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La place du nucléaire dans le monde

L'énergie nucléaire Actu-Environnement.com - Publié le 09/05/2011
L'énergie nucléaire  |    |  Chapitre 1 / 9
L'énergie nucléaire s'est fortement développée dans le but de répondre à une demande en énergie toujours croissante. Ainsi aujourd'hui, les 437 réacteurs nucléaires en fonctionnement dans 32 pays du monde produisent 16 % de l’électricité mondiale selon le Commissariat à l'Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA), soit 361GWh et l'on compte quelque 34 réacteurs en cours de construction et autant en projet.
Le coût que représente la construction d'une centrale ne permet qu'aux pays développés de disposer de ce mode de production énergétique. Ainsi les pays qui possèdent le plus de réacteurs dans le monde sont les Etats-Unis (104), la France (58), le Japon (53) et la Russie (31).

La production d


La production d'électricité à partir du nucléaire dans le monde © Le cartographe.net

Qu'en est-il pour l'Europe ?

Les sources d'uranium
Le développement de cette énergie a entraîné une dépendance envers une nouvelle ressource : l'uranium. Or les pays produisant de l'énergie nucléaire ne sont pas ceux qui disposent des ressources en uranium qui sont principalement l'Australie, le Kazakhstan et le Canada. Selon l'AIEA, "aux taux de consommation de 2008, le total des ressources d'uranium identifiées sont suffisantes pour plus de 100 ans d'approvisionnement".
Au 1er Avril 2011, 143 réacteurs nucléaires étaient officiellement opérationnels dans l'Union européenne soit 34 de moins qu'en 1989, année au cours de laquelle le nombre maximum de réacteurs a été atteint. Dans l'Union, chaque pays membre décide de ses options énergétiques. Cela conduit donc à un panorama d’options très contrasté.

Ainsi certains pays misent principalement sur le nucléaire, particulièrement la France avec 59 réacteurs ; d’autres n’en ont pas du tout comme l'Irlande, l'Autriche, la Norvège, le Danemark, l'Italie, etc. L’Italie et l’Autriche se sont prononcées contre l’énergie nucléaire dès les années quatre-vingt. La Suède (10) a quant à elle décidé dans les années quatre-vingt de sortir du nucléaire à l’horizon 2010 mais n’a réussi, jusqu’à présent, à arrêter qu’une seule centrale. L’Allemagne (17) pris la décision en 2002 avec la loi "Atomgesetz" de sortir du nucléaire d'ici à 2021. En septembre 2010, cette échéance avait été repoussée par le gouvernement d'Angela Merkel de 12 ans mais la catastrophe de mars 2011 survenue à Fukushima au Japon l'a poussé à modifier ces plans. L'Allemagne pourrait fermer sa dernière centrale nucléaire d'ici 10 ans. La Belgique (7) a également décidé en 2001 de sortir du nucléaire à l'horizon 2025, mais aucune action dans ce sens n'a été clairement engagée.

À contrario, la Suisse (5) a refusé, en mai 2003, de sortir du nucléaire. Tandis que la Finlande (4) a commandé un réacteur nucléaire EPR en décembre 2003 qui est en cours de construction depuis 2005 à l'ouest de la Finlande sur le site d'Olkiluoto. Sa mise en service a été plusieurs fois repoussée, mais selon les dernières estimations, la centrale devrait entrer en service en 2013. La France a quant à elle décidé de construire un démonstrateur EPR sur le site de Flamanville (Manche) dont la mise en service est prévue pour 2012. Un autre EPR est également en projet à Penly (Seine-Maritime). Sa mise en service est officiellement prévue pour 2017.

Cette absence de vision commune entre les États membres de l’Union européenne crée un environnement politique globalement peu favorable au nucléaire, et pourtant cette énergie occupe aujourd’hui une place importante en Europe où elle représente 35% de la production de l’électricité.

La France, numéro 2 du nucléaire dans le monde

En France, comme dans le monde, l'énergie nucléaire s'est imposée suite aux chocs pétroliers des années 70, afin d'accroître l'indépendance énergétique du pays. Ainsi, en 1974, le gouvernement a mis en place un programme de construction de centrales nucléaires.
Aujourd'hui, le parc nucléaire français est composé essentiellement de réacteurs à eau pressurisée (REP), réacteurs de deuxième génération. La puissance installée du parc nucléaire était de 63.261 MW en 2009, pour une production nette de 390 TWh, avec 58 réacteurs répartis sur 19 sites, selon l'Observatoire statistique du ministère de l'écologie. Le parc nucléaire assure 78,4% de la production électrique nationale selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Mais toute l'électricité produite en France n'est pas consommée et une partie est exportée. Ainsi en 2010 les exportations ont été plus importantes que les importations de 29.5 TWh (solde exportateur). Une augmentation du solde exportateur de 19% par rapport à 2009 a été observée, selon le Bilan électrique français 2010. Mais au cours de cette même année 2010, la France a également été plus importatrice avec 72 journées (solde importateur), contre 57 en 2009.

Mélanie Favrot

Quelques repères historiques
La production d'énergie nucléaire est récente, elle remonte aux années trente, période pendant laquelle la réaction de fission a été découverte. Ses premières utilisations ne furent pas pour la production d'énergie, l'atome a d'abord été limité à un usage militaire. Le passage au nucléaire dit ''civil'' a été incité par le président américain Eisenhower lors de son discours ''Atoms for Peace'' en décembre 1953 (en pleine guerre froide) devant le conseil de l'ONU.

C'est donc suite à cela que la première génération (Génération I) de réacteurs nucléaire vit le jour, dans les années 50-60. Les premiers prototypes furent principalement construits aux États-Unis, en Russie, en France et en Grande-Bretagne. Cette première génération fonctionnait à l'uranium naturel, l'uranium enrichi n'étant pas encore sur le marché.

Puis pendant les années 70 à 90 s'est développée la seconde génération de réacteurs (Génération II) qui correspond aujourd'hui à la majorité du parc en exploitation dans le monde. L'objectif était alors de rendre cette énergie compétitive pour faire face aux tensions engendrées par les dépendances envers les énergies fossiles. Cette époque fut celle du déploiement des réacteurs à eau sous pression (REP) et des réacteurs à eau bouillante (REB), qui constituent ensemble, aujourd'hui, plus de 85% du parc électronucléaire mondial selon le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).


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Réactions1 réaction à cet article

 

cet article m'intéresse pour la préparation de ma thèse de licence en Physique.

ismail | 21 mars 2014 à 22h58
 
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