Condamné en octobre 2007 par le tribunal administratif de Rennes pour la prolifération des algues vertes en Bretagne qui avait pointé du doigt sa ''carence'' en matière de protection de l'eau, l'Etat avait peu après fait appel de ce jugement. Mais alors que le deuxième procès devait se tenir le 3 novembre à la cour administrative d'appel de Nantes, le Ministre du Développement Durable Jean-Louis Borloo et la Secrétaire d'État à l'écologie Chantal Jouanno ont décidé de renoncer à cet appel.
''Loin de se concentrer sur le passé, l'État souhaite désormais aller de l'avant sur la question des algues vertes'', a annoncé le 3 novembre dans un communiqué le Ministère du Développement durable.
Chantal Jouanno avait déjà indiqué début septembre être favorable au retrait de cet appel, après la mort d'un cheval fin juillet sur une plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d'Armor), asphyxié par les émanations gazeuses émises par les algues vertes. Alors qu'une note du préfet des Côtes d'Armor, envoyée le 4 septembre à François Fillon, évoque la nécessité d'un
''changement profond des pratiques agricoles'' pour aboutir à
''une diminution visible et notable'' des algues vertes, le Ministère a rappelé qu'une mission interministérielle, décidée par le Premier ministre cet été, sur la prolifération des algues vertes procède actuellement à des auditions en Bretagne. Cette mission devra rendre ses conclusions en décembre à François Fillon.
Rachida Boughriet
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