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Vélo électrique : les formations cycle s'adaptent

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Alors que le marché du vélo à assistance électrique poursuit son essor, les écoles spécialisées dans le vélo adaptent leur offre de formation. De quoi se surfer sur la tendance et anticiper la montée en compétence des techniciens cycle.

Vélo électrique : les formations cycle s'adaptent

Le vélo électrique a fait son entrée dans les formations cycle depuis environ 5 ans. Aujourd'hui, la part consacrée à l'électrique dans les formations cycle est amenée à prendre de l'ampleur. "Nous allons augmenter le nombre d'heures consacrées au vélo à assistance électrique, affirme Jean Le Naour, directeur de l'Institut national du cycle et du motocycle (INCM). La part consacrée à l'électrique représente aujourd'hui 10 % du volume horaire de nos formations, l'idée, serait de passer à 15 ou 20 %."

De son côté, Sup de Vélo a opté pour la mise en place d'un module spécifique dédié au vélo électrique. "C'est une formation en 3 jours de conseiller expert vélo à assistance électrique", précise Matthias Costes, responsable du centre de formation Sup de Vélo.

Si les écoles spécialisées sont tentées de consacrer une part de plus en plus grande de leurs formations au vélo à assistance électrique, c'est parce que c'est le produit phare du moment. Celui qui se vend le mieux, le plus cher et celui pour lequel les entreprises recrutent. A titre d'exemple, Smovengo (l'opérateur de Vélib') recrute 100 personnes cette année, un chiffre certain, pour un secteur qui compte environ 800 salariés.

Autre explication : plus de 70 % des élèves qui suivent une formation cycle sont en reconversion professionnelle et n'ont donc pas forcément de connaissances en mécanique ou en électrique. L'INCM, par exemple, a récemment noué un partenariat avec Pôle emploi pour former des demandeurs d'emploi. "Nous allons également former les détenus de la prison de la Santé", ajoute Jean Le Naour.

La filière anticipe également un besoin supplémentaire de personnel qualifié dans les usines d'assemblage (deux principales en France : la Manufacture française du cycle, à Machecoul et Cycleurope à Romilly). "Aujourd'hui, la part des employés qualifiés en usine est de 5 à 10 %, indique Jean Le Naour. Demain, elle sera de 15 à 30 % car le vélo électrique requiert davantage de contrôle qualité (notamment à cause des risques liés à la batterie) et provoque davantage de retour de garantie (à cause de son prix plus élevé)."

Pour David Jamin, directeur général de la Manufacture française du cycle, les besoins en compétences concernent surtout les métiers de la conception. "Ce sont les compétences en lien avec les nouvelles technologies dont nous avons besoin pour concevoir les vélos électriques connectés de demain."

Elodie Buzaud.

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