Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, Nicolas Hulot a rappelé hier aux 10 candidats signataires du Pacte écologique que le numéro deux du prochain gouvernement
soit bien en charge du développement durable, conformément à l'engagement pris à travers le Pacte.
Selon lui, les autres engagements écologiques
ne pourront être tenus ou mis en oeuvre s'il n'y a pas une cohérence gouvernementale, mais cette cohérence ne peut se faire que par le sommet de l'exécutif a-t-il déclaré.
Il faut qu'il y ait un lieu au sommet de l'exécutif, où on ne soit pas dans la réactivité mais dans l'anticipation, dans la planification pour organiser notamment
la transition d'une croissance quantitative à une croissance qualitative, a-t-il expliqué. Il a aussi préconisé une modification constitutionnelle pour créer à l'Assemblée nationale une
septième commission chargée du développement durable. Interrogé sur la tenue d'un Grenelle de l'Ecologie proposée par le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, l'animateur n' a pas exclu d'y participer :
Pourquoi pas?, a -t-il répondu :
Si c'est l'occasion de mettre sur la table un certain nombre de sujets qui méritent réflexion, concertation, et que sans préjugé on écoute différentes alternatives pour qu'après l'exécutif décide. Avec Jean-Marie Le Pen, seul parmi les principaux candidats à ne pas avoir signé la Pacte écologique,
il n'y a pas eu de dialogue, mais cela ne me gêne pas, a-t-il ajouté. Nicolas Hulot a rappelé sa neutralité dans la bataille présidentielle, et a de nouveau annoncé qu'il ne donnerait aucune consigne de vote entre les deux tours :
On a fait tout ce que l'on pouvait pour mettre au coeur de cette campagne les enjeux écologiques et climatiques. Il y a un moment où c'est la responsabilité de chacun. Il a par ailleurs jugé
injuste que la candidate des Verts Dominique Voynet ne soit créditée que de 1% ou 1,5% des intentions de votes.
Détails des propositions des candidats à la présidentielle