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Le label DD&RS : un repère pour choisir des écoles engagées dans la transition écologique et sociétale !

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Le label Développement Durable et Responsabilité Sociétale aide les étudiants à choisir des écoles investies dans la transition écologique. Détails avec Jérôme Plain, directeur adjoint de l'Université de Technologie de Troyes, récemment labelisée.

Le label DD&RS : un repère pour choisir des écoles engagées dans la transition écologique et sociétale !

Emploi-Environnement : Que représente le label Développement Durable et Responsabilité Sociétale (DD&RS) pour l'UTT ?

Jérôme Plain : Ce label symbolise un double engagement. D'une part, il atteste, auprès de notre conseil d'administration, de la reconnaissance des actions que nous menons dans ce domaine. D'autre part, il agit comme un levier pour faire progresser l'établissement sur ces enjeux cruciaux. Le label repose sur cinq axes principaux : la formation du personnel et des enseignants, ainsi que l'évolution des cursus ; la stratégie et la gouvernance de l'établissement ; les activités de recherche ; la gestion du campus, incluant la biodiversité, la consommation d'énergie et la réduction de notre impact ; et enfin, la responsabilité sociétale.

EE : Comment ce label influence-t-il vos formations ?

JP : Nous avions déjà intégré des enseignements en environnement et développement durable, grâce à une équipe de recherche spécialisée sur ce sujet depuis 20 ans. Cette expertise interne nous a permis de créer deux nouvelles unités d'enseignement centrées sur la transformation socio-écologique. Ces unités vont au-delà des obligations ministérielles en termes de contenu et de réflexion critique, en abordant des thématiques comme les limites planétaires, d'un point de vue sciences dures d'une part, et d'un point de vue sciences humaines d'autre part. Les aspects scientifiques seront pris en charge par des enseignants spécialisés en sciences physiques tandis que la réflexion critique sera portée par des philosophes et des sociologues. En ce sens, nous proposerons 60 heures de cours et de travaux dirigés, structurées autour de ces réflexions.

EE : À quel moment les étudiants aborderont-ils ces thématiques dans leur parcours ?

JP : Ces enseignements seront intégrés aux semestres 2 et 3, soit entre la première et la deuxième année du cursus. À l'UTT, tous nos étudiants obtiennent, à la fin de leur cursus, un diplôme d'ingénieur généraliste, bien qu'ils puissent se spécialiser dans des domaines comme l'informatique et les systèmes d'information, l'informatique industrielle, les réseaux et télécoms, ou encore les matériaux. Certaines spécialités comme matériaux et mécanique, génie industriel, génie mécanique et systèmes numériques sont proposées en alternance.

Notre objectif est de former des ingénieurs éclairés, capables de réfléchir aux limites de la technologie. Nous passons d'une approche centrée sur les liens entre technologie et humanité à une perspective plus globale, intégrant également la nature. La question clé est de savoir si une technologie, même innovante, mérite d'être développée au regard de son impact sur la planète.

EE : Vos diplômés s'orientent-ils davantage vers des secteurs engagés ?

JP : Beaucoup de nos étudiants choisissent un double diplôme, comme celui en ingénierie du management de l'environnement et du développement durable. Cela les mène souvent vers des associations, des collectivités ou d'autres structures impliquées dans la transformation socio-écologique. Toutefois, notre ambition est également de former des ingénieurs capables d'accompagner les industries classiques dans leur transition écologique, indispensable à la préservation de notre planète.

EE : Quels sont vos projets pour approfondir cette démarche ?

JP : Le label DD&RS marque un point de départ. Bien que nous répondions déjà aux exigences des cinq axes, nous identifions des marges de progression. Par exemple, nous mettons en place un passeport carbone pour nos personnels et étudiants. Cet outil permettra de mesurer notre bilan carbone plus précisément et de sensibiliser chacun à l'impact de ses déplacements. Il prendra aussi en compte les stages obligatoires à l'étranger, en encourageant des alternatives à l'avion, comme le train, qui offre des possibilités de voyager dans toute l'Europe tout en limitant son empreinte.

En parallèle, nous lançons une politique de proximité, avec des vélos de fonction pour les personnels dès cette année.