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La capacité de production mondiale des énergies renouvelables dépasse de près de 50 % celle du parc nucléaire

Les investissements dans les énergies renouvelables à l'échelle mondiale ont augmenté de 600 % depuis 2004, et sont principalement réalisés dans les pays du G20. En 2011, 83,5 GW d'EnR ont été installés.

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Les investissements dans les énergies renouvelables à l'échelle mondiale ont progressé de 6,5 % en 2011, atteignant 263 milliards de dollars, indique le Pew Charitable Trusts dans son étude annuelle intitulée "Qui gagne la course à l'énergie propre ?". "L'investissement dans les énergies propres, hors R&D, a augmenté de 600 % depuis 2004, grâce à des politiques nationales efficaces pour soutenir ces énergies, politiques qui créent une stabilité du marché", observe Phyllis Cuttino, directeur du programme Pew sur l'énergie propre.

L'énergie solaire a attiré 128 milliards de dollars (+44 %) et compte pour plus de la moitié des investissements en énergies renouvelables des pays du G20. La diminution par deux du coût des modules solaires a rendu cette énergie très attractive, compensant l'affaiblissement des mécanismes de soutien. Le prix de l'énergie du vent a également baissé en 2011.

"La combinaison de la baisse des prix et des investissements croissants a accéléré l'installation de la capacité de production de l'énergie propre avec un record de 83,5 gigawatts (GW) en 2011. Près de 30 GW de nouvelles centrales solaires et 43 GW d'énergie éolienne ont été déployés. La capacité de production de l'énergie renouvelable représente désormais 565 GW, soit près de 50 % de plus que la puissance électronucléaire installée en 2010", souligne le Pew charitable trust.

Les Etats-Unis reprennent la tête de la course

Les pays du G20 ont représenté plus de 95 % des investissements en 2011. Les Etats-Unis sont repassé en tête (48 milliards de dollars d'investissements), après avoir cédé leur place depuis 2009 à la Chine (45,5 milliards de dollars). Selon le Pew charitable trust, cette situation est liée à l'expiration fin 2011 du plan de relance américain et notamment du crédit d'impôt pour la production d'électricité à partir d'énergie renouvelable.

Les investissements dans les EnR  en Europe ont augmenté de 4 %, pour atteindre 99,3 milliards de dollars. Malgré cette faible hausse, elle reste la zone la plus attractive en 2011. L'Allemagne (30,6 milliards de dollars), l'Italie (28 milliards de dollars), le Royaume-Uni (9,4 milliards de dollars) font partie des pays ayant attiré le plus d'investissements privés en 2011. La France a connu le cinquième taux de croissance annuel avec une hausse des investissements de 36 % mais reste loin derrière ses voisins européens avec des investissements à hauteur de 5 milliards de dollars. Plus de 80 % des investissements en France ont concerné l'énergie solaire (4,4 milliards de dollars), les installations solaire ont augmenté de 145 %.

Réactions12 réactions à cet article

 

Vous oubliez de dire trois choses, ce qui rend cet article tout à fait idiot !
La source d'énergie qui a connu la plus forte croissance depuis 10 ans c'est le CHARBON (le véritable adversaire du nucléaire), deuxièmement si l'on regarde les différentes sources renouvelables le photovoltaïque est totalement négligeable face à l'hydroélectricité et la biomasse (dommage pour la jolie infographie de présentation) et troisièmement c'est bien beau de comparer les capacités de production mais ça ne sert à rien quand on connait les différence du taux de charge des différents renouvelables (il faut comparer l'énergie produite).
Je préfèrerais que l'on se débarrasse vite fait de l'énergie nucléaire mais ce n'est pas en faisant de la démagogie stupide que l'on y arrivera !

Ivan | 13 avril 2012 à 09h12
 
 

Ivan a raison de préciser qu'il est plus pertinent de comparer l'énergie produite plutôt que la simple puissance installée.
Voici un exemple:
Pour chauffer ma maison j'ai consommé cet hiver 1142 kwh.
J'ai produit 2852 kwh d'origine photovoltaïque.
Le chauffage de ma maison est à 100% d'origine solaire (thermique et photovoltaïque).
Finalement, le solaire, ce n'est peut-être pas si idiot !

mikel14 | 13 avril 2012 à 10h04
 
 

Le titre est trompeur, à la limite du mensonge puisque Pew parle en fait de la capacité nucléaire installée en 2010 !
Et encore, on parle de capacité, pas de production réelle… Ivan a raison de souligner que, si l'on ne veut pas rester dans le monde des bisounours, il faut parler de production et plus seulement de capacité. Il me semble que le rôle d'une journaliste n'est pas de répéter la propagande du Pew, mais plutôt d'avoir un oeil critique sur les données qu'il délivre.

tastu | 13 avril 2012 à 10h34
 
 

Ivan semble très énervé ce matin...
Oui bien sur tu as raison Ivan, il faut aussi prendre en compte l'Energie produite, cela étant dit cette donnée n'est pas suffisante. La meilleure donnée à prendre en compte est l'Energie produite au moment de la demande de la consommation, donc pas seulement le taux de charge, pas seulement la capacité totale de production mais la production au moment ou le consommateur en a le plus besoin.

arthur duchemin | 13 avril 2012 à 10h47
 
 

Tout à fait d'accord avec les autres commentaires, le PV, l'éolien et en partie l'hydroélectricité ne fonctionnent généralement à puissance nominale que 1000 à 2000 heures par an, tandis que le nucléaire (ou le charbon chinois) tourne près de 8000 heures par an. La capacité de production réelle reste donc largement inférieure !

Titi | 13 avril 2012 à 14h28
 
 

Il serait utile à la compréhension d'avoir les valeurs des productions électriques considérées. Des investisseurs investissent pour du retour sur leurs investissements. Cela justifie leurs choix.

Il serait bon de le citoyen puisse alors juger en toute connaissance, entre l'éolienne et la bougie.

audaces | 16 avril 2012 à 09h45
 
 

Bonjour,une candide s’immisce dans vos réflexions.
Par le passé ,lors de la mise en place du parc Nucléaire,les couts on été minimisés on ne parlait que création et entretien des centrales sans envisager les couts du démontage futur et l'impact des déchets.
En ce moment pour toutes solutions alternatives on répète les erreurs d’appréciation du passé.Personne ne me dit si la ressource est suffisante pour créer autant de batteries qu'il va en falloir pour le parc véhicules électriques et comment on recycle les batteries.
Personne ne me dit que la plupart des cellules photovoltaïques sont fabriquées en chine et que les importer à un cout économique et écologique car il contribue au déficit de la balance.
Personne ne me dit comment je vais recycler les panneaux solaires sur mon toit et combien cela va me couter.
Personne ne me dit ce que coute l’éolien offshore,ses réseaux très longs et les difficultés à entretenir les stations .
Pareil pour biomasse,hydraulique et autres .
J'aimerais qu'on donne au citoyen des chiffres du berceau au tombeau pour avoir une vue intégrale des avantages et inconvénients.
A ce jour je ne trouve qu'aucune solution n'est satisfaisante.
Nos concitoyens cherchent des solutions pour continuer à consommer alors que la sagesse voudrait qu'ils réfléchissent à réduire leur consommation.
C'est comme si je disait à mes enfants je n'ai plus d'argent mais ce n'est pas grave je vais souscrire un nouvel emprunt ,plutôt que d'adapter mes dépenses à mes revenus

Corinne | 17 avril 2012 à 06h01
 
 

Pour les coûts cachés du nucléaire... ils sont tellement bien cachés que même la Cour des Comptes, dans sont rapport de janvier dernier, n'a pas été capable d'en donner une approche fiable ! Il faut en effet considérer :
- la R&D depuis 1946,
- la mise en sureté post-Fukushima de toutes les centrales,
- le coût de la prolongation des centrales les plus anciennes,
- le démantèlement futur de l'ensemble des réacteurs,
- la fuite en avant des coûts de l'EPR,
- le stockage et l'enfouissement pour 1000, 10000, 1.000.000 ans...
- les assurances (actuellement c'est le contribuable lambda qui sera appelé à indemniser l'évacuation de sa propore maison que son assureur a exclu de son propre contrat... oups).
Coté ENR, c'est nettement plus simple d'autant que (dans le cas de l'éolien par exemple), vous ne pouvez construire que si vous êtes en mesure de justifier le provisionnement pour démontage et récyclage à l'issue du contrat... ou (dans le cas du photovoltaïque) on ne parle que de verre et d'aluminium, que l'on sait déjà recycler ; les autres composants représentant des volumes bien inférieurs aux normes réglementaires les plus strictes, qu'il s'agisse de métaux rares ou de résidus des traitements chimiques.
Maintenant on peut continuer à comparer nucléaire et ENR, mais le corps social ne VEUT PLUS d'atome inmaîtrisable en cas de problème (T M I, Tchernobyl, Fukushima... C'est qui le prochain ????).

RICE | 19 avril 2012 à 10h56
 
 

Mes panneaux photovoltaiques, qui ne sont malheureusement pas suffisamment bien orientés, couvrent pratiquement mes dépenses en Gaz et électricité.
Poursuivre le nucléaire c'est jouer avec le feu (nucléaire !!).
C'est comme si on confiait une arme à un enfant de 2 ans !!
Les systèmes de stockage de l'éolien et du photovoltaique existent mais bien sûr on peut faire mieux et je suis confiant ; on y arrivera !
Je voudrais voir la tête de nos descendants dans 1000 ou 2000 ans quand ils trouveront enfouis nos déchets toxiques qui auront entre temps polluer une bonne partie de la planète !
Je non au nucléaire, mais ce n'est pas pour autant que je suis pour un retour à la bougie ! Il faut compter aussi sur les économies d'énergies que l'on peut réaliser dans une maison. Les appareils ménagers consomment (beaucoup) moins qu'avant, mais on peut encore faire mieux ! Les logements que l'on construit sont désormais en BBC mais on peut encore faire mieux avec les logements à énergie positive (il y a déjà quelques HLM construites qui ne consomme pratiquement rien en chauffage).
Adoptons le slogan : si on veut on peu !

PP | 22 avril 2012 à 16h26
 
 

Navré pour mon premier commentaire certes un peu agressif, mais parfois la pression monte !

Pour répondre à ce dernier commentaire, j'ajouterai qu'il faut absolument faire rentrer l'enjeu démographique dans ces considérations, sans quoi cela n'a aucun sens. Si l'on arrivait à stabiliser notre population à un niveau inférieur à celui d'aujourd'hui, c'est autant d'électricité nucléaire à produire en moins, d'urbanisation destructrice en moins et d'indépendance alimentaire en plus ! Aujourd'hui c'est l'inverse vers lequel on tend et on considère toujours comme un atout la forte natalité française. Je pense que c'est du suicide !

Ivan | 23 avril 2012 à 09h56
 
 

Bonjour
Je rejoins Ivan dans sa démarche.
Pour les politiques la croissance semble LA solution universelle.
Je pense que c'est suicidaire et qu'il est largement temps de penser à la décroissance à tous les niveaux.
Pour les pays dominants il semble difficile de l'imposer, comme cela à été fait en Chine (Quel serait le chiffre de la population mondiale si les chinois n'avaient pas contrôlé la natalité ? )
Il n'est que temps de se poser la question de la réduction des naissances ,nous ne pouvons plus continuer à croitre ainsi.Notre planete est un monde fini,nous ne pouvons lui en demander plus que ce qu'elle peut raisonnablement donner ou supporter.

Corinne | 23 avril 2012 à 11h24
 
 

Il est certain qu'il faudrait aussi stabiliser la natalité.
Les Chinois l'ont fait. Je pense aussi que c'est une question de "survie", car c'est bien de survie dont il s'agit ; surtout si on continue à vivre de la même manière. Il faut arrêter l'expansion des constructions individuelles au détriment de la nature. Je suis pour des logements en immeubles pourvu qu'ils soient décents, intelligents, économe en énergie et facile à vivre. Il y a des exemples (mais pas en France) de réalisations magnifiques avec grandes terrasses arborées.

PP | 23 avril 2012 à 11h33
 
 

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