Le chiffre du 23 juillet 2026
C’est le nombre de décès en France attribuables à la deuxième vague de canicule de l’année survenue du 17 juin au 2 juillet 2026, selon Santé publique France. Au cours de cette période, 92 départements, soit 98,5 % de la population hexagonale, ont été concernés par la canicule, d’une sévérité et d’une durée inédite : journées les plus chaudes jamais enregistrées en France les 24 et 25 juin (30 °C en moyenne sur 24 h), records de températures dans de nombreuses villes (43,8 °C à Saintes, 43 °C à Brive, 42,7 °C à Niort, 42,5 °C à Bordeaux, 40,1 °C à Paris, etc.). L’excès de mortalité estimé sur la période est de 36 %.
Les personnes âgées de 75 ans et plus constituent les deux tiers de ces victimes, mais l’excès de mortalité est observé pour toutes les classes d’âge dès 15 ans, avec une augmentation marquée à partir de 45 ans. Les régions les plus concernées par cet excès de mortalité sont l’Ile-de-France (+ 81,2 %), le Centre-Val-de-Loire (+ 62,6 %), les Pays de la Loire (+ 55,2 %) et le Grand-Est (+ 38,9 %). Ces données, qui constituent une première estimation de l’impact de la canicule sur la mortalité, toutes causes confondues, devront être confirmées par le bilan estival qui sera publié à l’automne.