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Professeur des universités en Sciences de l'environnement : « un parcours qui exige une extrême motivation ! »

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Professeur en hydrogéologie à l'université Paul Sabatier Toulouse 3, David Labat, 49 ans conjugue plusieurs fonctions. Enseignant, directeur de thèse, responsable de master… Il nous confie son quotidien. Portrait.

Professeur des universités en Sciences de l'environnement : « un parcours qui exige une extrême motivation ! »

David Labat, 49 ans, est professeur des universités en hydrogéologie à la faculté Paul Sabatier Toulouse 3. « Mon job en regroupe plusieurs. Je suis d'abord enseignant en licence Sciences de la terre et de l'environnement (SdT) et en master mention Sciences de la terre, planètes et environnement (STPE). Je travaille également sur les stages de terrain en hydrogéologie et en gestion de projets. J'ai aussi à ma charge la partie administrative de l'enseignement, notamment du master dont je suis responsable. J'effectue des recherches pour d'éventuelles publications scientifiques. Enfin, en tant que directeur de thèse, j'accompagne et encadre des doctorants au sein du laboratoire Géosciences Environnement Toulouse (GET) et ailleurs », précise-t-il.

Si durant la première partie de sa carrière, soit une quinzaine d'années, David guidait principalement des doctorants français dans leurs recherches, il escorte désormais, et ce depuis 8 ans, exclusivement des étudiants internationaux autour de son sujet de prédilection : les systèmes karstiques, à savoir des ressources en eau renouvelable dans les roches calcaires. « Puisqu'ils travaillent sous d'autres climats, dans d'autres contextes géologiques avec d'autres problématiques, nous confrontons nos expériences et nos expertises », détaille-t-il. De quoi enrichir ses propres recherches en faisant notamment du recueil de données sur le terrain et de la modélisation en vue d'interpeller les décideurs et les gouvernances sur la question de l'eau. « Ma fonction d'enseignant-chercheur me confère en effet la mission de diffuser le savoir, dans le cadre de publications dans des revues scientifiques, mais également de vulgariser l'information. Aussi, nombreux sont les bureaux d'études, les syndicats des eaux, les parcs naturels régionaux et les collectivités avec lesquels je travaille », explique-t-il.

« Choisir des sujets de recherche à fort impact »

Lors de ses années de classe préparatoire au lycée Bellevue à Toulouse, David Labat a développé un intérêt particulier pour la mécanique des fluides. « J'ai donc ensuite intégré la formation éponyme à l'École nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications (ENSEEIHT). Puis, après deux stages en hydrogéologie karstique et l'obtention d'un master 2 en Physique et chimie de l'environnement, j'ai décidé de poursuivre jusqu'à la thèse », commente-t-il. Après sa thèse, alors qu'il commençait à passer des entretiens pour travailler en bureau d'études, une opportunité de poste à l'université Paul Sabatier Toulouse 3 a changé la donne. « Une chance », dit-il - même s'il a toujours été très bien classé -, alors que la plupart des professeurs d'université attendent parfois cinq à six ans avant d'entrer dans l'enseignement supérieur et la recherche. « C'est un parcours qui demande d'être extrêmement motivé. Pour les jeunes qui souhaitent s'orienter vers ce métier, je conseillerais une chose : choisir des sujets de recherche qui seront porteurs de publications, avec un fort impact en France mais aussi à l'international. Et pour ce faire, ne pas nécessairement s'orienter vers des thèmes qu'ils aiment, mais plutôt vers des sujets qui leur offriront à moyen terme des opportunités pour intégrer l'enseignement supérieur », explicite-t-il. Avis aux amateurs.