À l'approche des échéances réglementaires, la simplicité devient un atout majeur des emballages mono-matériaux, estime GlobalData, qui vient de publier son analyse des tendances annuelles de l'industrie de l'emballage. Avec l'entrée en vigueur complète du règlement Emballages en août prochain, les priorités du secteur sont désormais définies par la recyclabilité à l'échelle et, plus largement, les enjeux de durabilité, explique le cabinet de conseil.
Et le phénomène est global : la Californie impose la recyclabilité des emballages en 2032 ; plusieurs filières de responsabilités élargies des producteurs (REP) font de même, ailleurs aux Etats-Unis ; ou encore la feuille de route chinoise pour la maîtrise des plastiques à usage unique interdit les emballages stratifiés multi-matériaux non recyclables et promeut des solutions mono-matériaux à base de polypropylène et de polyéthylène. À ces impératifs règlementaires s'ajoute l'attente des consommateurs qui associent « simplicité » et « recyclabilité ».
Mono-matériau = recyclable
Progressivement, « mono-matériau » devient donc synonyme de « recyclable ». Ce n'est pas une découverte, puisque cette « simplicité » facilite la vie des consommateurs qui hésitent moins sur le geste de tri, et des installations de recyclage qui peuvent les traiter plus simplement. De fait, aujourd'hui ces solutions « deviennent un axe d'innovation déterminent et tracent une voie claire vers la conformité règlementaire ».
Concrètement, parmi les cinq tendances du marché de l'emballage, trois sont directement liées aux règlementations environnementales : l'usage de matériaux plus simples, le recours à des matières biosourcées et la multiplication des emballages rechargeables ou réemployables.






