En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Agroforesterie : la méconnaissance de cette pratique reste un frein à son développement

Lors d'une journée consacrée à l'agroforesterie, Stéphane Le Foll a souligné l'importance des systèmes agroforestiers pour faire évoluer l'agriculture. De nombreux travaux ont été lancés afin d'accélérer le développement de ces pratiques.

Agriculture  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Agroforesterie : la méconnaissance de cette pratique reste un frein à son développement

"L'agroforesterie participe aux outils d'évolution nécessaire du système agricole que l'on a développé depuis plusieurs décennies". Lors de la clôture de la journée nationale sur l'agroforesterie, organisée le 1er décembre au ministère de l'Agriculture, Stéphane Le Foll a rappelé le rôle que pouvaient jouer les arbres lorsqu'ils sont intégrés dans les systèmes de culture et d'élevage.

Renforcement de la compétitivité et de la rentabilité économique des exploitations en combinant production alimentaire et production de bois, préservation de la biodiversité, lutte contre le changement climatique, gestion durable de l'eau, lutte contre l'érosion des sols… Les avantages des systèmes agroforestiers sont nombreux et s'inscrivent dans l'objectif de double performance économique et écologique de l'agriculture, chère au ministre de l'Agriculture. "Nous devons créer des itinéraires reproductibles, utiles pour les agriculteurs", a-t-il souligné.

Pour cela, plusieurs travaux ont été lancés à l'échelle nationale : lancement d'une mission ministérielle visant à identifier les freins et les leviers au développement des pratiques agroforestières et d'un réseau mixte technologique dédié. Le ministre a également rappelé que les deux piliers de la politique agricole commune (PAC) pouvaient être mobilisés pour soutenir l'agroforesterie.

Mieux connaître l'agroforesterie en France

La mission ministérielle sur l'agroforesterie, menée par le CGAER, doit remettre ses conclusions d'ici la fin de l'année. Mais d'ores et déjà, de premiers enseignements se dessinent. "Il faut mettre en place des indicateurs pour suivre l'évolution des systèmes agroforestiers, estime Philippe Balny, ingénieur général au CGAER. Certains systèmes disparaissent ou régressent, comme les bocages. Certes, il faut subventionner la création de nouveaux systèmes en agroforesterie, mais il faut aussi veiller au maintien de l'existant. Il est très difficile de reconstituer un bocage, cela peut prendre des années".

Le réseau mixte technologique (RMT), lancé en 2014, devrait d'ailleurs créer un observatoire national de l'agroforesterie, afin de recenser les initiatives, les parcelles expérimentales, mais aussi les compétences et les acteurs. Le réseau planchera également sur une définition de l'agroforesterie et une caractérisation des différents systèmes. "Il existe une mosaïque de systèmes agroforestiers", reconnaît Philippe Balny.

 
Les aides Feader Dans une note indicative, le gouvernement a précisé quelles pratiques pourraient bénéficier des fonds Feader. Dans le cas d'une création de système agroforestier, les arbres pourront être localisés à l'intérieur de la parcelle ou en bordure, au nombre de 30 minimum et 250 maximum par hectare. Ces seuils doivent être définis plus précisément au niveau régional, tout comme la liste des espèces éligibles (espèces locales prioritairement).

Pour l'entretien, les exploitations pourront aussi bénéficier de crédits du ministère lorsque les projets se situent en zone d'action prioritaire (ZAP).
 
Le RMT doit également dresser un bilan et une évaluation des programmes de recherche, afin de définir des axes stratégiques de R&D à moyen et long terme, et favoriser la mutualisation. "Il faudrait orienter la recherche sur les coûts d'opportunité", note Philippe Balny. Par exemple, évaluer le coût de la suppression d'une haie ou d'un arbre sur une parcelle agricole, afin d'éclairer les agriculteurs sur les services rendus par ces systèmes. Et changer les mentalités : au cours des dernières décennies, les arbres ont souvent été arrachés pour laisser place à la mécanisation. "C'est un mauvais calcul économique", estime l'ingénieur. La recherche doit ainsi permettre de créer des ponts avec les agriculteurs, en développant des outils de transmission. "Le conseil en agroforesterie doit être développé, nous manquons de spécialistes", regrette Philippe Balny.

PAC : les régions doivent être davantage mobilisées

Côté réglementation, pendant longtemps, l'agroforesterie n'a pas été reconnue comme pratique agricole. Si, depuis 2006, ces pratiques peuvent être éligibles aux aides de la PAC, de nombreux freins subsistent. Selon Philippe Balny, la PAC, en s'appuyant sur une définition restrictive de cette pratique, ne permet pas de prendre en compte tous les systèmes existants, qui seraient au nombre d'une centaine en France.

Les systèmes agroforestiers reconnus pourront bénéficier des aides directes (premier pilier) au titre des bonnes conditions agri-environnementales et des aides indirectes (développement rural). A condition que les régions, qui sont autorités de gestion des aides du deuxième pilier (Feader), ouvrent la mesure dédiée à la mise en place et à l'entretien de systèmes agroforestiers. Seulement onze régions l'auraient fait aujourd'hui…

Réactions40 réactions à cet article

 

Agroforesterie : si c'est avec ça que Le Foll pense sauver l'agriculture française ! Pffff... !

Laurent Berthod | 02 décembre 2014 à 23h53
 
 

M. Berthod --> quel argumentaire ! les sceptiques vis à vis de l'agroforesterie sont souvent des gens qui ne sont même pas capables de dire de quoi l'on parle...
Ce système permet de restaurer des sols et toute la biodiversité qui va avec en seulement quelques années tout en fournissant des résultats économiques au moins équivalents à l’agriculture conventionnelle à moyen terme. Le problème n°1, c'est le manque de vision à long terme car en effet, comme toute transition, cela prend du temps et donc coute de l'argent... et c'est bien là que l’Europe doit se positionner, elle doit ab-so-lu-ment arrêter de subventionner les exploitations ne faisant aucun effort au profit des exploitations souhaitant aller vers l'agroforesterie et l'agro-écologie afin de faciliter la transition.
En ce qui concerne l'arrivée de spécialistes, c'est pas demain la veille, aucune école à ma connaissance ne forme de spécialistes sur ces sujets et autant dire qu'apprendre sur le terrain est quasi impossible vu le nombre ridicule d'exploitations agroforestières... Il faut mettre en place des formations permettant si ce n'est de démocratiser ces techniques, d'informer à minima les exploitants souvent "la tête dans le guidon" et peu en clin à se remettre en question et à faire évoluer leur métier. Et c'est ce dernier point qui est important à mettre en exergue, l'agriculture est un métier qui comme les autres, évolue, et les exploitant doivent évoluer avec malgré, je ne le conteste pas, leurs difficultés

happyme | 03 décembre 2014 à 10h41
 
 

Bonjour,

En 1994~98, le SEF (Service des Eaux et Forêts de Mayotte, alors Collectivité Territoriale, pratiquait l'agroforesterie avec succès pour inciter les Mahorais à utiliser cette technique très rentable au niveau agricole et respectueuse des forêts…

En métropole, on discute, on suppute, on "étudie" encore… À se cogner la tête contre les murs.

Mais il est vrai qu'à Mayotte, la FNSEA n'existait pas… Aaaah !…

TerraNostra4 | 03 décembre 2014 à 11h01
 
 

Le remembrement largement favorisé par la PAC et la cause direct de la désertification de nos campagne, les aides nuisibles sont encore trop nombreuses, le verdissement de la PAC a été largement édulcoré, notamment grâce à la France est à notre ministre S Le Foll, qui a la mémoire courte $$

lio | 03 décembre 2014 à 12h23
 
 

Des chercheurs de l'INRA et des procédures de Phyto -Remédiation ont prouvé depuis longtemps que les arbres et cultures profondes sont capables de participer à la dépollution des sols contenant des H.C et Métaux Lourds , y compris dans les friches industrielles de raffineries.
L'Agroforesterie est une excellente procédure pour épurer les sols .

arthur | 03 décembre 2014 à 18h17
 
 

Bonjour,

A TerraNostra4 : encore des clichés. Le climat à Mayotte n'est juste pas le même qu'en France. Rien à voir avec la FNSEA non? Je pense qu'on est hors sujet.

Les agriculteurs qui souhaitent implanter des parcelles en agroforesterie peuvent le faire en France, ils ont même des aides pour. Alors où est le problème? Il faut simplement qu'ils en aient envie... Leur avez vous posé la question?

Je suis tout à fait pour le développement de cette technique. Mais il est grand temps d'implanter des essais agroforestiers, notamment dans le Nord, et sur des systèmes variés (réductions d'intrants, bio etc.). Car on se rend compte que selon les essences et les espacements, nous n'avons pas toujours les effets recherchés. Et il reste encore des interrogations, notamment vis à vis de la compatibilité avec l'agriculture bio : quid de l'humidité créée par les arbres par exemple? Car pas de fongicides à disposition bien évidemment.

Attention aux solutions toutes faites et passe partout! L'agroforesterie doit être pensée selon les spécificités locales.

Rudy | 03 décembre 2014 à 19h43
 
 

Je ne savais pas M. Berthod si bon ! Penser que M. Le Foll pourrait penser « sauver l'agriculture française » ? C'est une blague !

« Renforcement de la compétitivité et de la rentabilité économique des exploitations en combinant production alimentaire et production de bois... » ?

On peut supposer qu'A.-E. répercute les propos de M. Le Foll. En réalité, l'intérêt économique de l'AF est très loin d'être prouvée par une expérimentation dans le domaine de Restinclières – un site exceptionnel avec des sols profonds et une nappe phréatique à faible profondeur – par un chercheur qui, pour bénéficier de financements, a besoin de gonfler ses résultats. Désolé, c'est une réalité de la recherche scientifique appliquée... Pas de perspectives juteuses à faire miroiter... pas de financements.

Quand on écrit sur le site Agroof : « L’agroforesterie est très rentable : elle permet sur le long terme de doubler le revenu d’une parcelle agricole », on se livre à une escroquerie.

Le message est du reste assorti de bémols, mais pas au bon endroit : « Agroof Développement, en partenariat avec l’INRA, la Chambre d’Agriculture et le CRPF a réalisé les premières expertises économiques du projet de Restinclières... » Expertises économiques ? Ce ne sont que des projections, et, de plus, à long voire très long terme. « ...La conclusion est là : si les arbres sont correctement menés, la rentabilité est assurée. » Tiens ! Il y a un « si »...

[À suivre]

Wackes Seppi | 04 décembre 2014 à 17h22
 
 

Il y a aussi : « La croissance plus rapide des arbres en agroforesterie permettra de récolter les arbres plus tôt : probablement à 30 ans pour les noyers, 50 ans pour les cormiers à Restinclières. » Vous avez bien lu ? 30 ans ? L'agriforestier investit pour son successeur. 50 ans ? Probablement pour le successeur du successeur...

Quelle est la rentabilité pour l'investisseur, en excluant la valeur du capital constitué par les arbres, à sa sortie ? « Au total, sur la durée de vie des arbres, les cultures auront produit environ 60% de la production d’une parcelle agricole. » Et, côté investissements : «  Il faut consacrer environ 20 heures de travail par hectare et par an pour les soins aux arbres, pendant les 10 premières années. »

Et si l'agroforesterie se développe – comme ce pauvre Le Foll trop sensible aux discours idéologiques le souhaite – le noyer et le cormier ne vaudront plus grand chose quand on les récoltera. Et, même si l'AF ne se développe pas, il n'est pas dit que ces essences aujourd'hui recherchées le seront encore quand on démarrera la tronçonneuse.

Wackes Seppi | 04 décembre 2014 à 17h23
 
 

« ...les sceptiques vis à vis de l'agroforesterie... » ?

Ben, évidemment ! Quiconque ne partage pas l'idolâtrie ne sait pas de quoi il parle !

Je serait très heureux de savoir comment l'AF peut « restaurer des sols et toute la biodiversité qui va avec en seulement quelques années... »

« ...Il faut mettre en place des formations... » ?

Vous prenez les agriculteurs pour des idiots ?

.

M./Mme TerraNostra4,

Les conditions de Mayotte ne sont pas celles de la métropole. Celles du domaine de Restinclières ne sont pas non plus celles de la garrigue avoisinante.

Et c'est trop facile de mettre les échecs des lubies idéologiques sur le compte de la FNSEA.

.

M. Rudy,

Entièrement d'accord.

« Il faut simplement qu'ils [les agriculteurs] en aient envie... » ?

Il faut simplement qu'ils soient convaincus de l'intérêt de cette filière et de leur intérêt propre à s'y lancer. Les déclarations de M. Le Foll n'y changeront rien : il y a encore fort à faire pour rendre la filière attractive.

D'ailleurs, les déclarations de M. Le Foll...

Wackes Seppi | 04 décembre 2014 à 17h30
 
 

Monsieur, pas besoin de vous entendre pour comprendre que vous hurlez derrière votre écran... et vous allez continuer car vous ne savez manifestement rien de l'agroforesterie et n'avez pas cherché à le faire. Vous réduisez cette agriculture au fait de planter des arbres au milieu d'un champs : quelle erreur ! C'est une agriculture intégrative d'un contexte local qui permet entre autre et pour caricaturer d'enrichir les sols en matière organique, de protéger les cultures de la sécheresse, de favoriser la faune auxiliaire, de produire à court terme des fruits et à long terme du bois de qualité etc...
L'agroforesterie ne permet effectivement pas d'augmenter significativement les rendement à l'hectare mais est beaucoup plus efficiente économiquement grâce à son caractère diversifié.
Et cette nouvelle agriculture est très technique et demande de très solides connaissance notamment en science du sol et est compliquée à mettre en place. Je ne crois pas que proposer des formations aux agriculteurs soit déshonorant pour eux, d'abord parce que tout métier évolue et qu'il est nécessaire d'évoluer avec lui, ensuite parce que l'agriculture ayant été enseignée pendant des années est aujourd'hui obsolète et représente très bien le mur dans lequel l'espèce humaine fonce.

à bon entendeur

Salut !

happyme | 04 décembre 2014 à 21h46
 
 

WS. Pour les agriculteurs ce n'est pas généralisé, pour vous ça ne laisse aucun doute!
Que vous soyez juste capable de faire état en permanence de vos limites en la matière, d'affabuler, il faut lire l'ensemble de vos commentaires pour se faire une idée. Il faut sans doute être un inactif, décalé de la réalité pour vous accorder le moindre crédit. Ramener sa science quand on a si peu est-ce bien utile?
Au-delà de la valeur patrimoniale, de la valeur ajoutée globale, de la production de biomasse, de miel, de fruit, de la réduction de pesticides et surtout des fuites, l'agroforesterie n'est pas née d"une lubie mais de nombreux constats.
Mais c'est vrai que le concept de valeur ajoutée doit vous échapper, considérer que la France est gagnante quand elle exporte des céréales qui coûtent plus à produire que la valeur de leurs exportations, évoquer le talent d'entrepreneur d'un président de syndicat qui n'est qu'un mandataire, certes doué en com, mais uniquement un porte drapeau comme vous d'ailleurs, laisse perplexe sur l'ensemble de votre oeuvre.

JFK | 05 décembre 2014 à 07h58
 
 

Comment écrire que l'agroforesterie est la solution démontrée à tout (ou presque) et, un peu plus loin, écrire qu'elle n'est pas l'objet de formations du fait du nombre ridicule des exploitations la pratiquant?
Une question donc: l'agroforesterie est-elle vraiment née?

Albatros | 11 décembre 2014 à 23h03
 
 

Quel plaisir de recevoir une telle bordée de propos méprisants et méprisables !

Je ne savais pas que l'agroforesterie se définissait comme « une agriculture intégrative d'un contexte local... » J'ai pourtant, contrairement à ce qui est prétendu, bien cherché, notamment dans les documents de l'INRA :

« Nature de l'agroforesterie

Activité associant sur les mêmes parcelles une vocation mixte de production agricole annuelle (cultures, pâture) et de production différée à long terme par les arbres (bois, services). Obtenue soit par plantation sur des parcelles agricoles, soit par intervention (éclaircie notamment) sur des parcelles boisées. Les parcelles cultivables portant des cultures agricoles intercalaires et des arbres forestiers correspondent à l'agrisylviculture, les parcelles boisées avec de l'herbe et un sous bois pâturés au sylvopastoralisme. »

« Comment écrire que l'agroforesterie est la solution démontrée à tout (ou presque) » ?

Ben en recopiant la réclame... »

La France agricole a fait un sondage parmi ses lecteurs (qui n'est qu'un sondage parmi des gens disposés à répondre) :

« Près de 75 % des internautes ayant répondu à notre sondage en ligne estiment que l'agroforesterie ne constitue pas une voie de développement intéressante pour les exploitations agricoles.

A l'inverse, 8 % des internautes affichent une franche adhésion. »

75 % des lecteurs de la FA n'ont pas compris que l'agroforesterie est la solution démontrée à tout (ou presque).

Wackes Seppi | 12 décembre 2014 à 19h10
 
 

"Quel plaisir de recevoir une telle bordée de propos méprisants et méprisables !"

C'est ainsi que l'ignorant, toujours, rend hommage au savant !

Laurent Berthod | 15 décembre 2014 à 11h04
 
 

Magnifique clôture du sujet. Je vois que vous êtes toujours aussi brillant (et méprisant pour le coup) Mr Berthod.

Rudy | 15 décembre 2014 à 12h09
 
 

Voilà qu'ils s'auto-proclament sachant!
Vous pouvez peut-être donner le change dans vos maisons de retraite, mais quand on comprend si peu, tenir les propos qui sont les votre sur le ministre Le Foll, relativisent le côté méprisant du commentaire.

Je ne suis pas sûr de percevoir l'enthousiasme, mais quand on pose la question à des agriculteurs informés, les réponses sont sensiblement différentes. Il n'y a que des promoteurs d'OGM et de solutions simplistes, d'agriculteurs et d'acteurs du para-agricole subventionnés qui ne considèrent pas les économies d'intrants, les effets sur l'environnement et la qualité de l'eau... qui n'y voient pas d'intérêts. Des types d'une autre époque, qui prônent le déluge après eux!
D'ailleurs 10 à 20% des surfaces situées en zone sensible suffiraient probablement. Même vos OGM ne représentent que 5 à 10% des surfaces cultivées.

JFK | 15 décembre 2014 à 13h24
 
 

Juste pour les agacer un peu plus! La France importe 25 à 30 000 tonnes de miel chaque année, pour une valeur de 15 à 25K€ la tonne. Une production qui se passe très bien de pesticides et de pétrole, de quoi améliorer notre balance commerciale.
Essayez d'imaginer le nombre de niches négligées, en terme d'emploi, de valeur ajoutée, de production, c'est le vin et les alcools qui boostent la balance commerciale, pas des céréales brutes.

JFK | 15 décembre 2014 à 13h40
 
 

Dans les maisons de retraite dans lesquelles nous serons peut-être un jour Wackes Seppi et moi, mais que pour l'instant je ne fréquente que pour mes vieux parents, on ne pratique pas l'insulte à la manière de happyme et de JFK. On y est très poli.

Laurent Berthod | 15 décembre 2014 à 16h28
 
 

Le déficit de production de miel en France n'est pas due aux pesticides mais à l'incompétence d'une grande partie des apiculteurs français qui ne sont que des amateurs même pas éclairés. Et aux pitreries de leur syndicat préféré, enfin, disons plutôt celui qu'on entend dans les médias, car la seule chose qu'il sait faire c'est brailler bien fort.

Laurent Berthod | 15 décembre 2014 à 16h40
 
 

"ignorant", "incompétent", "pitreries"... c'est ça votre leçon de politesse?!

Je vous encourage pour le coup à vous documenter sérieusement, car là c'est bien vous l'ignorant! Vous manquez encore une fois (parmi de nombreuses) une bonne occasion de vous taire!

"la seule chose qu'il sait faire c'est brailler bien fort." : ah, et vous faites quoi en ce moment, à part ne rien amener du tout au débat?

Les apiculteurs sont loin d'être des incompétents, et votre manque de respect fait froid dans le dos. Pas étonnant que vous n'ayez pas une once d'empathie pour la profession agricole que vous avez en horreur.

A bon entendeur, salut, Mr "le savant"

Rudy | 15 décembre 2014 à 16h59
 
 

Donner des noms d'oiseaux, petits, pas bien méchants, à la cantonade, en ne désignant personne en particulier, ce n'est pas insulter. C'est polémiquer, Monsieur qui veut donner des leçons de linguistique et de morale !

Quand à mon empathie pour les agriculteurs, avec qui j'ai travaillé toute ma vie, c'est une véritable amitié que j'éprouve pour eux, qui me le rendent bien, et son intensité n'est dépassée que par celle du mépris que j'éprouve pour tous les escrologistes, militants et professionnels, politiques en quêtes de voix ou ONG en quête d'argent et de notoriété, manipulateurs d'opinion.

NB Les apiculteurs incompétents qui ne font que brailler à tort contre les pesticides n'ont aucune empathie pour les agriculteurs qu'ils rendent responsables de tous leurs maux. Veuillez croire à mon mépris pour ces apiculteurs, mais seulement ceux-là, pas les autres, les professionnels avertis et compétents pour qui j'ai beaucoup d'estime.

Laurent Berthod | 15 décembre 2014 à 17h45
 
 

JFK qui traite les autres d'ignorants déclare : "...c'est le vin et les alcools qui boostent la balance commerciale, pas des céréales brutes."

En 2012, l’excédent du commerce extérieur s’élevait à 11,6 milliards d’euros pour le secteur agroalimentaire, soit le deuxième poste positif derrière l’aéronautique. En 2011, les céréales ont dégagé un solde de plus de 7 milliards d’euros, et de 6,6 milliards en 2012. Une paille quoi !

NB Je n’ai pas encore trouvé les données pour 2013.

Bonjour la science !

JFK pourrait-il être un peu moins suffisant et vérifier ce qu'il avance avant de l'asséner comme parole d’Évangile ?

Laurent Berthod | 15 décembre 2014 à 18h03
 
 

Excédent commercial vins et spiritueux 2013 :

Vins : 7,2 milliards €
Spiritueux : 2,6 milliards €

Laurent Berthod | 15 décembre 2014 à 18h21
 
 

Berthod, la balance commerciale c'est le solde entre import/export, vous nous expliquez qu'on exporte plus de céréales qu'on en importe.
Si vous étiez un tant soit peu informé, ou capable de comprendre les enjeux, vous sauriez que notre balance commerciale souffre d'un déficit de 60 milliards d'euros, à cause du pétrole et du gaz, le domaine agricole en particulier en consomme énormément, des produits chimiques importés (engrais, pesticides) pour cette production. Sachant qu'il s'agit en plus d'une production déficitaire qui exporte à coup de subventions, comment peut on se réjouir d'être juste capable d'un tel exploit, de faire un chèque à chaque cargo qu'on exporte.
Alors qu'en parallèle nous importons du soja, pour combler le déficit en protéine, qui à le défaut d'être une légumineuse qui ne consomme pas d'azote au yeux des types comme vous, du miel et bien d'autres produits qui amélioreraient notre balance commerciale. Produisent de la valeur ajoutée, la seule notion qui compte vraiment.
Il n'y a aucune chance de modifier le système de pensée de type complètement dépassés et inaptes.

JFK | 16 décembre 2014 à 07h29
 
 

JFK résonne comme une casserole. Inutile d'argumenter. Il n'est pas capable de comprendre quoi que ce soit. Simplement il ne peut pas admettre qu'il ait dit une sottise et il essaye de se rattraper aux branches.

Laurent Berthod | 16 décembre 2014 à 09h59
 
 

Raisonne ou résonne?
Vins : 7,2 milliards €
Spiritueux : 2,6 milliards €
Soit 9.8 milliards
Selon vous "En 2011, les céréales ont dégagé un solde de plus de 7 milliards d’euros, et de 6,6 milliards en 2012. Une paille quoi !"

Vous voulez qu'on affine ou cela vous dépasse? Valeur ajoutée par hectare par exemple, subventions par hectare... Coût des importations du soja, de l'ensemble des produits de niche... Ce qui est bien avec vous c'est que vous avez l'art de souligner grossièrement vos erreurs.

JFK | 16 décembre 2014 à 10h46
 
 

Pardon M. Berthod mais il ne me semble pas avoir insulté qui que ce soit... Mais peut être vous sentez vous agressé - ce que je peux comprendre - parce que vous devez vous remettre en question et ce n'est jamais chose facile bien que toujours nécessaire.

Par ailleurs, je tiens à vous faire remarquer que la définition donnée par l'inra n'est pas contradictoire avec une approche "intégrative d'un contexte local", c'est comme si vous réduisiez l'agriculture actuelle à sa définition :
"ensemble des activités développées par l'homme, dans un milieu biologique et socio-économique donné, pour obtenir les produits végétaux et animaux qui lui sont utiles, en particulier ceux destinés à son alimentation."

Une définition, c'est un cadre de base consensuel qui donne lieu à un développement scientifique, technique, juridique etc...

Pour appuyer mon propos, je peux vous parler d'un chercheur de l'inra présent à un colloque auquel j'ai assisté qui nous a montré l'importance d'une approche locale et contextuelle en présentant les résultats obtenus par le même itinéraire technique sur deux sites différents : Dans un cas l'approche agroécologique était plus favorable à la culture en place, dans l'autre c'était le système en agriculture conventionnelle qui était plus performant. Pourquoi ? parce que les sols étaient de nature différentes et que l'itinéraire technique standard non adapté au contexte local en l’occurrence le sol.

happyme | 16 décembre 2014 à 12h16
 
 

Pardon M. Berthod mais il ne me semble pas avoir insulté qui que ce soit... Mais peut être vous sentez vous agressé - ce que je peux comprendre - parce que vous devez vous remettre en question et ce n'est jamais chose facile bien que toujours nécessaire.

Par ailleurs, je tiens à vous faire remarquer que la définition donnée par l'inra n'est pas contradictoire avec une approche "intégrative d'un contexte local", c'est comme si vous réduisiez l'agriculture actuelle à sa définition :
"ensemble des activités développées par l'homme, dans un milieu biologique et socio-économique donné, pour obtenir les produits végétaux et animaux qui lui sont utiles, en particulier ceux destinés à son alimentation."

Une définition, c'est un cadre de base consensuel qui donne lieu à un développement scientifique, technique, juridique etc...

Pour appuyer mon propos, je peux vous parler d'un chercheur de l'inra présent à un colloque auquel j'ai assisté qui nous a montré l'importance d'une approche locale et contextuelle en présentant les résultats obtenus par le même itinéraire technique sur deux sites différents : Dans un cas l'approche agroécologique était plus favorable à la culture en place, dans l'autre c'était le système en agriculture conventionnelle qui était plus performant. Pourquoi ? parce que les sols étaient de nature différentes et que l'itinéraire technique standard non adapté au contexte local en l’occurrence le sol.

happyme | 16 décembre 2014 à 12h24
 
 

Pour faire avancer le débat, voici quelques publications représentative de ce qui a été dit :
Valeur économique de l’agroforesterie :
http://library.wur.nl/WebQuery/clc/1815972
João H. N. Palma.2006.INTEGRATED ASSESSMENT OF SILVOARABLE AGROFORESTRY AT LANDSCAPE SCALE. PhD Thesis, Wageningen University.
--> Le chapitre 5 de cette thèse qui nous intéresse particulièrement ici a été publiés chez ecological economics.

Valeur environnementale et économique (induite) pour l’europe :
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0925857406002357
Y. Reisner et al. 2007. Target regions for silvoarable agroforestry in Europe. Ecological Engineering, Volume 29, Issue 4, p 401–418.

L’agroforesterie : un système répondant à l’ensemble des objectifs de développement du millénaire selon les nations unis mais qui nécessite encore beaucoup de recherche et de développement de la filière bois associée (pour résumer rapidement) :
http://link.springer.com/article/10.1023/B:AGFO.0000028986.37502.7c
D.P. Garrity.2004. Agroforestry and the achievement of the Millennium Development Goals. Agroforestry Systems, 07-2004, Volume 61-62, Issue 1-3, pp 5-17.

happyme | 16 décembre 2014 à 13h44
 
 

Pour répondre à albatros, effectivement l’agroforesterie reste une pratique marginale en association en grande culture (car en association en élevage, c’est une méthode assez répandue - en arboriculture fruitière notamment) mais ça n’en est pas moins une approche qui existe bel et bien qui est amenée à se développer car elle a fait l’objet d’expérimentation à la fois par des chercheurs et quelques exploitant volontaires (qui s’en portent très bien j’en connais…) et qu’elle a montré son efficacité dans bien des pays de l’hémisphère sud. Pour ça, il faut former les gestionnaires sur les territoires à enjeux afin de répondre aux problématiques sociales, économiques et environnementales bien réelles auxquelles l’agriculture conventionnelle n’est pas capable de répondre.

happyme | 16 décembre 2014 à 13h44
 
 

Merci pour les liens, mais en plus abordable pour les néophytes, il suffit de rechercher Agroforesterie, en sélectionnant l'onglet vidéo de votre moteur de recherche, vous y trouverez des conférences et des reportages très accessibles. Assez clair pour envoyer dans les cordes les réfractaires et conservateurs habituels.

JFK | 17 décembre 2014 à 06h49
 
 

J'ai exercé mon métier d'agronome cinq ans dans les productions végétales, tout le reste, soit plus de trente ans, dans le monde de l'élevage et des industries laitières et de la viande. J'ai mis mes bottes dans un nombre incalculable d'exploitations. J'ai examiné les résultats d'un nombre incalculable d'essais pour essayer de savoir si on pouvait en tirer des conclusions suffisamment claires pour les vulgariser auprès des éleveurs. J'ai aussi travaillé sur les marchés agricoles, régionaux, nationaux, européens et mondiaux. Les statistiques, les règlements européens, leur application au jour le jour, étaient mon quotidien. J'ai travaillé avec les plus grosses entreprises internationales du monde laitier.

Et JFK, il fait quoi, au juste, professionnellement ? Journaliste dans un magazine agro-écologique ? Bibliothécaire dans une école d'agriculture ? Qu'il se présente, quoi !

Laurent Berthod | 20 décembre 2014 à 23h15
 
 

Bon, revenons à le rhétorique de JFK. Il dit des bêtises sur la balance commerciale des productions céréalières. Il se fait prendre la main dans le sac. Plutôt que de reconnaître son erreur, il déplace le terrain de la discussion sur les subventions, le soja (aux rendements lamentables sous nos climats). La balance commerciale des céréales est une chose, les subventions une autre, la culture du soja et sa rentabilité comparée encore une autre. JFK ou la mauvaise foi incarnée. On ne peut pas discuter sérieusement avec des sables mouvants. A bon entendeur salut !

Laurent Berthod | 20 décembre 2014 à 23h39
 
 

Raisonne ou résonne?
Vins : 7,2 milliards €
Spiritueux : 2,6 milliards €
Soit 9.8 milliards
Selon vous "En 2011, les céréales ont dégagé un solde de plus de 7 milliards d’euros, et de 6,6 milliards en 2012. Une paille quoi !"

Il dit des bêtises, mais n'arrive pas à s'en apercevoir! Ce que vous êtes ne m'intéresse pas, je veux des arguments, des faits.

JFK | 22 décembre 2014 à 09h45
 
 

Berthod, vous êtes sur un forum consacré à l'environnement, une notion qui échappe à votre logique des années 70. Il me semble que vous n'êtes plus en activité, que votre âge avancé vous met à l'abri des conséquences et que vous refusez d'intégrer de nouvelles données.
Si je vous entend, les chercheurs en microbiologie sont aussi des escrocs et pourtant ils sont tellement plus compétents que vous dans ces domaines, votre CV n'a de valeur que pour les types du passé!

JFK | 22 décembre 2014 à 10h22
 
 

Que répondre à des propos sans queue ni tête ?

Quand JFK tiendra des propos cohérents je pourrai lui répondre.

Laurent Berthod | 22 décembre 2014 à 10h36
 
 

"J'ai exercé mon métier d'agronome cinq ans dans les productions végétales, tout le reste, soit plus de trente ans, dans le monde de l'élevage et des industries laitières et de la viande"

Donc en somme vous êtes LE spécialiste des productions végétales...?!

Vos propos ne sont pas plus cohérent que les autres. Commencer un flux par "Agroforesterie : si c'est avec ça que Le Foll pense sauver l'agriculture française ! Pffff... !" c'est faire preuve de négativisme, un point c'est tout. Comme le dit JFK, ouvrez les yeux, on est au 21ème siècle.

Rudy | 22 décembre 2014 à 11h04
 
 

Quel serait l'intérêt d'entamer une conversation avec un négationniste du climat, continuez à nous ressasser votre nostalgie des 30 glorieuses. Continuez à démontrer que vous niez un constat sur vos propres chiffres.
A moins que pour vous 9.8 milliards soit inférieur à 7 milliards.

JFK | 22 décembre 2014 à 11h05
 
 

L'agroforesterie ne concerne pas que les grandes cultures et cultures spécialisées. D'ailleurs, elle concerne surtout les herbages, donc l'élevage.

Ma phrase est peut-être négativiste, à vos yeux. Mais elle n'est pas incohérente.

Laurent Berthod | 22 décembre 2014 à 11h17
 
 

Ce qui est incohérent c'est de prétendre que l'exportation de céréales contribue massivement à la balance commerciale, si l'on soustrait l'ensemble des importations spécifiques, pétrole, engrais chimique, pesticides de synthèse en plus des 200 à 300 euros de subventions par hectare, elle représente un déficit net.
Contrairement aux exportations de vins et spiritueux, dont la valeur ajoutée est considérable. Pour ce qui est du miel, sur la base de mes chiffres c'est aux alentours de 500 millions de déficit. Des niches qui comme celle des légumineuses, s'additionnent et creuse les déficits.

Si l'on prend Berthod au mot, il faut supprimer les 10 Milliards d'€ de subvention de la PAC.

JFK | 22 décembre 2014 à 11h44
 
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]