C’est le facteur de multiplication calculé par l’ONU entre les investissements mondiaux consacrés à la protection de la nature et ceux qui la détruisent. Autrement dit, pour chaque dollar investi en faveur de solutions fondées sur la nature (220 milliards en 2023), environ 30 dollars sont dépensés dans des activités néfastes, soit 7 300 milliards de dollars, selon l’édition 2026 du
rapport « État des finances pour la nature ».
La tendance est toutefois positive : les dépenses consacrées à la biodiversité et à la protection des paysages ont augmenté de 11 % entre 2022 et 2023, et le financement public international en 2023 pour les solutions fondées sur la nature était supérieur de 22 % à celui de 2022 et de 55 % par rapport à 2015. L'étude propose d’ailleurs une feuille de route pour l'élimination progressive des subventions néfastes, surtout observées dans les secteurs des combustibles fossiles, de l'agriculture, de l'eau, des transports et de la construction.