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Éoliennes et biodiversité : destructions et pertes d’habitat (2/5)

Fragmentation des milieux, perte d'habitats fonctionnels, destruction d'espèces protégées : les impacts de l'éolien terrestre sur la biodiversité sont quasi systématiques. Les trois quarts des parcs fonctionnent pourtant sans aucune dérogation.

Publié le 01/09/2026

Après avoir rappelé les nombreux contentieux qui visent les éoliennes terrestres, malgré leur intérêt et leur utilité en soi, ainsi que les principaux textes environnementaux qui les régissent[1], détaillons les destructions, parfois majeures, mais aussi les pertes d’habitats, dont elles sont la source, en matière de biodiversité (faune, flore dans une moindre mesure). Alors que ces impacts, notamment sur des espèces protégées, sont quasi systématiques, les trois quarts des parcs éoliens fonctionnent sans aucune dérogation à l’interdiction de destruction, mais aussi de perturbation d’espèces protégées.

Ces effets négatifs sont d’autant plus forts que les parcs se situent en milieu forestier ou à proximité de milieux humides, qui hébergent une grande richesse et diversité écologiques. Ce qui est de plus en plus le cas des nouvelles installations, compte tenu des fortes contraintes d’implantation.

La fragmentation et la dégradation des milieux

Les travaux d’accès, de mise en œuvre des plateformes puis de raccordement au réseau peuvent conduire à des défrichements importants, non pas d’un seul tenant mais de façon éparse. Plusieurs espèces forestières de chiroptères, présentant un fort enjeu de conservation, sont particulièrement vulnérables à la fragmentation de leur milieu[2]. C’est aussi le cas de batraciens comme le Triton crêté (Triturus cristatus).

Le troisième ( ! ) Plan national d’actions pour les chiroptères (2016-2025) du ministère chargé de l’environnement relève l’importance de : « Prendre en compte l’impact des éoliennes sur les populations, considérer que certains habitats ou territoires ne sont pas appropriés à leur implantation, recommander aux développeurs de s’investir dans la recherche sur les mesures d’évitement et de les mettre en œuvre. » (p. 17). Il souligne la fragmentation du paysage par les éoliennes : « Les pressions telles que la disparition des gîtes, la fragmentation du paysage par les infrastructures de transport ou les éoliennes, la disparition des haies qui leur servent de corridors de déplacement, la disparition ou la dégradation de leurs terrains de chasse, persistent » (p. 2).

Depuis peu de temps, la justice administrative reconnaît les impacts des éoliennes sur la fragmentation des milieux, en ciblant pour l’instant des espèces emblématiques. Il en est ainsi des cigognes noires : « Par-delà les risques de collision qui, bien que limités, sont réels, le projet éolien de Santigny menace de fragmentation l'habitat et le domaine vital des cigognes noires »[3]. Pour la même espèce, la cour considère à nouveau qu’un autre parc éolien est source « de fragmentation de l'habitat et de perte de zones de gagnage provoquées par l'exploitation de machines susceptibles d'affecter la reproduction de cet animal protégé et le taux de réussite à l'envol des jeunes, voire d'entraîner l'abandon de nids comme du territoire »[4]. 

De même pour l’Aigle royal : « La situation du projet éolien en marge du domaine vital du couple de Montselgues et à plus de 200 mètres de la zone de chasse à l’ouest ne garantit pas (…) l’absence de survol du site à hauteur de pâles, aussi bien par les adultes que par les immatures voire des individus erratiques et que, du fait d’une importante fragmentation de leur domaine vital, celui-ci ne perdrait pas en attractivité » [5].

Il est également reconnu les conséquences d’un défrichement sur l’habitat de reproduction de plusieurs couples d’oiseaux ou encore sur « la possibilité d’un dérangement des zones de halte en période prénuptiale »[6].

La destruction des habitats favorables n’est généralement pas compensable, comme le relève notamment la cour de Bordeaux : « Le projet crée un risque résiduel de destruction de gîtes et d’habitats de chasse de chiroptères qui peut être qualifié de modéré à faible, sans qu’il puisse être tenu compte de la compensation »[7].

Les incidences du débroussaillement des pistes et des voies d’accès

La fragmentation du milieu, mais aussi son ouverture (nouvelles voies de pénétration de nombreuses activités humaines, ainsi que de plantes invasives), s’accompagnent souvent d’un débroussaillement régulier d’au moins 10 m de part et d’autre de ces pistes, notamment dans les secteurs soumis à l’obligation légale de défrichement pour la prévention d’incendie. Il s’agit d’une altération supplémentaire et permanente du milieu avec des impacts non négligeables sur la flore des lisières et tous ses cortèges faunistiques (reptiles, batraciens). L’impact sur les invertébrés, peu étudié, peut être majeur (papillons, araignées, coléoptères, etc.).

L’aversion : perte majeure d’habitats rarement prise en compte

Il est maintenant bien établi que le fonctionnement d’éoliennes est à la fois source d’attraction (chiroptères essentiellement), et source d’aversion/répulsion selon les espèces, les saisons, les milieux et même, parfois selon les sexes. Il s’agit là d’un double phénomène complexe, mais fondamental, qui est de nature à générer dans les deux cas des effets délétères pour une partie de la faune, alors même que cela semble contradictoire.

Dans sa remarquable expertise, Christian Kerbiriou rappelle ainsi : « Un impact du développement de l’éolien terrestre concerne les changements comportementaux induits par ces structures : les effets d’attraction sont susceptibles d’accroître les risques de collision/barotraumatisme, tandis que les effets d’aversion contribueront à une perte d’usage d’habitat »[8]. Il cite les comportements d’aversion, documentés, détectables pour une majorité d’espèces de chiroptères jusqu’à 1,5 km, voire plusieurs kilomètres en aval d’un parc éolien, qui génèrent un report ou la diminution du domaine vital des individus et la perte d’habitats fonctionnels. Les flashs lumineux la nuit (obligatoires en France pour l’aviation civile) participent aussi de cette aversion.

Aucune mesure de réduction, ni réellement de compensation, ne peut remédier à cette situation. Seul l’évitement, par le choix approprié des sites d’implantation, est de nature à limiter la perte d’habitats.

La destruction systématique de chiroptères et d’oiseaux

Si les collisions (mât et pales) sont une cause commune de destruction pour les oiseaux et les chiroptères, s’ajoute pour ces derniers une cause majeure agissant à distance : le barotraumatisme. Il se produit lors du changement de la pression de l’air engendré par le mouvement des pales (dont les extrémités tournent à au moins 300 km/h) en endommageant les tissus corporels, poumons en premier lieu. Si une chauve-souris vole trop près d’une éolienne, cette brusque chute de pression est de nature à lui provoquer un barotraumatisme qui est toujours létal.

La vulnérabilité des espèces aux éoliennes dépend de la localisation du parc et des technologies en jeu (position et diamètre des rotors notamment), mais aussi, essentiellement, de la biologie de ces espèces (modes de chasse, de reproduction, migration). Les récentes découvertes scientifiques distinguent les chiroptères selon trois groupes d’espèces en fonction de leur habitat, de la modalité d’écholocation et de la hauteur de vol. À savoir les espèces de haut vol (entre 0 et quelques centaines de mètres), à large rayon d’action avec les Noctules, Sérotines et Molosses, les espèces plutôt de lisières, à hauteur de vol entre 0 et 100 m environ et celles, plutôt forestières, de hauteur de vol inférieure à 30 m[9]. Pour les espèces de haut vol, déjà très vulnérables au risque de collision/barotraumatisme, toute ouverture de trouée forestière accentue le risque de mortalité en raison de l’effet d’attraction. Quant aux espèces forestières de bas vol, comme les Murins ou certaines Pipistrelles, les études scientifiques ont montré leur forte aversion aux éoliennes. 

Il s’y rajoute des espèces migratrices, telles la Noctule commune (Nyctalus noctula) ou la Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii), volant haut et sur des centaines de kilomètres, qui sont très vulnérables à la multiplication des parcs éoliens sur leurs trajectoires. La liste rouge de l'UICN[10] mentionne pour la Noctule commune que "le développement de la production d’énergie éolienne a particulièrement affecté cette espèce migratrice de haut vol, victime de collisions avec les pales des machines. Dans tous les pays, elle figure dans le trio des espèces les plus touchées par cette industrie en pleine expansion". Cette dégradation du statut de conservation est assez spécifique aux espèces de haut vol.

Cette spécificité commence à être reconnue par la justice administrative, mais rarement par les préfets qui n’hésitent pas à autoriser des parcs dans des milieux inappropriés : « Il résulte de l'instruction que le niveau d'activité sur le site d'implantation du projet au niveau de la canopée, zone préférentielle de chasse pour les chiroptères, est le plus élevé de haut vol, que ces espèces [Pipistrelle commune et Pipistrelle de Kuhl] présentent une sensibilité forte au risque de collision et que les travaux de défrichement envisagés pour la réalisation des éoliennes sont susceptibles de détruire les gîtes arboricoles et de déranger les colonies de ces deux espèces implantées à proximité des éoliennes »[11]. Cette décision est d’autant plus intéressante qu’elle prend également en compte la perturbation des espèces. Elle relève par ailleurs le risque fort de mortalité lié à des collisions et des barotraumatismes pour les chiroptères de haut vol tels que la Pipistrelle commune, la Pipistrelle de Kuhl, la Noctule de Leisler, la Noctule commune, la Sérotine commune et la Vespère de Savi.

Citons également l’arrêt de la cour de Bordeaux : « Un risque de destruction d’individus, qualifié de faible à non significatif par l’étude d’impact, est toutefois suffisamment caractérisé du fait de la proximité des éoliennes avec les haies et lisières […] et de la sensibilité à l’éolien de plusieurs des espèces protégées présentes »[12].

À l’inverse, d’autres espèces, notamment celles moins sensibles aux risques liés à l’éolien, ont vu leur statut s’améliorer. Par exemple, le Grand Rhinolophe est désormais classé en préoccupation mineure.

Pour les rapaces, les milans, les busards et les faucons comptent parmi les plus vulnérables. À titre d’exemple, de 2010 à 2023, 25 cadavres de Busard cendré ont été découverts sous les éoliennes du parc éolien du causse d’Aumelas d’EDF Power solutions ; et ce furent plus de 150 Faucons crécerellettes en 10 ans[13]. On ne compte pourtant que 400 couples de ces faucons sur notre territoire. Le préfet de l’Hérault a toutefois très longtemps refusé de diligenter une procédure de dérogation à l’interdiction de destruction et de perturbation d’espèces protégées (DEP)[14]. Parmi les destructions d’espèces rares par des éoliennes en France, citons un Gypaète barbu, des Vautours fauves, un Vautour moine, des Aigles royaux, un Busard pâle (4 nidifications seulement en France), des Busards Saint-Martin, dont un en région Auvergne-Rhône-Alpes où il est classé « en danger ».

De 2002 à 2025, selon les suivis de la LPO les éoliennes sont responsables de 34 % des 1200 milans royaux trouvés tués ou blessés[15]. Rien d’étonnant selon le rapport du CEREMA[16] sur cette espèce qui « précise que le Milan royal est plus vulnérable que la moyenne de l'avifaune face aux parcs éoliens dès lors qu'il peut se diriger vers les éoliennes pour chercher de la nourriture au pied des mâts ou sur les chemins. Cette recherche de nourriture les place inévitablement à proximité des pales d'éoliennes en mouvement »[17].

Quand des DEP sont demandées, elles portent généralement sur un grand nombre d’espèces protégées, confirmant par là-même l’absence de réel évitement : cas du parc éolien de Passa (66) pour lequel la dérogation concernait la destruction de 81 espèces d’oiseaux, 23 de chiroptères, sept de reptiles, quatre d’amphibiens, deux de mammifères terrestres, une espèce d’insectes et une espèce de flore[18]. De même pour le parc de Messac, la dérogation " espèces protégées " contestée concernait la destruction et le dérangement de 82 espèces d'oiseaux et 17 espèces de chiroptères protégés, la destruction, l'altération, la dégradation des sites de reproduction ou d'aires de repos d'animaux d'espèces animales protégées de 10 espèces d'oiseaux présents dans les aires d'étude[19].

Ou bien encore le parc éolien de la Baume (34) qui connaît une activité importante et dense de rapaces. La présence d'au moins 17 espèces de rapaces y a été relevée, dont notamment : le Vautour moine (27 contacts), le Vautour percnoptère (10 contacts), le Vautour fauve (415 contacts soit 1 644 oiseaux), l'Aigle royal (6 contacts), le Circaète Jean-le-Blanc (91 contacts), le Milan royal (53 contacts), le Milan noir (32 contacts), le Faucon crécerelle (111 contacts)[20].

Les cas sont multiples. Citons encore le parc de la société Energie du Haut-Dourdou pour lequel la cour de Toulouse a enjoint le préfet de l'Aveyron de la mettre en demeure de déposer une dérogation « espèces protégées » :  « Pour, au moins, le hibou moyen-duc, la chouette hulotte, l'aigle royal, l'autour des palombes, la bondrée apivore, le busard cendré, le busard Saint-Martin, la buse variable, le circaète Jean-le-Blanc, l'épervier d'Europe, le faucon crécerelle, la sérotine commune, la noctule commune, la noctule de Leisler, le grand murin, le murin de Daubenton, la pipistrelle commune, la pipistrelle pygmée, la pipistrelle de Kuhl, la pipistrelle de Nathusius, la vespère de Savi, l'oreillard gris, le minioptère de Schreibers et le molosse de Cestoni »[21].

Une destruction massive d’insectes dans la quasi-indifférence générale

Plusieurs scientifiques, y compris non écologues mais travaillant avec des développeurs éoliens, relèvent la destruction, qu’ils qualifient tous de massive, des insectes par les éoliennes. De plus en plus de publications scientifiques portent désormais sur cette question : elles concluent toutes en ce sens. EUROBATS[22] rappelait, dès 2014, les premières conclusions des travaux qui mettaient au jour l’attraction de nombreux insectes par les éoliennes. Des études, aux USA, avaient notamment montré la présence de proies d’insectes consommées par les chauves-souris cendrées (Lasiurus cinereus) juste avant leur collision mortelle avec des éoliennes[23].

Une importante publication de 2024 synthétise les connaissances issues de plusieurs dizaines de publications sur le sujet et établit les causes de l’attraction des insectes : l’emplacement des éoliennes, leur coloration, leur forme, la production de chaleur par les turbines et l'éclairage des éoliennes[24]. De même, « lorsque des insectes sont présents en surnombre à proximité des éoliennes, on observe une augmentation potentielle de l'activité de recherche de nourriture chez les chauves-souris, ce qui peut contribuer à accroître le risque de collision. Les observations menées au Nebraska et au Minnesota suggèrent un lien entre les émergences massives de diptères et les décès de chauves-souris qui s'ensuivent au niveau des éoliennes »[25]. D’autres études ont montré que les analyses ADN de contenus d’estomacs et de guano de chiroptères correspondent aux espèces d’insectes trouvées à proximité immédiate d’éoliennes, avec par ordre d’abondance décroissant : Lepidoptera, Orthoptera, Coleoptera, Diptera, Hemiptera, Trichoptera, Neuroptera et Psocodea.

Il est parfois noté une baisse de rendement, pouvant dans certains cas être significative (jusqu’à 50 %), de la production d’électricité du fait de l’encrassement des pales par les insectes agglomérés. Un plan national d’action (2018-2028) porte sur 38 papillons prioritaires. Certains peuvent être impactés par des projets éoliens, compte tenu de leurs habitats. Ils sont pour autant rarement pris en compte.

La création d’une nouvelle source, croissante avec le développement de l’éolien, de destruction d’invertébrés représente désormais un enjeu majeur. Du fait même qu’ils comptent déjà parmi la faune la plus affectée par les activités humaines : 60 à 80 % des populations d’insectes ont disparu en Europe ces trente dernières années, selon différentes études scientifiques conduites en Europe. Les papillons de nuit, qui constituent 95 % des papillons, représentant une très grande masse d’insectes, sont parmi les plus touchés. Ils ne sont jamais pris en compte dans les études d’impact. Dès lors, l’impact des parcs sur ces insectes, qui jouent un rôle primordial tant pour la pollinisation des fleurs que pour l’alimentation des chiroptères et des oiseaux de nuit (engoulevents, rapaces nocturnes) est ignoré.

Cet attrait des insectes pour les éoliennes contribue à l’attraction de ces dernières par les chiroptères. L’attraction peut être directe, en raison des caractéristiques physiques des aérogénérateurs (ressemblance avec les arbres, assimilation à un gîte, ...), mais aussi indirecte par la présence de ressources alimentaires en quantité importante aux abords des machines. Elle peut être importante lors des émergences d’insectes au-dessus des canopées, dans et à proximité des zones humides, mais aussi dans des milieux agricoles lors des travaux des champs.

La gestion des plateformes et pieds d'éoliennes vise à ne pas créer de réserves à insectes qui constitueraient un attrait pour les chauves-souris et les oiseaux insectivores. Le couvert végétal aux pieds d'éoliennes est maintenu pauvre, voire minéralisé et les éclairages sont supprimés, sauf les balisages pour la sécurité aéronautique. Mais ces mesures sont bien insuffisantes au regard de l’ampleur du problème. Elles démontrent par contre que cette attraction est bien reconnue par les exploitants.

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[1] Éoliennes et biodiversité : les championnes du contentieux (1/5).

[2] Cas notamment du Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), du Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), du Grand Murin (Myotis), du Murin d’Alcathoe (Myotis alcathoe), du Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), du Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), de la Barbastelle d’Europe (Barbastella barbastellus).

[3] CAA Lyon, 25 mai 2023, n° 21LY02362.

[4] CAA Lyon, 20 nov. 2025, n° 24LY01783.

[5] CAA Lyon, 17 avril 2025, n° 23LY00732.

[6] CAA Nantes, 27 juin 2023, n°22NT01802.

[7] 10 CAA de Bordeaux, 16 mai 2023, n°20BX01611.

[8] Expertise de Christian Kerbiriou (MNHN et CNRS) du 7 avril 2025, ordonnée par le président du tribunal administratif de Grenoble pour assister la commission d’enquête publique relative à un projet de parc éolien dans l’Isère.

[9] Respectivement dites LRE (Long range écholocator), espèces de milieux ouverts, écholocateurs à longue portée ; MRE (Middle range écholocator), espèces de lisières, écholocateurs à moyenne portée et SRE (Short range écholocator), espèces forestières, adaptées aux lisières ou milieux fermés, écholocateurs à courte portée.

[10] Union Internationale pour la Conservation de la Nature

[11] CAA Toulouse, 21 mars 2024, n° 22TL0021.

[12] CAA Bordeaux, 16 mai 2023, 20BX0161.

[13] Parcs éoliens du Causse d’Aumelas dans l’Hérault (34), 20 mars 2024, Suivi de mortalité de l’avifaune et des chiroptères 2023, pages 30 et 33.

[14] Il a fallu que la cour administrative de Toulouse annule ce refus, prescrive aux exploitants de déposer dans un délai de six mois une demande de dérogation « espèces protégées » portant au moins sur le Faucon crécerellette, le Busard cendré, la Pipistrelle commune et la Noctule de Leisler, et suspende l’exploitation le jour, du 10 avril au 20 août, pour que le préfet se prononce sur les demandes de dérogation « espèces protégées » (CAA Toulouse, 16 avril 2026, n°24TL03241, 24TL03242).

[15] Deuxième cause de destruction, après l’empoisonnement.

[16] Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement

[17] CAA Marseille, 20 janvier 2023, n° 20MA04635  et 12 avril 2024, n°23MA00159.

[18] CAA Toulouse, 8 déc. 2022, n° 20TL02108.

[19] CAA Bordeaux, 16 mai 2025, n°19BX03745.

[20] CAA Toulouse, 27 mai 2025, n°24TL01764.

[21] CAA Toulouse, 17 oct. 2024, 22TL21191.

[22] « Lignes directrices pour la prise en compte des chauves-souris dans les projets éoliens », n°6, actualisation 2014. L'Accord sur la conservation des populations de chauve-souris européennes, ou Eurobats, est un traité international concernant la conservation des chiroptères. Cet accord a été développé sous les auspices de la convention de Bonn et a été signé en 1994.

[23] Valdez, E.W.; Cryan, P.M. Insect prey eaten by hoary bats (Lasiurus cinereus) prior to fatal collisions with wind turbines. West. N. Am. Nat. 2013, 73, 516–524.

[24] Weschler M, Tronstad L. 2024. Wind energy and insects: reviewing the state of knowledge and identifying potential interactions. PeerJ 12: e18153 https://doi.org/10.7717/peerj.18153.

[25] Amanda M.Hale, Cecily Foo, John Lloyd and Jennifer Stucker, Systematic Review of Crop Pests in the Diets of Four Bat Species Found as WindTurbine Fatalities Diversity 2025, 17, 590, https://doi.org/10.3390/d17080590.

 

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