Il court, il court, Arnaud Mariauzouls, 47 ans, chef de maintenance du centre de tri de Labruguière dans le Tarn. « C'est 13 km par jour, il faut le savoir ! », s'amuse-t-il, en passant d'un local à l'autre pour superviser les opérations de maintenance préventive, corrective et prédictive des différents équipements chargés de trier les déchets de plusieurs communes alentour.
Parmi ses missions, Arnaud s'occupe de l'entretien des moteurs, tapis, sondes, et autres éléments industriels. Il vérifie quotidiennement les paramètres de fonctionnement de la chaîne de tri. La gestion du parc des machines et des engins lui incombe également.
« La maintenance a un côté "pompier", il faut apprécier cela. C'est un marathon quotidien où il faut jongler entre différents sujets. C'est un métier où l'on est très sollicité, mais aussi reconnu. Sans la maintenance, le tri ne pourrait pas fonctionner correctement. Les taux de rendement seraient bien moins bons. Ce métier de l'ombre permet de travailler efficacement pour l'environnement », commente-t-il.
Pour exercer ce métier polyvalent, un bac+2, comme un BTS Électrotechnique, en Maintenance des systèmes (MS) ou en Contrôle industriel et régulation automatique (CIRA), est recommandé. À niveau bac+3, le BUT Génie électrique et informatique industrielle, ainsi que le BUT Génie industriel et maintenance (GIM) sont d'excellentes portes d'entrée vers ce poste.
Pour ceux souhaitant poursuivre leurs études, un master en Génie industriel : Maintenance (ULCO) ou en Électronique, Énergie électrique, automatique (EEA) constitue un très bon passeport pour devenir responsable de maintenance dans une unité de tri, voire par la suite directeur technique de production.
Côté salaire, pour ce poste qui se déroule à 70 % sur le terrain et 30 % au bureau, il faut compter entre 34 000 et 58 000 € brut par an. Un job idéal pour les femmes ou hommes d'action !




