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Biodiversité en Ile-de-France : le changement climatique déjà à l'œuvre

MAJ le 14/04/2026
Biodiversité  |    |  L. Radisson
Biodiversité en Ile-de-France : le changement climatique déjà à l'œuvre

Les communautés animales et végétales se réorganisent sous l'effet du changement climatique. C'est ce qui ressort de l'étude sur l'état de santé de la biodiversité en Ile-de-France (1) , dévoilée le 10 avril par l'agence régionale de la biodiversité (ARB). Sachant que le climat régional a gagné plus d'un degré depuis le milieu du XXe siècle, un rythme plus rapide que la moyenne mondiale, et que la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique (Tracc) prévoit environ deux degrés supplémentaires d'ici 2050.

Les espèces associées aux températures élevées, comme la Mante religieuse ou le Brun des pélargoniums, un papillon, progressent, tandis que celles associées aux températures fraîches, comme la Cordulie bronzée, une libellule, sont plus fréquemment en déclin. Cette évolution est constatée dans tous les groupes étudiés : plantes, oiseaux, paipllons, etc.

Les milieux aquatiques subissent une hausse des températures de l'eau et une baisse des débits estivaux, ce qui « fragilise la reproduction des espèces sensibles et déstabilise les zones humides ». Les milieux agricoles sont les premières victimes de l'artificialisation des terres et du changement climatique, provoquant un fort déclin de la biodiversité, qui a des conséquences négatives sur les rendements, sur la capacité des sols à retenir l'eau, ou sur la résistance des cultures aux parasites et pathogènes. Les forêts voient leur fonction protectrice diminuer et émettent désormais plus de carbone qu'elles n'en stockent. Quant aux espaces urbains, les îlots de chaleurs, qui peuvent atteindre +8 °C, exposent les arbres d'alignement, perturbent la faune urbaine et favorisent l'installation d'espèces exotiques ou méridionales (orchidées, etc.).

« Dans une région dense comme l'Île-de-France, la préservation et la restauration des milieux naturels deviennent non seulement un enjeu écologique, mais aussi une condition de résilience pour l'ensemble du territoire », conclut l'étude, qui met l'accent sur l'importance des solutions fondées sur la nature. « Zones humides fonctionnelles, forêts diversifiées, friches urbaines, sols perméables, murs végétalisés : ces éléments contribuent simultanément à rafraîchir le climat local, gérer l'eau, stocker du carbone et maintenir des habitats favorables », rappelle l'ARB, qui annonce la publication d'un guide sur ce théme.

1. Télécharger l'état de santé de la biodiversité en Ile-de-France
https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-47832-biodiversite-ile-de-france-etude-arb.pdf

Réactions7 réactions à cet article

Bonjour,
Je vous remercie pour cet article qui conforte le constat sur les effets du changement climatique sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes.
Je souhaite attirer votre attention sur une confusion terminologique : on voit souvent l’expression « les changements climatiques ». Or, il s’agit d’une confusion entre le phénomène global lié au changement climatique que l’on connait depuis plus d’un siècle maintenant, et l’expression de ce phénomène qui est hétérogène selon les territoires. L’expression « les changements climatiques » concerne plutôt l’évolution des climats depuis la formation de la terre.
Bien cordialement,
Emmanuel Garbolino (Expert Biodiversité et Changement Climatique, Mines Paris PSL – ISIGE)

EG | 14 avril 2026 à 09h53 Signaler un contenu inapproprié

Bonjour EG
Vous avez raison. Et, afin d'éviter toute confusion, je modifie l'article dans ce sens.
Bien cordialement

Laurent Radisson Laurent Radisson
14 avril 2026 à 10h33
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"la restauration des milieux naturels deviennent non seulement un enjeu écologique, mais aussi une condition de résilience pour l'ensemble du territoire »

Chez nous il y avait un petit étang, une végétation intense et variée dans et autour. Avec des poissons (cyprinidés) réintroduits depuis plus de 60 ans puisque je l'ai toujours connu, . Nos amis écologistes, écologues et scientifiques ont décidé que pour sauver les libellules, il fallait modifier la structure de l'étang et supprimer les poissons. Après des travaux avec des engins mécaniques sous l’œil dubitatif des autochtones, il reste aujourd'hui une mare boueuse sans aucune végétation arbustive puisque tout a été détruit lors de la modification. Ils ont même installé une clue en bois pour maintenir le niveau après le creusement d'un fossé pour vider l'étang.

La réunion d'avant sur le terrain fut pathétique ; Il y avait l'OFB, la DDT, la LPO, La société de pèche, l'entreprise de T.P., des élus qui n'ont pas eu a s'exprimer sur la catastrophe prévisible, incongrue... peut être irrémédiable?

ouragan | 14 avril 2026 à 11h06 Signaler un contenu inapproprié

Je surpris par l'importance des travaux dénoncés par Ouragan, ne s'agirait il pas simplement de mensonges pour discréditer OFB, DDT et LPO ? Organismes qui ne me semblent pas aussi idiots que voudrait bien le montrer Ouragan. Pour lever toute ambiguïté, pourquoi Ouragan ne précise t il pas la localisation de cet étang de façon à ce que les informations qu'il donne puissent être vérifiées !

Gecko | 14 avril 2026 à 11h56 Signaler un contenu inapproprié

Gecko Effectivement, les militants écologistes sont habitué a tellement de fausse vérités qu'il est normal pour eux de douter.
L’étang se situe sur la commune de la Batie des Fonds, 26310. Parcelle 02565 feuille 2 section OC N° de commune 26030. Géoprtail

Si vous chercher sur Google Hearth vous verrez la situation le 24 juin 2024 avant les travaux, mais rien de mieux que de se rendre sur place.

ouragan | 14 avril 2026 à 13h16 Signaler un contenu inapproprié

Je m'étonne de la mention d'incompétence attribuée à l'OFB et la DDT.
Avec la Dreal, ces 3 organismes mis à contribution par l'association pour la défense de la rivière Troesne (60), 2,5 km du cours d'eau sont en cours de réhabilitation de Lonconville à Chaumont en Vexin.

babucologne | 15 avril 2026 à 08h30 Signaler un contenu inapproprié

je ne parlerai pas d’incompétence mais bien d'idéologie. Lorsque un agent venu faire le constat d'une attaque de loup sur un troupeau dans le 06 explique qu'il ne veut pas crapahuter dans la montagne et demande à l'éleveur d'aller chercher les cadavres alors que celui ci n'a le droit de toucher à rien sous peine de perdre les indemnités; Lorsque ce même agent explique à l'éleveur en colère que son job est de protéger les loups et non les brebis...
Au cour d'un comptage de gibier, les chasseurs et les bénévoles présents observent une meute de 5 loups qui attaques un chevreuil. Ils sont accompagnés d'agents qui dans leur rapport final confirme la présence de seulement 2 loups!
Quand à la DDT, il nous aura fallu 1an et demi pour démontrer, à nos frais, que nos n'avons pas détruit de zone humide, car finalement après analyse cette zone humide recensée par la Frapna pour la préfecture n'existe pas.
Et pour ce qui est de la LPO, Elle ferait mieux de se cantonner aux oiseaux plutôt que de s'occuper du loup.

ouragan | 15 avril 2026 à 12h57 Signaler un contenu inapproprié

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