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Actu-Environnement

Des ferrates pour le traitement de l'eau

Environnement & Technique N°236
Cet article a été publié dans la revue Environnement & Technique n°236
Il a été rédigé par l'ancienne rédaction d'Environnement & Technique, avant son acquisition en 2012
par la société d'édition d'Actu-Environnement.
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C’était à notre sens une des plus remarquables innovations présentées à Pollutec 2003. Le procédé mis au point et développé par cette entreprise permet de produire un matériau polyfonctionnel répondant aux normes de rejets les plus extrêmes et respectueux de l’environnement : le ferrate de potassium de synthèse solide (à 30 % de K?FeO?).

Les ferrates proposés en granulés pour application sur divers types d’eau (souterraines, riches en fer, en manganèse, arsenic, cyanurées ou en présence de métaux, cuivre, cadmium, zinc) cumulent de nombreuses propriétés dont un fort pouvoir oxydant (Fe VI)) -supérieur au chlore- sur toute l’échelle de pH avec un potentiel redox s’étalant de 0,7 (en solution basique) à 2,2 (en solution acide). Leur pouvoir coagulant et précipitant leur est attribué par le réducteur conjugué du Fe VI (hydroxyde ferrique qui se forme en solution aqueuse). Leur pouvoir bactéricide / virucide se manifeste par une réduction des coliformes totaux et thermotolérants (anti-biofilm efficace), des légionelles, salmonelles, clostridiums et autres entérovirus et une action de désinfection d’organismes indicateurs et pathogènes.

Les ferrates appliqués à divers types d’eau permettent l’élimination du Fe (II), du manganèse (II), de l’arsenic (III) et (V), des cyanures, qu’ils soient seuls ou en présence de divers métaux (Cu, Zn, Cd…), des phosphites, des acides humiques… Ils possèdent aussi des actions significatives sur divers composés à traiter : MES (matières en suspension), DCO, aromatiques, PCB, atrazine, simazine, ions minéraux… Combinant les propriétés de plusieurs produits de traitement, avec l’emploi de quelques grammes par m³ d’eau, ils permettent de faire des économies sur d’autres réactifs qui ne s’avèrent alors plus nécessaires.

Très solubles dans l’eau, ils agissent rapidement, ne produisent ni résidus mutagènes après traitement, ni acidification et n’ont pas de goût.

Détecteur / éjecteur de métaux

Ce constructeur possède la gamme la plus large de détection de métaux assurant un fonctionnement de sécurité avec seuils pouvant être couplée avec des systèmes d’éjection. Ces dispositifs constitués d’une bobine de détection sont couplés à un système d’éjection de la particule métallique.

Ils sont utilisés pour des produits pulvérulents en chute gravitaire (rapide ou lente) ou en convoyage pneumatique à 30 m/s. C’est le cas du détecteur-éjecteur Deug qui détecte les particules magnétiques ou non à partir de 0,3 mm (photo). Ce type d’appareil est recommandé pour les industries sensibles comme l’agro-alimentaire (sucre, farine, cacao…) où la législation est sévère en ce qui concerne l’hygiène et la sécurité. Mais aussi la synthèse chimique des plastiques où les qualités de ces équipements protègent les presses à injecter, alimentées par des flux de granulés. Ces détecteurs peuvent être associés à une séparation magnétique placée en amont de la filière, qui éliminera les particules ferromagnétiques, diminuant ainsi le nombre de détections.

Catalyseur de précipitation / floculation

Le Biokat offre une alternative intéressante dans le traitement des boues. Il permet d’augmenter le rendement de la biomasse active, d’améliorer les capacités de nettoyage et les propriétés des boues (morphologie des flocons), et de stabiliser les biocénoses à un nombre d’espèces satisfaisant. En raison du dosage en continu, les phénomènes de chocs dus à une brusque contamination des boues sont atténués, améliorant ainsi le rendement d’épuration.

Dans un premier temps, le Biokat favorise une croissance des bactéries filamenteuses telles les actinomycètes par exemple. Puis au bout de deux semaines environ celles-ci sont rapidement colonisées par d’autres bactéries grâce au catalyseur contenant du Biokat, se présentant ainsi un support de choix pour la formation des flocons. Cet aspect permet de lutter efficacement contre les boues boursouflées et surnageantes. La compaction qui fait suite à l’envahissement des bactéries filamenteuses et à la formation de flocons, conduit à une réduction significative du volume des boues avec un accroissement du coefficient énergétique (teneur en biogaz). Un autre avantage de l’utilisation de ce produit est une réduction de la consommation de précipitant car il favorise l’élimination biologique de l’azote et du phosphore. L’adoption de Biokat entraîne une réduction des coûts d’exploitation consécutive à une moindre demande énergétique du fait de l’amélioration de l’épuration, et d’une diminution due à la consommation de produits. Il n’y a aucun problème de compatibilité biologique, pas de risque d’inhibition, de conflit entre espèces bactériennes. ?

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