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Actu-Environnement

Octobre 2024 est le second mois le plus humide depuis trente ans

Eau  |    |  D. Laperche
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La recharge des nappes phréatiques semble avoir bien démarré en ce début d'automne : 78 % des niveaux sont au-dessus des normales (dont 40 % très hauts), 10 % à des niveaux comparables aux normales et seulement 12 % des nappes sont en dessous (dont 3 % à un niveau très bas).

Pour les nappes réactives néanmoins, la situation pourrait s'inverser rapidement si l'hiver s'avère sec (elle restera satisfaisante pour les nappes inertielles).

Parmi les nappes en vigilance figurent toutefois des points noirs : les nappes de la plaine du Roussillon et le massif des Corbières, dont les niveaux sont en baisse constante depuis deux ans et demi. « Même une recharge excédentaire ne permettrait pas de recharger les réserves, une recharge exceptionnelle pourrait permettre de retrouver un niveau bas », a indiqué Violaine Bault, hydrogéologue au BRGM, à l'occasion d'un point presse organisé le 14 novembre sur le niveau des nappes.

À l'inverse sur certains territoires, la situation pourrait d'occasionner un risque d'inondation par remontée de nappes. Pour les nappes les plus réactives, en réponse à des pluies intenses, les inondations pourraient être causées directement par une remontée au niveau du sol, mais aussi de manière indirecte. « La nappe ne joue plus le rôle de tampon, la pluie ruisselle et favorise le débordement des cours d'eau », a expliqué Violaine Bault.

Les nappes concernées à court et moyen termes sont les nappes du socle du Massif armoricain (Bretagne et Pays de la Loire), du socle du Massif central en Limousin, des calcaires jurassiques du Berry et de la Brenne (Centre-Val-de-Loire), du Poitou et Charentes, des formations plioquaternaires en Gironde, des alluvions de la Garonne aval et de la Dordonne aval, en Gironde.

Pour ce qui concerne les nappes moins réactives, inertielles, la montée du niveau est progressive et consécutive à plusieurs recharges excédentaires, jusqu'à ce que la nappe déborde, entraînant la réactivation de sources, avec un décrue très lente. C'est ce qu'a connu le nord-ouest de la France, notamment le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie de l'automne 2000 au printemps 2001, l'accumulation des pluies ayant entraîné la saturation des nappes. La vallée de la Somme était restée ainsi inondée pendant près d'un mois et demi.

« Octobre 2024 est le second mois le plus humide depuis trente ans, plus haut que celui d'octobre 2000 avant les inondations dans la Somme, a indiqué Violaine Bault. La situation est donc propice à générer des remontées de nappes. »

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