Emploi-Environnement : Vous proposez à la rentrée 2025 quatre nouvelles formations. Quelles sont-elles et à quels besoins répondent-elles ?
Charlotte Brunet Ricchi : Nous avons en effet conçu ces formations en réponse aux besoins croissants du secteur du bâtiment et de l'énergie, en particulier dans le cadre de la transition écologique. Deux nouveaux titres professionnels de niveau 3 (CAP) voient le jour : Technicien en installations thermiques et sanitaires (ITS) et Électricien d'équipement du bâtiment (EEB). Ces formations, d'une durée d'un an contre deux ans habituellement pour un CAP, permettent de former rapidement des plombiers chauffagistes et des électriciens spécialisés dans les nouvelles exigences énergétiques. Elles s'adressent notamment aux adultes en reconversion professionnelle souhaitant s'insérer rapidement sur le marché du travail. Nous ouvrons également deux formations plus avancées : le Technicien en Installation et Maintenance des Systèmes Énergétiques Renouvelables (TIMSER), qui délivre un diplôme de niveau 4 (Bac), et le Chef de Projet en Rénovation Énergétique Performante (CPREP), un titre de niveau 5 (Bac+2).
EE : Quelles compétences ces formations permettent-elles d'acquérir ?
CBR : Le titre de Technicien en Installation et Maintenance des Systèmes Énergétiques Renouvelables forme des professionnels capables d'installer, entretenir et réparer des systèmes de régulation thermique fonctionnant avec des énergies décarbonées. Cette formation d'un an répond aux exigences du marché en matière de solutions énergétiques durables et permet aux diplômés d'intervenir directement sur le terrain. Quant au titre de Chef de Projet en Rénovation Énergétique Performante, il vise à former des experts capables d'accompagner la maîtrise d'ouvrage dans un projet de rénovation énergétique. Ce parcours couvre un large spectre de compétences, allant de l'étude des besoins à la réception des travaux, en passant par la définition des ouvrages à réaliser, l'élaboration de l'ingénierie financière et la coordination du chantier. Ces deux formations offrent une approche complète et opérationnelle des défis de la transition énergétique.
EE : Pourquoi avoir choisi d'ouvrir ces formations précisément ?
CBR : Notre priorité est d'apporter une réponse concrète aux besoins des entreprises partenaires. En échangeant régulièrement avec elles, nous avons identifié des pénuries de main-d'œuvre dans des métiers essentiels à la transition énergétique, notamment dans l'électricité, le sanitaire et la thermique. LÉA-CFI a toujours été une école spécialisée dans la formation en apprentissage et nous avons souhaité élargir notre offre à destination des publics en reconversion. Par ailleurs, le développement des titres de la CCI permet d'ancrer encore plus fermement notre formation dans l'univers de l'industrie verte et de la décarbonation.
EE : Prévoyez-vous d'autres développements de formations ?
CBR : Nous travaillons actuellement sur l'ouverture de deux licences professionnelles, l'une en installations électriques et l'autre en énergies renouvelables. L'objectif est d'offrir une continuité aux diplômés de BTS électrotechnique et de structurer une filière complète autour des métiers de l'électricité et de l'électrotechnique. Cette démarche s'inscrit pleinement dans notre volonté d'accompagner la montée en compétences des professionnels du secteur et de répondre aux enjeux actuels de la transition énergétique.





