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Actu-Environnement

La protection des riverains contre les pesticides : un amendement ambigu

L'amendement à la loi d'avenir agricole relatif à la protection des riverains contre les pesticides soulève les passions. Retour sur cette disposition discutée à la lumière du dernier avis de l'Anses.

Agroécologie  |    |  Cyrielle ChazalActu-Environnement.com

Mercredi 25 juin, la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a adopté un amendement relatif à la protection des riverains de zones d'épandage de produits phytosanitaires, dans le cadre de la loi d'avenir agricole.

Par cet amendement, le gouvernement réaffirme au niveau de la loi ce que l'arrêté du 27 juin 2011 prévoyait déjà, c'est-à-dire "l'interdiction d'utilisation des produits dans l'enceinte des écoles, des crèches, des haltes garderies, des centres de loisirs, dans les aires de jeux destinées aux enfants, ainsi qu'au sein des centres de soins, des hôpitaux ou des maisons de retraite".

Un aveu d'échec de la réglementation jusqu'alors applicable

Mais l'amendement est également un aveu d'échec de la réglementation en vigueur, qui a échoué à lutter contre le transport des pesticides sur les parcelles voisines. "Cet amendement prévoit qu'à proximité de ces établissements, il convient de mettre en œuvre des mesures qui empêchent la dérive de produits phytopharmaceutiques". Des haies, des buses anti-dérives et la fixation de dates et d'horaires de traitement des cultures figurent parmi les solutions.

Alors qu'une étude menée par Générations Futures fin 2013 a conclu à l'exposition des enfants aux pesticides en zone agricole, et que 23 enfants d'une école de Villeneuve (Gironde) ont souffert de malaises suite à "un épandage « inapproprié »" de pesticides en mai 2014, cet amendement était attendu.

Mais il y a bien échec du droit applicable, car l'arrêté du 12 septembre 2006 prévoit déjà que "des moyens appropriés doivent être mis en oeuvre pour éviter" l'entraînement des pesticides hors de la parcelle traitée. Et les autorisations de mise sur le marché de pesticides doivent imposer des conditions particulières d'emploi lorsque cela est nécessaire à la protection des personnes et de l'environnement.

Face à ces risques sanitaires, le ministère de l'Agriculture a demandé à l'Anses un avis scientifique, qui a été remis le 20 juin. Il relève l'existence de plusieurs épandages inappropriés, en violation de l'arrêté de 2006. Pour l'Agence, le décalage entre les normes et les faits "constatés sur le terrain peuvent justifier de nouvelles dispositions réglementaires préconisant des mesures de gestion des risques". Mais son avis n'indique pas précisément les mesures adéquates : "il n'est pas possible d'indiquer sur une base purement scientifique des mesures pertinentes de portée générale".

Pas de périmètre "zéro pesticides"

Certaines associations appellent de leurs vœux une interdiction pure et simple des pesticides dans un certain périmètre autour des lieux accueillant des enfants ou des femmes enceintes, y compris leur habitation. "Il est temps aujourd'hui que le législateur répare ses manques en prescrivant lors du vote de la loi d'avenir pour l'agriculture les 7 et 8 juillet prochains des zones sans pesticides autour des lieux accueillant les enfants et les femmes enceintes : écoles, crèches, terrains de jeu et aussi bien sûr, les domiciles où vivent ces personnes", déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

Mais l'amendement ne prévoit un périmètre d'interdiction des pesticides que dans les cas où les mesures visant à protéger les riverains (horaires de traitement, haies, etc.) seraient insuffisantes pour assurer cette protection. Dans une telle hypothèse, "l'autorité administrative détermine une distance minimale adaptée en deçà de laquelle il est interdit d'utiliser" ces produits phytosanitaires.

"Il y aura des protections", avait assuré Stéphane Le Foll. Mais le gouvernement a rappelé, dans l'exposé des motifs de son amendement, qu' "il n'a jamais été question d'interdire l'utilisation des produits phytopharmaceutiques autour de toutes les zones bâties". Ce rappel fait écho à la colère des agriculteurs, qui ont manifesté à l'appel de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs dans toute la France contre le poids des contraintes réglementaires pesant sur eux. Une limite de 200 mètres sans pesticides autour des lieux énumérés par les textes avait effectivement été évoquée par Ségolène Royal. Mais une telle zone-tampon correspond à une perte de terrains importante pour les agriculteurs, ont réussi à faire valoir les organisations agricoles.

Réactions33 réactions à cet article

 

Encore un projet de réglementation mesquine, pour agacer les exploitants agricoles.

La loi doit rendre pénalement responsable celui qui épand le produit, avec inversion de la charge de la preuve au profit de celui qui a indument reçu le produit épandu. celui qui épand sera dès lors tenu d'avoir la traçabilité de ses épandages.

audaces | 30 juin 2014 à 10h24
 
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Epandre des Pesticides à côté d'un Centre Culturel et de Jeux pour les Enfants, oui ,ça existe, sans même tenir compte de la direction des vents ! Inutile de le signaler, l'Adjoint Environnement est le plus grands Agriculteurs! et bien sûr, en arrosant tous les riverains!

arthur | 30 juin 2014 à 11h49
 
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C'est dangereux les pesticides? .On parle pourtant de protection des plantes (dixit l'UIPP)!

Bon pour les plantes mais pas pour les gens!:"Bizarre"

Autrement il y bien une solution pour ne pas mécontenter nos chers paysans, c'est la distribution de masques à gaz à la population exposée, pas très pratique mais efficace

lio | 30 juin 2014 à 17h55
 
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Respecter la loi c'est un minimum qui n'est pas accepté par la FNSEA
Il y a heureusement des agriculteurs responsables qui ne font pas n'importe quoi au motif de rentabilité

MEYNIERMICH | 30 juin 2014 à 19h22
 
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des paysans ? où des paysans ?
Ah vous voulez parler de ces sous-traitants (sans jeux de mots) de l'industrie agro-alimentaire, subventionnés par nos impôts européens et qui polluent, pourrissent la terre en nous empoisonnants ?
Oui il faut leur imposer une zone tampon autour de tous les lieux publics y compris les habitations !
Alors il faudra réinventer les gestes des vrais paysans dans un agriculture raisonnée, voire bio (on peut rêver...)

pop3356 | 01 juillet 2014 à 10h36
 
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"Certaines associations appellent de leurs vœux une interdiction pure et simple des pesticides dans un certain périmètre autour des lieux accueillant des enfants ou des femmes enceintes, y compris leur habitation."
Que les femmes enceintes mettent un chiffon rouge à leur fenêtre pour prévenir les agriculteurs.
Un pesticide qui s'envole chez les voisins est un pesticide non efficace pour la culture...donc une perte d'argent, c'est pourquoi les agriculteurs traitent sans vent, ni pluie pour pas léssiver le produit. Maintenant vu la taille des exploitation et le temps disponible pour effectuer tous les travaux, on se retrouve à travailler avec un peu de vent....

moris | 01 juillet 2014 à 10h51
 
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Je vois régulièrement des paysans qui ont la drôle de manie de travailler le week end et particulièrement aux abords des habitations des non-paysans qui se reposent le week-end dans Leur campagne avec : fumées de gazole, pesticide ou engrais et bruits ...! j'ai même demandé à mon voisin viticulteur (vigne à 10 metres de ma terrasse) de me prévenir par mail avant (tous les 10 jours) pour ainsi fermer les fenêtres et rentrer le linge. Il y a des comportements que certains paysans devraient avoir pour le respect des autres qui contribuent à remplir les écoles, etc...depuis que je suis en charente, je n'achète désormais que du pinaud bio écouré de voir tout ce qui se déverse sur la vigne !

jeanmaco | 01 juillet 2014 à 11h29
 
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Moris, je suppose que vous êtes exploitant agricole ?

pop3356 | 01 juillet 2014 à 11h31
 
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L 'utilisation des produits phytosanitaires est déjà fortement réglementée à chacun de la respecter et à l ' Etat de faire respecter la réglementation .
L ' incident survenu en Gironde a été provoqué par l' utilisation de produits bio ( souffre ) dans des conditions inappropriées (vent )
La proposition de Ségolène Royal d ' interdire tout traitement à moins de 200 m des habitations reviens à exclure 13 millions d ' hectares de la production agricole .
Les traces de produits retrouvées dans l ' études de génération future correspondent à la prise d 'un cachet d ' aspirine partagé entre milliards de personnes ! ...

balxha | 01 juillet 2014 à 13h28
 
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""La proposition de Ségolène Royal d ' interdire tout traitement à moins de 200 m des habitations reviens à exclure 13 millions d ' hectares de la production agricole ""
Je connais pourtant des exploitants Bio qui ne mettent aucun intrant phyto, avec un rendement meilleur que l'agri conventionnel...
Comment cela se fait-il...
CETTE SURFACE N'EST DONC POUR VOUS PAS AGRICOLE...

L'objectif est juste que l'agriculteur redevienne un agriculteur et retravaille avec la nature qui est sa source de bénéfice...
Et d'arrêter de suivre la FNSEA qui coule les exploitants (ex, le patron de la FNSEA importe du poulet OGM du brésil via ses filiales...et après les agriculteurs râle contre la concurrence déloyale... c'est leur chef qui les *****)

""Les traces de produits retrouvées dans l ' études de génération future correspondent à la prise d 'un cachet d ' aspirine partagé entre milliards de personnes ! ...""
et alors, un gr d'aspirine ne pose pas de problème, mais un gr de cyanure oui...

Vive la PAC, la FNSEA et les JA

tt | 01 juillet 2014 à 17h12
 
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bien dit tt, et tout à fait d'accord avec vous !
Quant à balxha, c'est consternant. Vous minimisez ou travestissez les choses : incident, 23 enfants intoxiqués ! le soufre n'est pas un produit bio mais peut y être utilisé dans des compositions et des dosages différents que dans l'industriel,
Vous refusez vraisemblablement les évidences et en particulier que les choses changent, la terre, la bouffe, les paysans (les vrais) et les consommateurs sont en train de finir de s'empoisonner et en ont plus que marre. Vous rallerez encore car vous aurez un train de retard.

pop3356 | 01 juillet 2014 à 18h00
 
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ah lala, je suis atterrée par certaines réactions, que le monde connaît mal l'agriculture mais se permet tous les raccourcis...
je serais curieuse de savoir si le pinaud bio ne reçoit ni soufre, ni cuivre... que tous ceux qui fustigent l'agriculture me disent s'ils n'ont jamais mis de bouillie bordelaise ou d'antilimaces dans leur potager ! le cuivre qui s'accumule dans les sols au risque de l'intoxiquer, ça, on n'en parle pas...
et pour ceux pour qui 13 M d'ha, ce n'est rien, il faut savoir que ça représente + de 50 % de la surface cultivée pour certains départements si la bande de 200 m autour des lieux habités est mise en place. Dans cette bande, on ne pourra pas + faire d'agriculture bio que d'agriculture conventionnelle ! Alors quoi ? Si on ne veut que du bio et qu'on enlève ces 13 M d'ha, il nous restera quel choix ? celui d'importer tous les produits bio nécessaires des pays voisins voire lointains ? Bien sûr, tous ces kms parcourus en camion ou avion, ça ne pollue pas, non... et on s'imagine que si on a le label AB, on est sûr de la qualité autant que pour les produits AB en France, évidemment...
c'est comme dans un autre article de l'actu d'aujourd'hui : les consommateurs ne veulent pas qu'on irrigue les fruits & légumes français avec de l'eau usée retraitée, mais ça ne les dérange pas d'acheter des fruits espagnols irrigués de cette façon.
Ah, elles ont encore de bien beaux jours devant elles les images d'Epinal !!

mel | 01 juillet 2014 à 21h41
 
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pour connaître l'agriculture française de près, je peux vous dire que je lui fais confiance, et aussi que je bois l'eau du robinet...
des erreurs de faites lors des épandages, il y en a, des comportements irrespectueux aussi, c'est dommage mais ce n'est pas une raison pour rejeter en bloc toute notre agriculture sans connaître les tenants et aboutissants.
ou alors, parce qu'il y a des politiques pourris, on lynche le maire, parce qu'il y a des automobilistes qui conduisent mal, on abandonne la voiture et parce qu'il y a des flics qui font du zèle, on se passe du ministère de l'intérieur..

mel | 01 juillet 2014 à 21h48
 
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à tt . J 'aimerai bien voir des vignes bio sans intrants , pour la lutte contre le mildiou le nombre de traitement avec de la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre dont l ' utilisation est interdite dans certains pays vu la toxicité du cuivre) utilisée par les bio est en général supérieur au nombre de traitement fait en agriculture conventionnelle .
Mais le vrai problème est d ' utiliser à bon escient les produit phytosanitaires sans risque pour la population et les utilisateurs . les conditions d ' utilisation sont déjà aujourd'hui très encadrées réglementairement . L' incident survenu en Gironde résulte de mauvaise condition d ' utilisation de souffre par un agriculteur bio .
De plus les instituts techniques développent des outils d ' aide à la décisions pour la lutte contre les maladies des plantes qui permettent de mieux appréhender les risques et bien souvent permettent de limiter les traitements aux périodes réellement à risque .
Ps . les agriculteurs ont toujours travaillé avec la nature pour le meilleur et pour le pire

balxha | 01 juillet 2014 à 23h48
 
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le simple respect des objectifs du vieux grenelle de l'environnement, en part d'agriculture bio, serait bien plus protecteur...

ah si nos clients étrangers manifestaient un changement dans leurs représentations cognitives, par exemple en refusant notre pinard, véritable tisane de résidus de pesticides...!

pédibus | 01 juillet 2014 à 23h51
 
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Malheureusement, je connais très bien l'agriculture et les agriculteurs, je les côtoient tous les jours, Bio et non Bio. Pour chaque catégorie, il y en as une part qui respecte sont lieu de travail (cad la terre) et une grande part qui s'en déconnecte complètement.
Nous parlons d'un problème qui est la dépendance de la part du monde agricole envers les pesticides. cela est vrai, nous avons atteint un point tel qu'il est peu évident de se passer d'intrant pour protéger ses cultures.
Mais j'en connais, qui à la place d'utiliser des phyto utilise la nature...
Pourquoi cela fonctionne t'il?
La nature est un équilibre entre consommateur (ex les parasites de culture) et prédateurs (ex les auxiliaires de culture, mésange, coccinelle, carabe...).
Si cet équilibre était maintenu, la pression faite par les parasites sur les parcelles serait acceptable puisque les prédateurs empêcherait une pullulation de ces dit parasite.
Mais, les phyto (et la manière de travailler en agriculture) détruisent cet équilibre, car ils ont un impact plus fort sur les auxiliaires de culture que sur les parasites. Pourquoi, car de manière générale, les espèces dites parasites ont un cycle biologique beaucoup plus court et plus simple que les auxiliaires, car les parasites se reproduisent beaucoup plus vite, et donc en plus grand nombre. Il y a plusieurs génération chaque année de puceron, contre 1 à 2 porté pour les hirondelles...
De plus, les phyto tuent les proies (parasite ou non) des auxiliaires

tt | 02 juillet 2014 à 12h55
 
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c'est vraiment navrant de voir la vitesse à laquelle le débat vire au manichéen: le gentil petit bio contre les méchants grands pollueurs criminels. Il va bientôt falloir définir un point Godwin pour les débats sur l'agriculture.
Dans le cas précis, il s'agit uniquement d'un agriculteur qui n'a pas tenu compte des règles de bon usage de pesticides. Et c'est très dommage. Au delà de cette faute, il a permis de rappeler à tous les idéalistes que le bio utilise des phytos, tout aussi nocifs que les autres, parce que, eh oui, les cultures bio subissent aussi les attaques de parasites, champignons et maladies, y compris à 200m de riverains d'ailleurs.
Pour information, je vous conseille le guide des phyto utilisables en AB (site de l'ITAB ou du MAAF). On y trouvera des produits "SPE8"= DANGEREUX POUR LES ABEILLES; "N"=dangereux pour l'environnement; "R50/53"=TRES TOXIQUE POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES, PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE; des dérivés de la pétrochimie (huile de paraffine, de pétrole ou de vaseline) etc. etc.
Alors de grâce, arrêtez les leçons de bonne morale, et préférez celles de bonnes pratiques tout type d'agriculture confondu.
Préférez des denrées alimentaires produites en France, dont on connait les modes de production, à des denrées importées.
Et reconnaissez que somme toute, on ne mange pas si mal, et on vit plutôt vieux. Et ce en partie grâce à la qualité de notre agriculture.

passisimple | 02 juillet 2014 à 13h43
 
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De plus, les phyto tuent les proies (parasite ou non) des auxiliaires, rendant ces espèces plus fragile du fait de la rareté de leur nourriture, alors que les parasites ont toujours la culture comme nourriture....

A cette problématique des phyto, s'ajoute la gestion de l'espace agricole, la présence de haies, de friches, de zones humides, de bois (bref, de nature) permet un abri aux auxilliaire (et pas aux ravageurs de culture puisqueleur habitat c'est la culture en elle même..
Or, en plus d'épandre des phyto en masse, l'agriculture ( je ne dit pas agriculteur, car malheureusement ils sont dans le système qui les enfonce de plus en plus...) détruit cette nature, la déconnecte...

Après, le monde agricole râle (a juste titre peut être) des contraintes fortes qui s'exerce sur eux. Oui, mais il faut savoir ce que l'on veut, de la qualité et un cadre de vie, ou un compte en banque bien plein, même si pour cela nos enfants doivent en patir....

tt | 02 juillet 2014 à 14h07
 
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Soutien entier à "passisimple" qui porte excellemment ce pseudo. Je reprends donc ses termes: "Préférez des denrées alimentaires produites en France, dont on connait les modes de production, à des denrées importées".
La détestation de l'agriculture n'est pas une solution pour la réduction des impacts environnementaux bien réels de l'activité humaine. Mais c'est tellement plus facile de désigner des boucs émissaires ou un grand complot des méchants lobbies que de travailler réellement à une production durable.

Albatros | 03 juillet 2014 à 17h10
 
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Je suis également tout à fait d'accord avec cette phrase : "Préférez des denrées alimentaires produites en France, dont on connait les modes de production, à des denrées importées".
entre une pomme bio d'argentine, ou une pomme conventionnelle française, le choix est rapide.
Mais ce n'est pas parce que notre agriculture est meilleur que celle d'autre pays (Espagne et ses phyto en masse, Brésil et ses OGM (en france via le patron de la FNSEA)) que nous ne devons pas aidés l'agriculture française à s'améliorer encore...

Nous entendons souvent pour l'éducation qu'il est important de tirer nos enfants vers le haut, et non vers le bas. Pourquoi faire différemment dans les autres secteurs...

Maintenant, pour en revenir aux phyto, seule des réglementations vont faire bouger les choses (malheureusement) car seule une minorité d'exploitant font la démarche par eux mêmes (et cela est le cas pour tout le monde, dans tous les métiers..)
Après, il faut apporter un soutien aux exploitants pour s'améliorer, et pas les conseiller environnement de la chambre d'agri qui ne sont la que pour contourner les lois..

je parle en connaissance de cause..

le changement, c'est pour quand? | 04 juillet 2014 à 10h09
 
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"Seule une minorité font la démarche" est une assertion absolument fausse. Les exploitants ne sont pas des enfants et encore moins des imbéciles (les produits de traitement coûtent cher).
Les conseillers environnement des CA ne conseillent pas de contourner les lois, cette accusation est infondée.

Albatros | 04 juillet 2014 à 11h27
 
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Que vient faire ici la référence au patron de la FNSEA? Vous voulez l'éliminer dans votre changement?
Ah oui, c'est vrai, il complote pour la destruction de la planète parce que vous ne partagez pas ses positions. Mille excuses.
Et pour moi, vous prévoyez quoi? Le gaz?

Albatros | 04 juillet 2014 à 11h31
 
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"Seule une minorité font la démarche"
- autant pour moi, j'ai dérivé sur le maintient des éléments naturel qui permettrait de diminuer la quantité de phyto.
Il est vrai que la quantité de phyto consommée est en baisse, mais la concentration des produit n'est elle pas plus forte???

"Les exploitants ne sont pas des enfants et encore moins des imbéciles"
- Je l'espère, et pour les côtoyer régulièrement je confirme que non pour ce qui est de leur domaine de prédilection, la production ( et donc de la formation qu'ils ont obtenu). Il est évident que nous ne pouvons pas tous leur demander, et des gens sont normalement formés pour les conseillers (CA!!!).

"Les conseillers environnement des CA ne conseillent pas de contourner les lois, cette accusation est infondée"
Autant pour moi, j'ai du faire un mauvais rêve en réunion, ou alors il ne s'agit que d'un cas isolé répété sur les 3 différents territoires pour lesquels j'ai travaillé. (mais lorsque l'on conseille l'exploitant pour le remblaiement d'une zone humide, alors la oui, j'estime qu'ils s'agit de juriste et non de conseiller agricole environnement (nous mettons environnement et développement durable à tous va, et cela en dénature complètement le sens)

Le changement, c'est pour quand? | 04 juillet 2014 à 13h04
 
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tout ceci est bien navrant, oui c'est navrant qu'à l'heure où nous semblons si bien informés, ils y en aient encore qui doute de la toxicité des méthodes nocives pour la santé dans le traitement du vivant par les exploitants agricoles. Peu importe qu'ils aient le choix ou pas, c'est un fait.
Et n'en déplaise à certains ou à d'autres, ce débat loin des images d'Epinal puisque réel, est manichéen. Il y a ce qui est bon et ce qui ne l'ait pas.
Mais ces réactions violentes, équivoques, souvent basées sur des informations tronquées n'ont de toutes façons plus de sens. C'est déjà du passé !
Espérons qu'il faudra moins de temps que dans le débat qui a conduit à interdire l'amiante : 70 ans....

pop3356 | 04 juillet 2014 à 13h04
 
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Il faudrait que certains ouvrent un peu les yeux et arretent de mettre l' agriculture , les agriculteurs et les structures du monde agricole systématiquement au pilori .
Non; la FNSEA et son président ne sont pas là pour détruire la planète et "couler les agriculteurs" .
Non ;les conseillers des chambres d' agriculture ne travaille pas à contourner la réglementation .Par qui se développe la protection intégrée , qui assure des essais bio et conventionnels en toute indépendance pour aider les agriculteurs ,qui a développé les certifications d ' exploitation ...?
Non; les agriculteurs ne sont pas des destructeurs de milieux naturels ( les zones humides , les prairies de fauches , les pelouses calcicoles , les zones de montagne ... sans agriculture perdent de leurs intéret écologique , les bandes enherbées misent en place par les agriculteurs le long des cours d ' eau constituent aujourd'hui le premier réseau écologique en France ) .
Non . les agriculteurs ne sont pas des empoisonneurs .Ils ont la responsabilité de nourrir le monde .
Oui , l' agriculture et l' ensemble du monde agricole évoluent ,pour développer une agriculture durable : fiable sur le plan environnemental ,vivable sur le plan social et rentable sur le plan économique .
Oui des progrès sont encore à faire ,mais la prise en compte par le monde agricole des changements de pratiques nécessaire est beaucoup plus importante et plus rapide que ne le laisse entendre les faiseurs d ' apocalypse .

balxha | 04 juillet 2014 à 13h05
 
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he, doucement Albatros...
La référence au patron de la FNSEA (majoritaire si je ne me trompe dans le monde agricole) fait référence à la mode agricole qu'il défend actuellement.
"il complote pour la destruction de la planète", ce serait grave, je dirais plutôt qu'il complote pour agrandir son compte en banque et faire tourner encore plus ses usines (dans le monde actuel, cela se comprend).. De la à dire que je veux l'éliminer...
Je souhaiterais plus qu'il y ait un changement de vision, que l'on arrête de confronter "écolo" et agriculture ou écologie et développement...
Mais que l'on travail en symbiose (Belle utopie, je le conçois).
Que la nature peut apporter à l'agriculture, et que ce n'est pas un frein...

Je ne suis pas là pour blâmer les agriculteurs, mais montrer que nous allons dans le mur. Le problème est que l'homme en général attend de voir le mur avant de freiner, malgré les alertes.

Voici deux articles d’actualité scientifique qui illustrent bien la problématique… (tirés du monde.fr)
La disparition des insectes menace toute la biodiversité
Le déclin massif des insectes menace l'agriculture

le changement, c'est pour quand? | 04 juillet 2014 à 13h57
 
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Merci pour les articles. Déjà lus...
Quant au compte en banque, je ne sais pas de quoi vous vivez mais l'économie d'utilisation de produits de traitement va dans le sens d'une certaine optimisation des gains et du portefeuille qui ne relève pas d'un complot (vous semblez le reprocher à la FNSEA avec qui vous avez le droit de ne pas être d'accord et avec qui je ne suis moi-même que rarement d'accord, notamment sur des plans techniques précis).
La panique environnementale ne doit pas donner droit à toutes les diffamations. Outrée à ce point, elle aurait tendance à être contre productive car politiquement radicalisée. Essayons de travailler (un peu) sereinement, ce qui n'est pas facile, je vous l'accorde, mais d'autant plus passionnant.

Albatros | 05 juillet 2014 à 14h37
 
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J’habite une commune littorale ou à ma porte, la pratique d’une agriculture soi-disant respectueuse des sols se fait par « non labour » : on épand un désherbant au printemps et une fois toutes les adventices crevées et bien jaune orangé, on n’a plus besoin de retourner la terre (c’est cela qui est considéré comme « respectueux" , car on ne retourne plus le sol) et on peut semer directement après scarification par exemple du sarrasin.Inutile de vous dire que le label « Produit en Bretagne » n’est pas un gage de grande qualité !
Ce qui est incroyable c’est l’absence de discernement de la population : j’ai une amie qui m’a même demandé ce que c’était que « cette plante jaune-oranger » qui poussait si joliment dans les champs au printemps !
Enfin je rajouterais que les agriculteurs ne sont pas les seuls à blâmer: comment se fait-il que l'on puisse encore si facilement et sans encombre acheter glyphosate et cie dans toutes les jardineries du coin.... alors que les élevages d'huitres abondent sur le littoral ?

YPUISV | 05 juillet 2014 à 15h20
 
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Albatros, l'outrance et le référence de très mauvais goût utilisés dans votre dernier post ne sont pas acceptables !
Quant à votre question, si vous souhaitez une réponse : les produits que vous utilisez ou faîtes utiliser, devraient largement être suffisants !

pop3356 | 07 juillet 2014 à 07h38
 
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Où est l'outrance du dernier post? L'avant-dernier peut-être (mon allusion au gaz), mais le dernier, je ne vois pas. Est-ce parce que je ne dis pas de mal de la FNSEA?
Dire que l'économie d'intrants va dans le bons sens serait outrancier?

Albatros | 07 juillet 2014 à 16h57
 
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Et se faire traiter de criminel parce qu'on ose affirmer ne pas goûter la plaisanterie (l'arnaque) du "bio" ni celle du green-washing, ce n'est pas outrancier?

Albatros | 07 juillet 2014 à 17h00
 
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Après la modification apportée par la commission mixte paritaire, la loi d'Avenir pour l'agriculture n'apporte plus rien aux riverains de champs traités.
Ils vont continuer à subir les agressions chimiques, sans que les autorités interviennent.
Les enfants seront protégés à l'école, mais pas chez eux.
Seules des ZONES NON TRAITEES peuvent protéger cette population rurale.

top bio | 02 août 2014 à 18h26
 
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Je découvre ce petit coin d'échange. j'habite un coin de paradis, hélas en cotes d'Armor. Mon jardin jouxte un champ de mais ou autres selon les années (cette semaine c'est vers minuit que mon voisin a travaillé son champ ...pas dans la journée...aujourd'hui mal e tête des voisins et de moi même, irruption allergique cutanée). Je ne suis heureusement plus en age d'être enceinte.

J'enseigne le marketing (le bon produit pour le bon consommateur :) parfois à des BTS agricole (nos futurs agriculteurs) même si certains sont sensibles à l'environnement aux attentes des consommateurs , label, BIO...plus de la moitié sont déjà extrêmement agressifs envers les attentes de leurs "futurs clients". Les "attentes des urbains" doivent changer , c'est à eux de connaitre et comprendre (ex les labels). Ce qui pourrait être drôle si ce n'étaient pas si grave. Mon constat "de marketteuse de culture urbaine" est qu'ils ne sont ni formés ni informés sur le consommateur final (nous) , ils vivent dans un monde à part, ils en souffrent et nous en veulent de ne pas les comprendre.

Je constate aussi que ce ne sont pas de futurs chefs d'entreprise (pas tous) dans le sens "je produis et ou je vends pour un client"
ce sont des exécutants de grands groupes, ils sont totalement déconnectés (leur groupement ne l'est pas, ou moins)....et hélas ils ne sont pas près de retrouver leur indépendance (+ de 95% de l'alimentaire distribué en france par 4 centrales d'achat

PATRICIA | 11 novembre 2014 à 09h25
 
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