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Formation

Le Master Offwind : un nouveau souffle pour l'éolien flottant !

Article  |  Energie  |  

Le Master Offwind, porté par l'ENSTA Paris, ENPC et ENSTA Bretagne, vise à former une nouvelle génération d'ingénieurs spécialisés en éolien flottant. Luc Pastur, responsable du parcours Énergies Offshores à ENSTA Paris, nous le présente.

Le Master Offwind : un nouveau souffle pour l'éolien flottant !

Emploi-environnement : À quels enjeux répond le master Offwind ?

Luc Pastur : Le master Offwind, dédié à l'éolien flottant, répond à l'Appel à manifestation d'intérêt (AMI) pour les Compétences et métiers d'avenir (CMA) dans les Technologies avancées des systèmes énergétiques (TASE). Inscrit dans le cadre du Plan d'investissement France 2030, ce diplôme est porté par l'École nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA) Paris, l'École nationale des ponts et chaussées (ENPC), ainsi que l'ENSTA Bretagne, au sein de l'Institut polytechnique de Paris.

Il s'inscrit dans un contexte d'interrogations sur le climat et de tensions énergétiques croissantes, où le développement de l'éolien en mer représente un enjeu stratégique à l'échelle mondiale. En effet, pour relever ce défi, la France s'est engagée dans une dynamique de montée en puissance de l'éolien en mer posé et flottant avec l'objectif de disposer d'une capacité de 40 GW en 2050. Cela implique la formation d'une main-d'œuvre hautement qualifiée en R&D et en conception de systèmes flottants à haute performance.

EE : À qui s'adresse cette formation et quelles en sont les modalités ?

LP : Ce master sera ouvert à nos ingénieurs en formation souhaitant se spécialiser dans l'éolien flottant, mais aussi aux titulaires d'un bachelor ou d'une licence en physique, mathématiques, sciences de l'ingénieur, informatique… Des passerelles seront créées pour les diplômés de licences professionnelles et de BUT des spécialités précédemment mentionnées. Le programme sera également accessible aux étudiants étrangers qui, à terme, voudraient travailler dans les filières françaises.

La première année de ce master (M1) se déroulera en région parisienne, entre les campus d'ENSTA Paris et l'École nationale des ponts et chaussées. La deuxième année (M2) aura lieu sur le campus de Brest. Les cours, dont le volume horaire est estimé à 470 heures, seront assurés pour les 3/5e par des intervenants issus de nos partenariats industriels (Total Énergies, Eiffage, Sercel, EDF R&D, EDF Renouvelable, Siemens, Saipem …). À vocation nationale et internationale, ce master sera entièrement dispensé en anglais et pourra être proposé en mode hybride, voire totalement à distance, afin d'accueillir un plus grand nombre d'étudiants. Il sera complété par deux stages, de 2 à 3 mois pour le M1 et de 5 à 6 mois pour le M2.

Il accueillera une cinquantaine d'étudiants dès la rentrée 2025, avec pour ambition de former 250 ingénieurs spécialisés d'ici 5 ans.

EE : Quelles compétences vont-ils acquérir ?

LP : Les étudiants aborderont, bien entendu, toutes les problématiques liées aux énergies renouvelables en général et à l'éolien en particulier, telles que les interactions fluide/structure, l'aérodynamisme des pales, les structures et matériaux. Ils étudieront aussi l'analyse du cycle de vie, la conception d'ouvrages géotechniques, la mécanique des fluides, l'électrotechnique, les impacts environnementaux et sociétaux…

Nous prévoyons qu'un quart de nos ingénieurs poursuivra en doctorat, avec des thèses de recherche répondant à des problématiques concrètes soumises par nos partenaires industriels, qui les financeront. Ces thèses aborderont de véritables défis technologiques de l'aérodynamique, des interactions vent/houle/courants/structures, de la tenue à la mer, des raccordements, des ancrages… Cela permettra à nos ingénieurs d'intégrer les départements R&D de ces industries. Les diplômés qui entreront directement dans la vie active après le master pourront par exemple occuper des postes de chef de projet ou d'ingénieur opérationnel sur site. Toutes les compétences acquises durant leur cursus leur offriront également des opportunités dans d'autres filières telles que l'éolien terrestre ou l'industrie extra-côtière, ces secteurs partageant souvent des problématiques similaires.