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Formation

Institut Supérieur de l'Environnement : des parcours de Bac+2 à Bac+5 pour travailler dans l'environnement

Article  |  Biodiversité  |  

L'Institut Supérieur de l'Environnement propose, depuis 30 ans, des formations de Bac+2 à Bac+5 permettant d'accéder à des fonctions clés de transition écologique. Exemple de parcours avec Corentin De Montmarin, le directeur pédagogique de l'ISE.

Institut Supérieur de l'Environnement : des parcours de Bac+2 à Bac+5 pour travailler dans l'environnement

Emploi-Environnement : Quel diplôme post-bac, proposez-vous pour travailler dans l'environnement ?

Corentin De Montmarin : Nous proposons un BTSA Gestion et Protection de la Nature. Ce diplôme permet d'acquérir une compréhension approfondie des enjeux liés à la biodiversité ainsi que des aspects juridiques qui l'encadrent. À l'issue de cette formation, les diplômés peuvent exercer en tant que techniciens en expertise naturaliste.

EE  : Quels cursus sont envisageables après un BTSA ?

CDM : Après un BTSA plusieurs bachelors sont accessibles.

Le bachelor Écologie, Biodiversité et Gestion des espaces naturels, développe des compétences en identification des espèces, compréhension des milieux et mise en place de stratégies de protection. Ce cursus forme également à l'évaluation et la quantification des valeurs environnementales et ouvre la voie aux métiers de gestionnaire de projets naturalistes.

Une autre possibilité est le bachelor Qualité Santé Sécurité Environnement (QSSE), accessible en formation continue ou en apprentissage, qui prépare aux métiers liés à la gestion des risques, notamment dans les secteurs industriels, tout en intégrant une base solide en droit de l'environnement. Il permet d'accéder à des fonctions comme chargé QSE ou animateur RSE.

Enfin, le bachelor Transition Écologique et Droit de l'Environnement (TEDE), qui constitue le cursus historique de notre établissement, se distingue par une forte composante juridique et une expertise approfondie en matière d'enjeux environnementaux. Ce programme, proposé en formation initiale, est particulièrement adapté à la poursuite d'études.

EE : Quelles perspectives de poursuites d'étude sont possibles après un bachelor ?

CDM : Quatre mastères sont accessibles en apprentissage et se répartissent en deux grandes familles.

D'un côté, le mastère Santé, Sécurité, Environnement (SSE), où la dimension environnementale occupe une place prépondérante, notamment dans la gestion des risques. Aujourd'hui, le risque environnemental ne se limite plus à celui que l'entreprise fait courir à son environnement, mais inclut également les risques que l'environnement fait peser sur l'entreprise, comme l'appauvrissement des ressources. Ce mastère prépare à des fonctions de directeur ou responsable QSSE.

D'un autre côté, le mastère en Management, Ingénierie et Droit de l'Environnement associe ingénierie environnementale, cadre juridique et dimension managériale. Il forme des professionnels capables d'accompagner la maîtrise d'ouvrage dans différents types d'organisations, en fonction de leur spécialisation. Ce mastère propose trois spécialisations permettant d'approfondir des expertises complémentaires.

EE : Quelles sont ces spécialisations ?

La première spécialisation porte sur la transition écologique et la RSE, une thématique aujourd'hui incontournable. De plus en plus d'organisations recherchent des experts capables d'assurer la gestion des risques et la conformité réglementaire en matière de responsabilité sociétale des entreprises, qui s'impose désormais comme une norme contraignante.

La deuxième spécialisation concerne le bâtiment durable et la performance énergétique, un domaine où les compétences environnementales sont encore rares malgré les enjeux croissants du secteur immobilier. L'objectif est de former des experts capables d'articuler les aspects juridiques, la vision stratégique et la coordination des nombreux acteurs impliqués dans la gestion de projets immobiliers et énergétiques.

Enfin, la troisième spécialisation est axée sur le génie écologique et la biodiversité. Elle repose sur l'application de la séquence ERC (Éviter, Réduire, Compenser), un cadre réglementaire essentiel pour la préservation de la biodiversité. Les diplômés de cette filière pourront évoluer en tant que responsables de projet biodiversité, juristes spécialisés ERC ou intégrer des collectivités, contribuant ainsi à l'intégration de ces enjeux dans les politiques publiques et privées.