C’est la position que continue à défendre Annie Genevard, la ministre de l'Agriculture. Cette dernière a participé, le 30 mars 2026, à la réunion du Conseil Agriculture et Pêche de l'Union européenne à Bruxelles.
« Le contexte géopolitique, marqué par la guerre au Proche-Orient, bouleverse les équilibres économiques : les charges flambent tandis que les cours sont historiquement bas. Pour nos agriculteurs, c’est une impasse. Sans remettre en cause son objectif, les circonstances imposent d’adapter le mécanisme : nous plaidons pour une suspension temporaire ou, à défaut, une compensation des surcoûts supportés par les agriculteurs », a déclaré la ministre sur le réseau X.
Les Chambres d’agriculture de France alertent depuis plusieurs mois sur le risque que les importateurs augmentent leurs prix face à l’incertitude.
« Les agriculteurs européens ont pointé du doigt le surcoût engendré par le mécanisme sur les engrais. La Commission européenne a alors essayé de leur répondre en proposant de diminuer les droits de douane sur les engrais et en annonçant une possibilité de le suspendre pour ces derniers avec un effet rétroactif. Avant de finalement faire machine arrière en février », déplorent
les Chambres d’agriculture, dans un communiqué.