C’est la peine d’amende prononcée, le 3 septembre, par le tribunal judiciaire de Dunkerque à l’encontre de Greenpeace France à la suite de l’intrusion de douze de ses militants dans la centrale nucléaire de Gravelines (Nord), en octobre 2024. Chacun de ces derniers a également écopé d’une amende de 800 euros, dont 400 euros avec sursis pour ceux qui n’avaient pas d’antécédent judiciaire. L’opération de l’ONG était destinée à dénoncer la construction de deux nouveaux
réacteurs EPR2 sur un polder, ce qui les expose à un risque de
submersion avec les changements climatiques. «
Il y a quelques semaines, rappelle Greenpeace,
quatre unités de la centrale de Gravelines ont été mises à l’arrêt par… des méduses dans les stations de pompage de l’eau. EDF a communiqué sur un événement “imprévisible” alors que la prolifération des méduses est documentée dans les conséquences du dérèglement climatique. » Le tribunal se prononcera sur les intérêts civils le 15 janvier prochain, selon l’AFP, sachant qu’EDF a demandé 890 000 euros de réparation à l’ONG au titre des préjudices matériel et moral qu’elle estime avoir subis.