« Prospère », « viable », « résilient ». C'est en ces termes que la Commission imagine le futur du secteur de la pêche en Europe. L'exécutif a présenté le 20 octobre sa « vision » à l'horizon 2040 de ce secteur économique qui emploie aujourd'hui plus de 200 000 personnes. La Commission espère aider la filière à prospérer « tout en protégeant les ressources aquatiques et les écosystèmes dont elles dépendent ». Car tout commence par l'état de santé des populations de poissons et autres produits de la mer. Cette vision s'inscrit donc dans le Pacte européen pour les océans présenté en juin 2025.
Dans cette feuille de route de la pêche et de l'aquaculture (1) , la Commission européenne reconnaît en premier lieu que l'obligation de débarquement, qui oblige les pêcheurs à ramener au port toutes les espèces réglementées capturées, « n'a pas donné les résultats escomptés en matière de surveillance des captures indésirées, notamment en ce qui concerne la manière dont elle a été appliquée dans la pratique ». Elle compte faire un bilan de la situation avec l'ensemble des parties prenantes.
La Commission place aussi en tête de ses priorités la transition énergétique de la flotte de pêche en deux temps : jusqu'en 2030, l'objectif principal de la vision est d'améliorer l'efficacité énergétique et déployer les carburants propres disponibles ; à partir de 2030, les efforts se réorienteront vers l'expansion des technologies à émissions faibles ou nulles, soutenues par le financement, les infrastructures et la modernisation de la flotte. La Commission mettra également à jour ses lignes directrices de 2014 pour l'évaluation de l'équilibre entre la capacité de pêche et les possibilités de pêche.
D'autres axes visent à stimuler la demande en aliments aquatiques produits dans l'UE ; à préparer le renouvellement générationnel ; à renforcer la recherche et l'innovation et à agir à l'échelle mondiale pour protéger la durabilité et l'équité (lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, renforcement des règles internationales en matière de pêche et élaboration d'une nouvelle génération d'accords de partenariat).







