Dans une enquête (1) publiée le 18 décembre 2024, l'Agence européenne des produits chimiques (Echa) relève que l'utilisation d'additifs ignifuges bromés aromatiques non-polymères pollue l'environnement en raison de leur persistance, de leur bioaccumulation et de leur toxicité.
En décembre 2023, la Commission européenne a demandé à l'agence d'établir une enquête sur les retardateurs de flamme, en se concentrant notamment sur les retardateurs de flamme aromatiques bromés (RFAB). L'Echa a étudié les utilisations et les rejets de 60 RFAB possiblement présents sur le marché européen, ainsi que leurs potentielles propriétés dangereuses.
Les RFAB sont une catégorie de retardateurs de flammes bromés dans lesquels des atomes de brome sont liés de manière covalente à un anneau aromatique. Des additifs polymères ou non polymères sont utilisés dans ces produits pour prévenir ou ralentir la propagation du feu. Les analyses de l'Echa relèvent que les additifs non-polymères présentent des risques environnementaux élevés en raison de leur tendance à se dissoudre dans le matériau. Cinq substances ont été reconnues comme particulièrement préoccupantes, confirmées comme étant soit persistantes, bioaccumulables et toxiques (PBT), soit très persistantes et très bioaccumulables (vPvB).
L'agence estime que 37 de ces RFAB sont susceptibles d'être concernés par les substances PBT, dont 17 non-polymères. Par ailleurs, elle constate que certains additifs non-polymères ne sont pas enregistrés dans la réglementation européenne sur les produits chimiques (Reach), alors même qu'ils ont été détectés dans l'environnement à des concentrations élevées. Selon l'Echa, cela suggère des problèmes potentiels de conformité à l'enregistrement Reach ou des incertitudes quant à la composition plastique des articles importés. Cette enquête doit permettre à la Commission de se décider si elle doit restreindre, ou non, certains RFAB.







