en décharge (ou plutôt devraient partir en décharge). Ou avec les centaines de milliers de bâtiments climatisés par ailleurs. Ou avec les clims de voitures. Ou les data-centers qui hébergent Actu-Environnement !

Ou même en relation avec les autres sources d'émissions de GES du nucléaire.

C'est juste un FAUX problème.

Accessoirement, on retrouve les mêmes fréons dans les mousses expansées pour isolation thermiques de bâtiment. Isoler est parfois nuisible du point de vue des émissions de GES !


Je constate qu'Hannicare (comme beaucoup d'autres) balance, par ignorance sans doute, des affirmations non-fondées, qui desservent la cause qu'il prétend défendre en sapant toute crédibilité.

Le sujet est compliqué, technique. OK, c'est difficile.

Mais il y a de raisons honorables d'être contre le nucléaire, et ces raisons sont parfois des plus simples et des moins technologiques.
Et ce n'est pas en accumulant des arguments bancales que vous convaincrez qui que ce soit.

Ni sur le coût, ni les coût des déchets, ni sur les émissions de GES (à tous stade de l'ACV), ni sur la dangerosité, ni sur la ressource n'a été fourni d'argument probant.

Tout ça, c'est de l'esbrouffe.

Polybutadiène | 15 février 2012 à 17h34
 
 

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