Le Parlement européen, qui se félicite de la conclusion en 2006 de l'accord international sur les bois tropicaux (AIBT), juge cependant les résultats insuffisants pour lutter contre la régression des forêts tropicales.
Dans une résolution adoptée le 24 septembre à une large majorité par 616 voix pour, 9 contre et 10 abstentions, les députés invitent la Commission et les États membres à accroître
sensiblement les ressources financières consacrées à la conservation et l'exploitation
écologiquement responsable des forêts tropicales.
Les députés invitent également la Commission
à appuyer les initiatives visant à renforcer la gouvernance et les capacités dans le domaine environnemental et encourager
les filières économiquement viables susceptibles de remplacer l'exploitation forestière, l'exploitation minière et les pratiques agricoles destructrices.
Selon le Parlement, les politiques de marchés publics devraient notamment imposer que le bois et les produits dérivés proviennent
de sources légales et durables.
L'attribution de labels, qui donne aux consommateurs la garantie que le bois qu'ils achètent non seulement est d'origine légale, mais aussi provient de forêts exploitées d'une manière durable, peut compléter utilement les accords internationaux, estiment les députés à condition que les labels fassent l'objet d'une vérification par des organismes indépendants, soulignent-ils.
Chaque année, plus de 800.000 hectares de forêts tropicales du bassin du Congo (Gabon République Démocratique du Congo, etc.) sont détruits sous la pression démographique et économique alors qu'ils abritent la plus grande partie des populations de grands singes au monde. L'Indonésie qui possède près de 80% des dernières forêts tropicales primaires d'Asie du Sud-Est ( îles de Bornéo, de Sumatra et en Irian Jaya), a perdu en 50 ans 72% de ses forêts anciennes.
R. BOUGHRIET
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