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Actu-Environnement

Nitrates : la très difficile révision des zones vulnérables et des programmes d'actions

La 5ème révision des zones vulnérables est particulièrement tendue. Alors que la France est poursuivie devant la CJUE, les syndicats agricoles en campagne électorale s'opposent ouvertement aux Dreal.

Décryptage  |  Eau  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Conformément aux textes européens, l'Etat est tenu de réviser tous les cinq ans la politique de lutte contre la pollution de l'eau par les nitrates. En tenant compte des dernières données disponibles relatives à la présence de nitrates dans les masses d'eau, les zones vulnérables sont redessinées et de nouveaux programmes d'actions sont définis.

Cette 5ème révision depuis l'adoption de la directive nitrates en 1991 est en cours depuis plusieurs mois et doit aboutir d'ici fin 2012 pour être conforme à la réglementation européenne. Mais la réforme pilotée par les ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie, et déclinée en région par les Directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal), ne progresse guère tant les blocages sont nombreux.

Les élections minent le terrain

L'actuelle mise à jour se tient dans un contexte particulièrement compliqué et tendu. Du côté de l'Etat, elle intervient après qu'en février la Commission européenne a traduit la France devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) "pour n'avoir pas pris les mesures efficaces contre la pollution des eaux par les nitrates". La cause du courroux de l'exécutif européen ? "La France n'a toujours pas désigné un certain nombre de zones vulnérables à la pollution par les nitrates", déplorait la Commission qui demandait "instamment à la France de prendre des mesures en désignant davantage de zones et en élaborant des plans appropriés". C'est justement ce que tente de faire actuellement les deux ministères. Si la France ne satisfait pas aux obligations européennes, la sanction pourrait tomber : une lourde amende de plusieurs dizaines de millions d'euros assortie d'une astreinte financière.

L'Etat doit donc redoubler d'effort dans un contexte où les syndicats agricoles ne sont pas disposés à lâcher du lest. En effet, ces derniers se livrent actuellement une bataille électorale en vue du renouvellement des Chambres d'agriculture. Cette année l'enjeu est de taille puisque la Coordination rurale (CR) entend marquer des points face à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et faire passer le syndicat majoritaire historique sous la barre des 50% de suffrages, rapporte la France agricole. Autant dire que le temps n'est pas aux concessions sur un sujet aussi sensible que les nitrates. La mise en œuvre de la directive est ainsi devenue l'un des terrains d'affrontement privilégié de la guerre que se livrent la FNSEA associée aux Jeunes agriculteurs (JA) et la CR.

FNSEA et Coordination rurale à couteaux tirés

La FNSEA a lancé une pétition contre le "monstre administratif" demandant en premier lieu "un moratoire sur l'extension des zones vulnérables dans l'attente d'une vraie étude scientifique et de surseoir à la signature par les Préfets Coordonnateurs de Bassin des arrêtés de délimitation". Le syndicat majoritaire appelle par ailleurs à "renvoyer au niveau régional la définition des calendriers d'épandage [,] revoir complètement sa copie sur le cadrage des 5èmes programmes d'actions Directive « nitrates » [et] arrêter un plan en faveur de la compétitivité de l'élevage français".

De son côté, si la CR "salue le très récent réveil de la FNSEA et des JA", c'est surtout pour mieux dénoncer une manœuvre électoraliste dans un communiqué très critique à l'encontre du syndicat majoritaire. "Ils manifestent, pétitionnent et crient au scandale... alors que, justement, les élections aux Chambres d'agriculture approchent à grand pas", constate la CR qui s'interroge : "ne serait-ce qu'une coïncidence ?". Le syndicat déplore "qu'à la veille des élections, le syndicat majoritaire s'attribue des combats qu'il a toujours volontairement occultés" et rappelle que "depuis plus de 10 ans, la CR milite pour l'abrogation de la directive, basée sur la grande imposture de la « pollution » causée par les nitrates".

Quant à la Confédération paysanne, elle ne semble pas s'opposer frontalement aux mesures envisagées par l'Etat. Néanmoins elle s'oppose aux contraintes administratives imposées aux éleveurs de vaches laitières en pâturage. En effet, après avoir adopté un décret controversé en octobre 2011 le gouvernement a demandé une dérogation au plafond de 170 kg d'azote par hectare de surface agricole utile pour ce type d'élevage. Selon la Confédération paysanne, avec cette dérogation les agriculteurs seraient "[soumis] à la torture administrative".

Plus de la moitié de la France concernée

C'est dans ce contexte délétère que les services de l'Etat mettent à jour les stratégies régionales de lutte. Au regard de la directive, les zones vulnérables incluent l'ensemble des points de mesure, le plus souvent les points de captage d'eau potable, affichant un taux de nitrates supérieur à 50 milligrammes par litre (mg/l), ceux dont le taux est compris entre 40 et 50 mg/l si la progression est marquée et certaines parties des bassins versants des fleuves affichant des taux élevés de nitrates à leur estuaire. A l'opposé, les sites pour lesquelles les taux de nitrates sont descendus en deçà de 40 mg/l doivent sortir du zonage.

Bilan ? "C'est environ 55 à 60% du territoire français, qui devrait être placé en zone vulnérable", estime Bernard Rousseau, responsable des politiques eau de France nature environnement (FNE). "Les syndicalistes agricoles se battent pied à pied et contestent tous les résultats au risque de faire condamner la France pour « défaut d'inscription » de certaines zones", avance le représentant de FNE.

La représentativité des points de mesure retenus par rapport aux masses d'eau étudiées est remise en cause et des problèmes ponctuels sont avancés pour expliquer des teneurs en nitrates élevés. "Les propositions de l'administration française (…) sont inacceptables, dénuées de bon sens agronomique et surtout sans fondement scientifique", dénonçaient mi-octobre la FNSEA critiquant la délimitation des nouvelles zones vulnérables à partir "de seuils arbitraires, sans autre fondement que des choix politiques pour traiter la question de l'eutrophisation". Des critiques qui mettent à mal l'expertise technique des Dreal.

Des programmes d'actions rendus obligatoires

Une fois définies les zones vulnérables, des programmes d'actions sont élaborés qui s'ajoutent aux mesures du programme d'actions national publié en décembre 2011 et applicable depuis le 1er septembre 2012. Ce programme national prévoit notamment d'augmenter les capacités de stockage d'effluents d'élevage, d'interdire le stockage au champ des fumiers de volailles, de renforcer l'encadrement des conditions d'épandage (pour les sols gelés, pour les sols en pente, etc.).

Les programmes d'actions actuellement établis en région pourraient requérir pour leur part la mise en place de la fertilisation équilibrée en zones céréalières, la réalisation de bandes végétalisées entre les champs et les cours d'eau, des assolements tournants ou encore la couverture des sols avec des cultures intermédiaires pièges à nitrates (Cipan), des cultures permettant d'absorber les excédents de nitrates des sols entre deux cultures.

Autre nouveauté, ces programmes d'actions deviendront obligatoires, alors que jusqu'à présent ils s'appliquaient sur la base du volontariat. "Qui contrôlera l'application des programmes ?", s'inquiète Bernard Rousseau, évoquant "la résistance du monde agricole". En effet, au-delà de l'opposition à la révision de l'application de la réglementation nitrates, les manifestations d'agriculteurs qui ont émaillé le territoire depuis plusieurs mois ont aussi pointé des contrôles trop rigoureux aux yeux des manifestants.

Enfin, le caractère obligatoire pourrait créer un effet d'aubaine bénéfique aux agriculteurs compte tenu du verdissement attendu de la Politique agricole commune (PAC). Comment seront considérées les mesures obligatoires des programmes d'actions au regard du volet "vert" de la PAC censé rémunérer les agriculteurs qui s'engagent volontairement à verdir leur activité ? Une telle rémunération au titre du verdissement reviendrait à faire supporter par le budget européen une partie des coûts associés à l'application de la directive nitrates.

Réactions32 réactions à cet article

 

Cet article est un nouvel exemple que la rentabilité affichée de l'agriculture productiviste est tronquée. Elle ne tient jamais compte des conséquences (in)directes des pratiques agricoles intensives sur la pollution des sols et des cours d'eau. Donc subventions+coût de dépollutions+amende par l'UE - exportations = rentabilité ???
Enfin il est intéressant de voir les positions des chambres d'agriculture et du syndicat majoritaire : les nitrates ne sont pas dangereux, les scientifiques n'y connaissent rien (même discours sur tous les sujets environnementaux : ex : algues vertes). Il faudra m'expliquer quelles sont les compéténces de ces organismes pour remettre en cause la recherche française ? Comment se fait il que les oragnismes d'etat(DREAL) n'ont aucun pouvoir face à ces lobbys ?
Au final, sur tous les sujets environnementaux, l'objectif est de retarder la mise en place d'actions et de vider de toute pertinence le contenu de ces programmes...triste...

sym78 | 07 décembre 2012 à 11h09
 
 

Une fois encore les agriculteurs montrent le peu de cas qu'ils font des dommages qu'ils créent. Ils le font souvent avec violence ,parfois dans l'action discrète auprès des politiques.
Notre société va-elle accepter longtemps un tel mépris des régles et des lois ?

sirius | 08 décembre 2012 à 17h25
 
 

Les agriculteurs devraient aussi s'opposer aux DIRMNAMO et au DDTML pour la protection du milieu marin, ainsi qu'aux ex DDASS pour la santé ; ainsi qu'aux services du budgets, pour l'emploi non conformes des financements de l'UE.

L'Etat et les collectivités, toutes autorités, sont tenus de prendre toutes les mesures nécessaires en leur pouvoir pour assurer la pleine portée de l'ensemble du droit de l'UE et du droit international de la protection du milieu marin qui en découlent ; en protégeant leurs agents tenus de faire de même ; or tel n'est pas le cas ; les CRS et les gendarmes mobiles sont déployés sur Notre dame des Landes ; les agents mis en cause pour être loyaux aux engagements internationaux et communautaires de la France ne sont pas protégés et continuent d'être l'objet de mises à l'écart et de violences abstraites, avec le silence fuyant et évitant des hiérarchies, préfets et directions politiques ; il n'y a pas, à notre connaissance, d'action judiciaire diligente contre ce système de co gestion criminogène (cols blancs.
Le dossier progresse, les aLgues vertes marines et autres eutrophisations ne sont que la symptomatique d'un cancer corrupteur de la décision prolongé, et métastasé, qui mériterait des actions transparency international d'anticor ou de l'OCDE. la Commission UE a une responsabilité dans la situation. C'est sans doute le plus grand scandale financier et environnemental de l'UE; les journalistes gagneraient à l'investigation technique.

theolevertige | 10 décembre 2012 à 10h07
 
 

Les nitrates ne sont pas polluants. Ils ne sont pas nocifs pour la santé, ils sont bénéfiques. Ils ne sont pas responsables des marées vertes, ce sont les phosphates,qui sont essentiellement d'origine domestique et industrielle.

Laurent Berthod | 10 décembre 2012 à 10h13
 
 

Seuls les agriculteurs ont les moyens les plus efficaces pour obtenir satisfaction, en bloquant les routes et circulations ,en ville et à la campagne. Hélas, on agit sans penser aux impacts de gênes pour les citoyens qui n'ont qu'à subir. Affirmer que les nitrates ne pas nocifs est faux scientifiquement. Rendement ,oui, mais en se souciant aussi de la qualité de l'eau des captages et de l'air pour les riverains des traitements de pesticides toxiques pour eux et nous . A quand un dialogue franc avec des concessions réciproques??

arthur | 10 décembre 2012 à 12h06
 
 

A l'attention de M. Berthod


Et l"immaculée conception SUI GENERIS ET EX NIHILO s'applique aussi à la pollution du milieu, air, eau, sols, sous sol, santé humaine ?
Excellente idée, transformons les plages et zones eutrophisées d'Europe en lieu de culte, ça fera un peu concurrence à Lourdes, mais ce sera sympa, avec des petits souvenirs que l'on pourra retourner pour faire une pluie d'ulves, ou de cyanophycées pour ceux qui aiment le bleu...

En toute hypothèse le principe d'"équilibre s'impose ; ce n'est qu'un devoir de civilité, qui se rapporte à ne pas vider sa sanie dans le jardin, ou le sol des autres ; mais bon, je sais, les sangliers morts en baie d'Hillion, c'est encore un coup des écolos qui leur avaient suggéré d'apprendre à nager de nuit, avec des marcassins en base âge, pour qu'ils puissent bénéficier des mêmes protections que les mammifères marin dans cette réserve et zone Natura 2000 pourtant 'un bas niveau d'exigences au vu des risques objectifs, qui ne se limitent ni aux nitrates ni aux phosphates.

A M. Berthod : on vous aime, vous synthétisez tellement bien ce qui est défaillant.

Parlez nous donc de l'impact sur l'environnement des cultures végétales, non soumises à études d'impact ; à tort, par les pouvoirs publics, qui ne s'acquittent pas de leurs obligations, laissant à l'infini filer la chicaille écolo- versus agrocorpos.

theolevertige | 10 décembre 2012 à 12h19
 
 

Arthur n'a pas pris connaissance des travaux scientifiques récents qui montrent non seulement que les nitrates ne sons pas nocifs pour la santé mais qu'ils sont même bénéfiques pour le système cardio-vasculaire.

Laurent Berthod | 10 décembre 2012 à 12h22
 
 

Mr Berthod je vous rappellerai ici que les algues vertes sont liés à un une concentration trop importante de phosphate et de nitrate (les 2, toutes les études scientifiques le montrent!).
En tout cas vos interventions illustrent parfaitement la position et les arguments des agriculteurs pro "industrie". 1) c'est pas nous
2) de toute façon c'est pas dangereux.
3) Les organismes de recherches français ni connaissent rien...


Enfin, comment se fait il que les algues vertes sont essentiellement présentes en Bretagne ? Coincindence bien sûr !
Et puis si l'UE va engager des procédures contre la France sur les nitrates ce n'est évidemment pas qu'il y a un consensus de la communauté scientifique ?

sym78 | 10 décembre 2012 à 14h05
 
 

L'affirmation de Sym est inexacte, il y a des travaux scientifiques qui mettent en cause exclusivement les phosphates.

Il n'y pas de marées vertes qu'en Bretagne, il y en a eu dans la lagune de Venise. Il y en a en Tunisie où l'élevage de porcs est comme chacun sait fort développé.

Et il y en a ailleurs, un peu partout dans le monde.

La science ne se fait pas par consensus.

Laurent Berthod | 10 décembre 2012 à 14h41
 
 

S'agissant de la qualité de l'eau, toute personne qui rejette de l'eau traitée dans le milieu doit en boire un verre chaque matin.

audaces | 10 décembre 2012 à 17h24
 
 

M.Berthod, selon vous , les nitrates sont des bienfaits pour la santé,alors à quoi bon la Directive Nitrate européenne? et la règlementation de max 50 mgrl dans l'eau des captages? Je suis chimiste , peut-être comme vous qui semblez être un bon défenseurs de ces polluants phyto-sanitaires qui migrent dans la nappe et l'empoisonnent. Vous n'êtes pas sans savoir que la France devra payer très cher ces excès de nitrates partout ! Ils sont utiles à faibles doses comme pour "rougir" la viande! Bien, je m'attends à votre riposte?

arthur | 10 décembre 2012 à 18h04
 
 

Theolevertig - sirius |- sym78 - arthur . C’est un plaisir de vous lire . Vous êtes des personnes de convictions, et vos affirmations péremptoires ne tolèrent aucune objection
Pourtant il y a de très nombreuses études qui ont été réalisées pour déceler les causes naturelles ou anthropiques de la survenue des algues. Mais certains par commodité n’ont voulu privilégier que l’origine agricole au risque de pénaliser toute l’économie bretonne qui dépend majoritairement des industrie agro alimentaire

Pourtant vos conclusions ne sont pas aussi évidentes . Le 21 septembre 2011 nous pouvions lire dans Ouest France : « Malgré les polémiques sur les algues vertes, les agriculteurs poursuivent leurs efforts pour la reconquête de la qualité de l'eau. Exemple dans les Côtes-d'Armor »
Moins d'engrais azotés. En l'espace d'une dizaine d'années, les 180 agriculteurs du bassin-versant de la Lieue-de-Grève, en baie de Lannion (Côtes-d'Armor) ont baissé de 30 % l'utilisation des engrais minéraux et de 25 % les engrais organiques. « L'effort a déjà été important », rappelle Jean-Noël Sidaner, président du Comité professionnel agricole qui pilote les actions de reconquête de la qualité de l'eau dans ce bassin-versant. « Mais la réduction de l'azote n'a pas stoppé le phénomène des algues vertes, ajoute-t-il. Elles continuent à se développer dans la baie de Saint-Michel-en-Grève, même si les nitrates ne dépassent pas 27 à 28 milligrammes par litre d'eau alors que la norme européenne e

Bocaorne | 10 décembre 2012 à 18h21
 
 

M.Berthod, lisez l'article du Journal de l'Environnement :Pollution azotée ,la facture est arrivée! Merci de réagir.

arthur | 10 décembre 2012 à 19h54
 
 

Les dreal : directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement et non de l'alimentation!

audrey80 | 11 décembre 2012 à 07h59
 
 

Bonjour,
Réponses combinées: CIPAN, centre de Méthanisation, Miscanthus sur zones de captage d'eau (voir l'exemple des 40 ha d'Ammertzwiller 68 !), cultures diversifiées poly-culture, STOP à la mono-culture du maïs dans certaines régions,...débouchés du miscanthus: Biomiscanthus et chaufferie-biomasse+réseau de chaleur.....
Voilà qques-une des Solutions à mettre en place ASAP, en synergie avec les JA !
A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91) | 11 décembre 2012 à 13h08
 
 

A l’attention d’Arthur
Colloque médical du 1 er Mars 2011 à l’Hôpital de la Pitié-Sapêtière

A contre-courant du dogme actuel sur la prétendue toxicité des nitrates, de nombreuses communications médicales présentées jeudi à l'Hôpital de La Pitié-Salpêtrière ont montré qu'il faut poser un autre regard sur les rapports entre cette molécule, les nitrites, l'oxyde nitrique, et la santé.
La plupart des contributions ont en effet mis en avant des effets bénéfiques avérés émanant des nitrates. Ces interventions avaient lieu dans le cadre d'un colloque médical organisé par l'association Adicare (présidée par le cardiologue Christian Cabrol), sous le patronage de l'Académie nationale de médecine.

En conclusion, de nombreux auteurs soulignent les effets particulièrement favorables sur la protection sanitaire, la circulation sanguine et l'irrigation des tissus, la prévention des maladies cardiovasculaires. Les nitrates doivent être considérés comme des nutriments indispensables à notre santé, comme les vitamines. De fortes consommations de nitrates, notamment permises par l'abondance de légumes dans les rations, sont unanimement conseillées.
Les médecins présents sont conscients que la pente va être raide avant de pouvoir faire entendre un tel discours détonnant et politiquement incorrect auprès des pouvoirs publics et des institutions internationales

bocaorne | 11 décembre 2012 à 14h41
 
 

Toxicité des nitrates ; cela dépend de l'andouille, au kilomêtre ; chacun sait la corruptibilité du système d'études de santé médicales par le secteur chimico pharmaceutique ; les dernières décisions prévues par l'actuel gouvernement et saquées par le canard enchaîné n'y arrangeront rien ; pour ces études, il faut donc voir les protocoles, les financeurs, les financés, et la pertinence de l'extrapolation qui en est faite ici ; mais là où l"andouille mesure quelques kilomêtres, c'est la confusion entre problèmes de santé à doses contrôlées et problèmes de santé environnement à doses et expositions multiples ; et là où il faut dépendre une longueur équivalente d'andouille, c'est quand il est fait confusion entre pollution du milieu naturel y compris de son compartiment marin dont la seule eutrophisation en croissance la qualifie, ainsi que ladite émission, en pollution y compris au sens pénal, mais aussi en délaissement volontaire par calcul de déchets dangereux dans le milieu naturel ; c'est pour cela que la décision de la cour de cassation a fait frémir dans les chambres d'agricultures qui savent très bien quelle est leur position juridique en terme de responsabilité, mais aussI dans toutes les structures publiques dont la conscience d'avoir adopté toutes les mesures nécessaires expliquent leur empressement à monter des plate formes juridiques pénales comme dans l'affaire de l'Erika ou du Prestige ; on essaye donc de gérer le coup en douceur et en catimini, pour se dégager.

theolevertige | 11 décembre 2012 à 15h15
 
 

Il y a une inculture et des préjugés qui donnent le vertige ! Des vertiges théologiques mêmes !

Laurent Berthod | 11 décembre 2012 à 17h11
 
 

à recalculer par exploitation agricole émettrice sur base pollueur payeur ; principe général du droit donc d'application directe
+
emploi non conforme des financements de l'UE et additionnels nationaux ;
+
Pollutions et eutrophisations accrues depuis 30 ans
=
délinquance ou criminalité environnementale et financière possiblement accrues de violence contre personnes ;
présomption de non accomplissement de leurs missions par les contrôles ex ante et ex post nationaux, y compris juridictionnels
donc présomption de non accomplissement de ses missions par la Commission UE
présomption de transaction politique de la commission en dehors de sa marge d'appréciation possibilité de fraudes...
assertions dont la vérification est du ressort de l'enquête de police judiciaire dont l'arrêt de la CAA de Nantes de Novembre 2009 donne les cibles après avoir confirmé sortie de leurs marge d'appréciation les autorités françaises
Normalement ces mails devraient être lus par tout ou partie de celles-ci, et en particuliers d'enquêteurs normalement diligents de police judiciaire ; c'est en plus le seul moyen pour celles ci et la justice de ne pas passer à la caisse en cas de manquement comme ce fut le cas après 2005 dans le cas de l'arrêt CJUE poisson sous taille. Depuis les antipodes de la France : "Hi Han" bis repetitas placet.

theolevertige | 12 décembre 2012 à 04h38
 
 

http://www.actu-environnement.com/ae/news/algues-vertes-bretagne-ramassage-bruxelles-prefecture-13959.php4

Parmi les experts maritimes qui s'expriment ici, qui sait ce qu'est un chqval ou qval, ses caractéristiques ou fonctions opérationnelles ?

A méditer si l'on considère que certaine pollution sonore (qui peut être réduite mais pas supprimée), pour de raisons stratégiques admissibles, imposent de réduire ou supprimer toutes les autres, a fortiori si elles sont illégales et entrainent des formes délictuelles et criminelles ; voyager en sous marin et travailler sur ordinateur ont en commun ceci : les problèmes commencent quand on ouvre les fenêtres... A bons entendeurs, et lecteurs, salut : les cibles sont suffisamment désignées et illuminées pour être tirées. Je retourne dans le silence (relatif pour qui a de grandes oreilles) des profondeurs sous ma couverture. Je pense que ce paramêtre et ce signal sonar n'était pas prévu au programme ; s'il est émis, ce n'est pas sans raisons d'intérêt général supérieur...

theolevertige | 12 décembre 2012 à 05h03
 
 

Monsieur Berthod, peut-être devriez-vous revoir vos cours de sciences du sol et de phytotechnie .
Quant aux effets sur la santé, il est vrai que les nitrates ne sont peut-être pas aussi néfastes sur la santé. mais au nom de quoi, polluerait-on ainsi les nappes phréatiques? ce sont des dépenses d'engrais azotés aberrantes qui migrent ensuite dans la profondeur du sol pour quel bénéfice?

Jeanne Pitrou | 12 décembre 2012 à 11h00
 
 

Chère Madame Pitrou,

Je pense que c'est plutôt vous qui devriez revoir vos cours sur le cycle de l'azote dans le sol.

Et aussi vos cours d'agro-économie. Au jour d'aujourd'hui, quel paysan peut se permettre de gaspiller des engrais azotés, à part ceux qui courent tout droit à la faillite.

Bien à vous.

Laurent Berthod | 12 décembre 2012 à 23h18
 
 

Chère Madame Pitrou,

Si les nitrates ne sont pas nocifs, en quoi sont-ils une pollution ?

Contradiction dans les termes.

Bien à vous.

Laurent Berthod | 12 décembre 2012 à 23h22
 
 

A Gif, on est bien placé pour avoir une opinion sur la monoculture du maïs sans rien en savoir. Mais à Gif on devrait mettre ses connaissances à jour en consultant l'ouvrage "Géographie amoureuse du maïs " de Sylvie Brunel.

Salut aux habitants de Gif.

Laurent Berthod | 13 décembre 2012 à 09h22
 
 

A Laurent Berthod et +,
Pour votre gouverne de ''pro-maïsiculteur avéré'', sachez qu'il m'arrive de sortir de Gif et de parcourir, par exemple, la Plaine d'Alsace, où j'ai grandi et où je suis régulièrement outré par cette invasion de longue date du maïs-monoculture-intensive, avec de surcroit, arrosage-irrigation-aérienne à tout va, en plein cagnard et au beau milieu de la journée, avec ses + de 30% d'évaporation donc, sans parler du lessivage des nitrates, pesticides, herbicides vers la plus grande nappe phréatique du pays.... D'autres ressources, débouchés en poly-culture s'imposent !
NB.: à l'occasion j'irai parcourir le bouquin ''maïsicole'' de Sylvie Brunel.
Les habitants de Gif, du moins moi, vous saluent !
A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91) | 13 décembre 2012 à 10h05
 
 

Puisque nous en sommes au conseil de lecture : lire avec attention "du lisiers dans les yeux", polar à peine à clé (y compris dans les noms) du Poulpe. Le livre n'a donné lieu a aucun démenti ou attaque en justice.

Ensuite faire une recherche "Laurent Berthod". Et vous saurez ce qu'il n'est pas ; sans avoir à se prononcer sur ce qu'il pourrait être ; j'affirme en tout cas que c'est un spécialiste du syllogisme (voir ses post) et que ce n'est ni un connaisseur du milieu marin, ni un homme aux normes minimales du droit d'une démocratie européenne moderne ayant une responsabilité maritime mondiale ; en cela il est aussi l'image du retard pris par la France de ces points de vue. Ce n'est pas non plus un géo stratège ni un homme d'intelligence (au sens britannique) avec une vision neutre (au sens allemand) de l'analyse d'un problème, avec une approche stratégique à long terme (au sens militaire (les bons) et allemand (la démocratie moderne, je précise pour éviter toute confusion ou rapprochement franchouillard ou opportuniste, du bon mot de courtisan (c'est une caractéristique très française. Voir le film : "ridicules". Voir aussi SHQVAL. Ou SQVAL ; pour trouver les bons liens voir wikipedia "Koursk"... C'est un peu désordonné, mais c'est exprès.

theolevertige | 13 décembre 2012 à 11h39
 
 

L’Alsace manque d'eau ?

Laurent Berthod | 13 décembre 2012 à 12h10
 
 

bonjour M. Berthod,
je ne sais pourquoi, mon commentaire de réponse de ce matin s'est perdu.
je disais que je connais très, très bien le cycle de l'azote. Vous êtes très sûr de vous, alors qu'on doit considérer les arguments des autres et eb tenir compte.
Vous ne devez pas connaitre de près beaucoup de jeunes sortis de l'enseignement agricole et de cultivateurs surtout des plaines deBeauce, de Picardie, Brie et apparemment aussi d'Alsace car vous vous apercevriez de leurs immenses lacunes en connaissances du sol. Ces connaissances ne sont pas du tout valorisées par des cuefficients convenables aux examens.
C'est l'ignorance des matières scientifiques qui leur manque, suppléée par beaucoup d'arrogance.

jeanne Pitrou | 13 décembre 2012 à 13h07
 
 

Mettons donc 100% du territoire en zone vulnérable, pauvres de nous... Et laissons le Brésil atteindre son objectif de global farm, sans restrictions.
Combien, en terrains de foute, représenterait la déforestation nécessaire au remplacement de 100% de la production agricole française, hors le bio, bien entendu qui par construction est bon?
Comme cela, nos anti agricoles convaincus seront satisfaits, la nature reprendra ses droits...
Tenez bon, Laurent.
PS: j'ai ouï une définition de DREAL (Direction Régionale de l'Elimination de l'Activité par la Loi) qui colle assez bien aux pratiques de cette respectable institution.

Albatros | 13 décembre 2012 à 18h07
 
 

Madame Pitrou, personne ne peut douter de votre parfaite connaissance théorique du cycle de l’azote . Par contre votre appréciation sur les capacités professionnelles des Beaucerons, Picards, Briards, et Alsaciens comporte beaucoup de lacunes . Je connais bien les agriculteurs de la Beauce . Ce sont de véritables techniciens qui maîtrisent les savoirs dans de nombreuses disciplines, et en particulier une connaissance parfaite sur le maintient de la fertilité de leurs sols . D’ailleurs une étude de GisSol : http://www.gissol.fr/actualite/evenements.php concluait en novembre 2011 « Les sols français sont faiblement contaminés et aucun n'est stérile » La ponctualité de leurs performances est une preuve supérieure qu’un coefficient aux examens . Ce sont aussi des gestionnaires qui connaissent les besoins de leurs cultures compte tenu du potentiel de leur terroir, et ne surdosent ni les engrais ni les phytosanitaires .
C’est quand même un comble que l’agriculteur, dont le métier consiste à oeuvrer avec la nature soit mis perpétuellement au banc d’infamie par des citadins qui s’arrogent le droit de définir ce qui est bon
Pendant très longtemps, l’agriculteur a été perçu comme un réducteur de risques. En effet, sa fonction dans la société consiste à fournir de la nourriture, c’est-à dire à préserver la population du risque de famine.

bocaorne | 13 décembre 2012 à 18h37
 
 

Monsieur Berthod,
je ne suis pas une citadine, je reçois les rapports du GISSOL
je pense qu'il faut s'arrêter là
cordialement

Jeanne Pitrou | 14 décembre 2012 à 09h26
 
 

Madame Pitrou,

Je pense que c'est à Monsieur bocaorne que votre message s'adressait.

J'ai l'habitude de n'intervenir sur les forums que sous mon seul nom.

Le fait que vous ne soyez pas citadine n'enlève rien à la grande pertinence de ce que dit Monsieur bocaorne.

Laurent Berthod | 14 décembre 2012 à 10h05
 
 

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