Au sein du réseau Praxy, situé à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), Camille Lacroix, 28 ans, exerce depuis 4 ans la profession de chargé de mission. « Notre réseau regroupe des prestataires de service du recyclage, souvent historiques et familiaux, qui se sont mutualisés afin de gagner du poids au niveau national pour concurrencer des mastodontes du secteur à l'instar de Paprec, Suez et Véolia » commente-t-il. A son job, Camille a donc pour mission lorsqu'un éco-organisme passe un appel d'offre d'apporter son expertise technique aux acteurs du réseau afin d'y répondre. Mais aussi et surtout de coordonner les actions relatives à l'opérationnel une fois le contrat signé. « Je vais alors accompagner tous les associés investis dans ce projet. Cela passe notamment par le décryptage du contrat, du cahier des charges technique et des attentes du client auprès des managers et des opérationnels, le respect des délais, des procédures. Je vais également les suivre sur toutes les étapes de contrôle de l'éco-organisme concernant les audits auxquels ils seront soumis tout au long de leur prestation, pour vérifier qu'ils respectent bien le cahier des charges », explique-t-il. Aussi son travail comporte également de la formation et ce notamment sur les outils numériques. « Quand les éco-organismes mettent en place un marché, ils y adjoignent un portail informatique qui s'avère être la pierre angulaire de toute la traçabilité de la prestation : pesée, date et heure de la collecte, moment de transfert et automatisation de RDV vers les autres partenaires… Mon rôle consiste alors à ce qu'ils maitrisent l'outil et les indicateurs de performance », précise-t-il. Pour Camille aucune journée ne se ressemble. Il peut partir plusieurs jours sur le terrain et ce sur toute la France selon les prestations ou travailler au bureau et gérer à distance l'intendance des projets en cours. « L'attrait du poste réside pour moi dans ce mouvement permanent. Je ne suis pas cantonné à ne faire que de l'exploitation, que de l'administratif. Il y a aussi l'autonomie, beaucoup de relationnel et l'aspect humain est très important puisque je dois tout faire pour que les entreprises de notre réseau disposent de l'ensemble des compétences et connaissances pour bien gérer leur contrat », s'enthousiasme-t-il.
De nombreuses perspectives professionnelles et du développement personnel
Après un Bac STL (Sciences et technologies de laboratoire) à Sens (Yonne), Camille s'est orienté vers un DUT GB (Génie biologique), option Génie de l'environnement à Tours (Indre-et-Loire). « Cela m'a permis de découvrir trois volets de l'environnement : la partie faune, flore, la partie eau et celle des déchets pour laquelle, j'ai eu une vraie accroche » explicite-t-il. Une introduction vers la licence pro GEMD (Génie de l'environnement métiers des déchets) qui par le biais de l'alternance lui octroie une certaine autonomie financière. « J'ai effectué mon alternance au sein de Suez France (Eure-et-Loir) sur un site de transfert en tant qu'assistant d'exploitation. Au quotidien, je m'occupais de la gestion de ce site. Je programmais via des feuilles de tournées, le roulement des chauffeurs et des ripeurs qui faisaient la collecte d'ordures ménagères et des déchets issus du tri. J'avais aussi à ma charge tout la partie veille sécurité sur le site et sur les 7 déchèteries qui étaient sous son égide », se remémore-t-il. Une fois sa licence en poche, Camille ayant la volonté d'avoir un background en QSE pour accéder à plus d'opportunités a par la suite opté pour un titre professionnel Hygiéniste du travail et de l'environnement, santé au travail et hygiène industrielle au CNAM d'Angers (Maine-et-Loire). Une formation de niveau master, en alternance qui l'a conduit à évoluer dans l'usine HMY (Loir-et-Cher) spécialisée dans le commerce d'ameublement pour des surfaces commerciales. « En tant qu'animateur QSE, j'avais la charge de la sécurité globale du site, du respect des normes et de la mise en application des principes de précaution, la veille environnementale avec toute les certifications ISO et les obligations qu'elles recouvrent… », raconte-t-il. Désormais chez Praxy, Camille qui connait donc toutes les parties prenantes du secteur voit dans son parcours un champ des possibles exhaustif. « Je pourrais travailler dans des collectivités, chez des prestataires déchets, dans des éco-organismes, des industries… C'est un poste qui ouvre de nombreuses perspectives professionnelles mais aussi un développement personnel. J'ai acquis de la rigueur, des capacités d'organisation, un relationnel… C'est donc un métier que je ne peux que recommander à quelqu'un qui souhaite découvrir le milieu du recyclage à travers le scope des éco-organismes », conclut-il.




