« Face aux nouvelles réglementations, notamment la Directive sur la publication d'informations en matière de durabilité (CSRD), mon rôle est d'accompagner les entreprises dans la création d'indicateurs et de données concernant leur impact sur les enjeux environnementaux, sociaux, et de gouvernance (ESG). Aujourd'hui, les entreprises du CAC 40 ainsi que les grandes PME sont soumises à l'obligation de produire un reporting extra-financier, intégrant des données RSE et ESG. Ces données, chiffrées et statistiques, sont de plus en plus comparables aux indicateurs financiers. Cependant, elles rencontrent souvent des difficultés pour intégrer des indicateurs relatifs à l'environnement et au social, car ceux-ci ne se traduisent pas directement en euros », explique Thomas.
Bien qu'il travaille principalement à distance en visioconférence depuis Paris, Thomas se déplace parfois chez ses clients, principalement situés en Europe. Dans ses missions, environ un tiers de son temps est consacré au suivi d'une vingtaine d'entreprises qu'il accompagne en parallèle. Parmi ses responsabilités : la sensibilisation aux nouvelles réglementations, la mise en place d'un logiciel qui intègre les critères ESG et suggère des actions pour se conformer à la CSRD, ainsi que la formation à son utilisation. « Ma fonction inclut également une dimension R&D, avec le développement, la construction et l'amélioration de notre outil », précise le consultant RSE.
Dans son métier, Thomas aime tout particulièrement le côté exploratoire, avec des réglementations en constante évolution sur des sujets divers et variés, et l'obligation de s'y adapter, d'être toujours sur le qui-vive. « C'est stimulant car je suis amené à traiter des sujets très différents et chaque situation, chaque entreprise est un cas particulier qui nécessite une réflexion et une résolution de problématique unique. Je peux passer d'un client américain avec un PDG orienté coût, business et, parallèlement, travailler avec une PME dans les Cévennes qui est leader sur des produits environnementaux de niche », explicite-t-il.
« J'ai toujours voulu travailler dans le développement durable »
Titulaire d'un bac Scientifique, Thomas a débuté son parcours en classe préparatoire orientée physique et sciences de l'ingénieur au lycée Masséna, à Nice. Après deux années intensives, il a ensuite intégré l'ENSAM (École Nationale Supérieure des Arts et Métiers), à Aix-en-Provence, avec pour objectif de devenir ingénieur en sciences industrielles, énergies et procédés. « En troisième année, j'ai orienté mon parcours vers l'énergie », détaille-t-il. Il passe ainsi un semestre de spécialisation aux Pays-Bas, à TU Delft (Université technique), pour se concentrer sur la production d'énergie. Puis, de retour en France, il poursuit sa formation avec pour spécialité l'efficacité énergétique.
Son stage de fin d'études chez Katalyse, un cabinet de conseil en stratégie à Lyon, le conduit alors à son premier emploi en tant que consultant en assistance à maîtrise d'ouvrage (AMOA) chez MC2I, un cabinet spécialisé dans la transformation numérique. Au sein de cette entreprise, il se spécialise dans le GreenIT, menant des missions d'écoconception de solutions numériques et des audits de maturité des organisations sur les enjeux environnementaux. « J'ai toujours voulu travailler dans le développement durable, c'est pourquoi j'ai rejoint Greenly, qui dispose d'un environnement start-up très évolutif ». Et pour l'avenir ? « À long terme, j'aimerais intégrer une direction RSE, ou bien mener un projet au sein d'une entreprise qui "fait". Pour l'instant, je travaille dans une entreprise qui conseille les autres pour "faire", mais j'aspire un jour à explorer cette dimension. En attendant, j'apprends énormément et je gagne en compétences », conclut-il avec enthousiasme.







