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Production viticole sans sulfite : le point de salut pour le vin bio ?

La demande de bio ne faiblit pas en France. Mais avec 8% de viticulteurs reconvertis au bio, la filière est en passe de saturer. La production sans sulfite apparaît comme un nouveau débouché, notamment pour exporter vers l'Amérique du Nord.

Reportage vidéo  |  Agriculture  |    |  Actu-Environnement.com
Production viticole sans sulfite : le point de salut pour le vin bio ?

L'attrait des Français pour les produits bio ne faiblit pas ! Une attente qui, depuis février 2012, bénéficie à la filière viticole date depuis à laquelle l'Union européenne a adopté de nouvelles règles qui permettent de promouvoir du "vin bio" plutôt que du "vin obtenu à partir de raisins issus de l'agriculture biologique". Pas étonnant dans ces conditions qu'avec 8,2 %, la viticulture - traditionnellement fortement utilisatrice de pesticides - affiche le plus fort taux de conversion en faveur du bio dans l'agriculture française.

Un marché bientôt saturé ?

Revers de la médaille, la filière de vin issue de l'agriculture biologique auparavant concentrée autour de petits producteurs s'est intensifiée et utilise désormais souvent les outils mécanisés de l'agriculture conventionnelle. La production augmente fortement tandis que la demande commence à stagner. Dans ce contexte, la production sans sulfite, condition sine qua non pour pouvoir commercialiser du vin estampillé bio en Amérique du Nord, semble constituer un débouché à privilégier pour les viticulteurs. Reste que la concurrence internationale faisant rage, le sans sulfite ne saurait remplacer le nécessaire soin accordé à l'élaboration pour proposer des vins bios… de qualité.

Musicloops.com / Gypsy Swing-Compositeur : Dorian Charnis | Styleloops.com

Réactions6 réactions à cet article

 

J'aimerais comprendre.
Dans l'idéal, toutes les précautions prises pour produire du vin bio et sans sulfites, ne devraient-elles pas être généralisées à toutes les productions, pour le plus grand bien de la qualité organoleptique des vins et de la santé de leurs consommateurs ?

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 10 octobre 2013 à 22h56
 
 

En effet Jean-Claude
le bon sens de "base" niveau CP + le principe de précaution + les pénalités qui devraient s'appliquer suivant le principe pollueur-payeur devraient conduire à la production de nourriture sans aucune molécule ayant des conséquences graves sur l'organisme humain ! Nos politiques ne font que tergiverser sous la manipulation des lobbies en tout genre.

Lorsque j'achète un produit lambda, je ne souhaite pas acheter les pesticides,insecticides,bactéricides, fongicides, renforcateur de gout, colorants.conservateurs, humectants et autres cochonneries qui sont dedans. Que fait le législateur français si ce n'est des grands discours et bien peu de choses dans le monde réel.

arthur duchemin | 11 octobre 2013 à 10h00
 
 

Jean Claude, vous avez raison, si des efforts (ou des solutions) sont trouvées pour du bio sans sulfite, il faudrait les généraliser à la production non bio.

Le problème est que les sulfites stabilisent le vin en contrôlant la microflore. C'est notamment important pour les années humides (forte pression en maladie). A l'heure actuelle, faire sans sulfites entrainerai sans doute des surcouts importants. Faire des efforts dans ce domaine est plus facile pour le bio car les consommateurs sont demandeurs, quitte à payer un plus cher pour ça. Il faut savoir aussi que beaucoup de consommateur sont méfiants envers le vin bio, juste pour l'aspect gustatif. Au point que des grands crus de Bourgognes (pour ce que je connais) sont en bio voir biodynamie mais ne le disent pas !

Cela dit il y a sans doute de la marge de progression quand on voit certains blancs qui vous donnent une barre à la tête à la première gorgée !

jujuniep | 11 octobre 2013 à 10h03
 
 

Il y a tout de même une mentalité vieillote en france, certains toujours ancrés à croire que le vin bio c'est de la flotte sans jamais y avoir goutté .... juste pathétique.
Maintenant j'aimerais que les viticulteurs planchent également sur la viticulture en biodynamie ( labélisation DEMETER ) qui respecte encore un peu plus la terre que ne le fait la certification AB.

Manu | 11 octobre 2013 à 13h15
 
 

Il semble tout de même que cette mentalité "vieillotte" soit un peu passée de mode car devenue infondée avec l'amélioration gustative des vins bio.
Il y a un certain nombre de viticulteurs en biodynamie, sans doute pas assez mais plus que de bouteille étiquetée DEMETER. C'est juste qu'ils ne le disent pas trop fort...

jujuniep | 11 octobre 2013 à 14h43
 
 

Depuis 6 ans nous avons créer une charte de travail du vin sans sulfite de synthèse
Bien sur le travail du sol, levures et bactéries doivent etre boustées par les préparations Biodynamie et d'autres préparations.
Cette recherche des soufres naturels épurés est brevetée.
Ces soufres ne sont que un oligo-élément dans les vins et non un sulfite.
Depuis 1996, mes vins de Sauternes sont travaillés ainsi, exportés vers les E.Unis, et ne s'oxyde pas.

alain dejean

DEJEAN ALAIN | 22 octobre 2013 à 20h59
 
 

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