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Nucléaire : l'ASN n'est pas satisfaite du budget accordé à la sûreté par l'Etat

Energie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Le 16 février, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a rendu public son avis relatif au budget du contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France pour les années 2016 et 2017.

Si l'ASN "prend acte de l'effort consenti par le Gouvernement et le Parlement pour lui accorder 30 postes supplémentaires sur le triennal 2015-2017 et pour maintenir les crédits d'expertise de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire", elle déplore toutefois "que cet effort demeure insuffisant au regard des enjeux actuels".

En conséquence, elle "réaffirme que le dispositif de contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection constitué de l'ASN et de l'IRSN doit être doté de moyens supplémentaires", conformément à ses demandes répétées effectuées depuis trois ans.

Les problèmes de l'EPR ne sont pas prioritaires

Dans ces conditions, l'ASN "donne la priorité au traitement des sujets comportant les enjeux les plus importants en termes de protection des personnes et de l'environnement". Elle précise que "faute d'effectifs suffisants, elle devra, dès 2016, privilégier le contrôle des installations et activités existantes au détriment des projets nouveaux". La menace est à peine voilée : l'étude des tests réalisés par Areva afin d'obtenir une autorisation dérogatoire pour la cuve de l'EPR n'est pas prioritaire aux yeux de l'Autorité…

Réactions2 réactions à cet article

 

L'ASN devient un état dans l'état qui au motif de la sureté étend son périmètre et exige de plus en plus de moyens, sans aucun contre-pouvoir. Surfer ainsi sur l'inquiétude rampante dans la population autour du nucléaire (construite et instrumentalisée) est indigne. Le chantage à l'examen du dossier de l'EPR est écœurant. Il suffit de comparer avec ses homologues à l'étranger : en Angleterre, l'autorité garantit mettre la sureté en avant mais garantit aussi ne pas être un facteur de retard pour le démarrage des EPR de Hinkley-Point ; en Belgique, une expertise est exigée pour l'analyse des fissures des cuves de Doel et Tihange mais leur résultat n'est pas attendu pour autoriser le redémarrage des réacteurs, vitaux pour le pays. Un tel pragmatisme, une position tellement raisonnable, c'est bien cela qu'on attend d'un organisme tout-puissant mais responsable devant la nation.

dmg | 20 février 2016 à 20h20
 
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Voilà où conduit la création d'une instance totalement indépendante, donc sans aucun contre-pouvoir : inéluctablement, elle réclame toujours plus de moyens.
Il est nécessaire que l'ASN, dont les compétences ne sont pas en cause, d'une part apprenne à rendre compte à la représentation nationale (parlement), mais aussi que trop de pouvoir tue le pouvoir.
Ses exigences toujours croissantes en matière de sûreté conduisent à rendre la complexité et le coût des installations nucléaires de plus en plus insupportables : là aussi trop de sûreté tue la sûreté.
Comme le nucléaire est indispensable à une transitions vers une énergie bas carbone, et que l'énergie est indispensable à notre économie, il faut le préserver : donc éviter les excès de pouvoir d'une ASN afin que ses exigences sans limites ne tue pas le nucléaire donc notre économie, donc notre société.

stud38 | 21 février 2016 à 19h24
 
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