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Textile : la mode « ultra éphémère » est l'arbre qui cache la forêt, estime la Coalition Stop Fast-Fashion

Déchets  |    |  P. Collet
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Les textiles de « l'ultra fast-fashion » ne sont pas au cœur du problème. Ce sont plutôt les volumes de vêtements mis en marché par les acteurs historiques de la fast-fashion qui mettent en péril le réemploi. Tel est le message tiré d'une enquête de terrain qu'ont menée la Coalition Stop Fast-Fashion et le Réseau national des ressourceries et recycleries (RNRR) dans 33 ressourceries.

« Le verdict est sans appel : les acteurs de "l'ultra fast-fashion" pèsent seulement pour 5 % des textiles non réemployables (rebuts) de la filière textile alors les acteurs de la fast-fashion de première génération sont responsables de près de la moitié des rebuts », résume la coalition. Concrètement, les articles non réemployables mis au rebut proviennent pour 49 % d'enseignes de la mode éphémère de la première génération, telles que H&M, Kiabi, Primark, ou encore Zara.

La coalition estime donc que vouloir cibler les acteurs de « l'ultra fast-fashion », comme Shein, Temu et Boohoo « est un écran de fumée » et qu'il faut réguler l'ensemble des acteurs de la mode éphémère, qu'on la qualifie d'ultra ou pas.

La loi doit cibler tous les acteurs

Ce constat est fait alors que les acteurs de la filière attendent que la commission mixte paritaire (CMP) se réunisse pour tenter de trouver un accord sur la proposition de loi de la députée Anne-Cécile Violland (Horizons, Haute-Savoie) visant à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile.

La coalition considère qu'en ne ciblant que les nouveaux acteurs asiatiques de l'ultra fast-fashion, la proposition de loi « a désormais des allures protectionnistes ». « Le Gouvernement cherche à préserver les enseignes ayant pignon sur rue au nom de la "préservation de l'activité commerciale", tout en ignorant l'urgence écologique et le respect des droits humains », regrette-elle.

Trois demandes sont formulées en amont de la CMP : formuler une définition large qui inclut toutes les enseignes de fast-fashion, sans distinction de canal de vente ; fixer un malus financier dissuasif allant jusqu'à 10 euros par produit d'ici 2030 ; et interdire totalement la publicité pour l'ensemble du secteur de la fast-fashion.

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