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Chef de projets éoliens : « mon métier consiste à faire émerger et autoriser des projets éoliens »

Article  |  Energie  |  

Mickaël Charles, 36 ans, ingénieur agronome de formation, exerce le métier de chef de projets éoliens sur la région Pays de la Loire au sein de BayWa r.e. Un métier varié qui allie prospection foncière et réalisation d'études de faisabilité. Portrait

Chef de projets éoliens : « mon métier consiste à faire émerger et autoriser des projets éoliens »

« Mon métier consiste à faire émerger et autoriser des projets éoliens. Cela débute par un travail cartographique, d'identification des ZIP (Zones d'implantation potentielles) d'éoliennes, dont l'une des prérogatives, à minima, est de se trouver à plus de 500 mètres des habitations. Puis vient le temps des négociations. Si mon travail nécessite un ancrage régional, départemental, je dois avant tout rencontrer les maires des villes et des villages où se trouve la zone repérée. Mais aussi les propriétaires fonciers du site pour les convaincre de signer un accord foncier », explique Mickaël. Un sésame qui conduit alors le chef de projets éoliens à réaliser toute une série d'études de faisabilité technique, environnementale et économique. Parmi elles : la mesure du vent, la topographie, l'impact sur la faune, la flore, le paysage, le bruit, les possibilités de raccordements au réseau électrique, la rentabilité du projet… « Une fois ces études, qui peuvent prendre de 12 à 24 mois, réalisées, je dépose alors un dossier à la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL). Pendant l'instruction nous avons alors différents échanges jusqu'à ce qu'elle nous délivre une autorisation environnementale qui nous permet d'exploiter le parc. Puis je passe ensuite la main au manager de projets qui prend le relais sur la partie conception », précise Mickaël.

« Ce métier me permet d'être en contact avec le monde agricole »

Après une Prépa BCBST Agro veto, Mickaël est devenu ingénieur agronome en intégrant l'École nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires (ENSAIA), de Nancy. Puis il a finalisé son cursus par un mastère spécialisé en Management des entreprises du vivant, à Montpellier SupAgro. « J'ai par la suite évolué en tant que conseiller stratégique pour la grande distribution, puis comme acheteur pour une enseigne bio, avant de rejoindre le réseau des Chambres d'agriculture », détaille-t-il.

À Paris, à la fonction de chargé de projets, il a ainsi travaillé sur le plan Écophyto visant à réduire le recours aux produits phytosanitaires. Puis il a intégré la Chambre d'agriculture des Pays-de-la-Loire en tant que responsable de la stratégie élevage. « Après ce parcours, et un regard lucide, de l'intérieur, sur les politiques publiques en faveur du monde agricole, j'ai eu un goût d'inachevé. Aussi, souhaitant continuer à évoluer auprès de ce public, tout en exerçant un métier qui a du sens, j'ai opté pour la fonction de chef de projets éoliens. Les parcs éoliens se situant à 95% sur les terres agricoles, ce métier me permet d'être véritablement en contact avec les problématiques de la ruralité, dont les acteurs sont d'ailleurs les premières victimes du dérèglement climatique. Aller dans les campagnes, dans les fermes à la rencontre des agriculteurs est d'ailleurs l'un des aspects que j'aime le plus dans mon métier », conclut Mickaël.