
Réintroduction d'ours dans les Pyrénées, pourquoi ne peut-on pas reculer
Alors que l'arrivée d'un nouveau ministre de l'écologie fait craindre l'abandon du projet de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, Julien Bétaille, docteur en droit, rappelle pourquoi l'Etat ne peut plus reculer. Le droit européen s'impose.
Article proposé par :
Julien Bétaille
Docteur et maître de conférences en droit public
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2 Commentaires
Pégase
Le 14/09/2018 à 9h35
Le principe de coopération loyale est très régulièrement bafoué par la France dès lors qu'il s'agit de la protection de l'environnement et de la biodiversité en particulier. Les sites, habitats et espèces concernés par Natura 2000 en constituent un exemple parfait. Les divers lobbies ruraux (FNSEA, fédés de chasse, CRPF, pisciculteurs, etc.) ont régulièrement trouvé des appuis politiques nationaux (gel de la procédure par le gouvernement Juppé en 1995) et locaux pour retarder, freiner, et réduire la portée de la mise en oeuvre de Natura 2000. Mais la France ayant failli être sévèrement condamnée pour sa mauvaise volonté, le dispositif s'est mis en place au forceps et, même s'ils manifestent encore médiatiquement contre tel ou tel point (la réintroduction de l'Ours par exemple), ces représentants de ces lobbies s'emparent peu à peu du dispositif en réalisant les documents d'objectifs puis co-gérant certains sites, voire en tirant à titre de propriétaires des revenus de contrats Natura 2000. Tout cela avec la bénédiction de bon nombre de préfets, trop contents de ne plus les avoir à dos mais aussi de faire un mauvais coup aux associations de protection de la nature, sans l'action énergique desquelles le réseau de sites actuel n'existerait pas et la France aurait donc été sanctionnée. Un autre exemple de coopération parfaitement déloyale de certains grands représentants de l'Etat !
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Le 14/09/2018 à 18h31
Il est curieux de voir nos dirigeants actuels clamer le retour à plus d'Europe et , en même temps , laisser les acteurs locaux choisir ce qui les arrange dans les directives européennes! la réintroduction de l'ours ne leur plaît pas ? On la met sous le tapis!! Pareil pour les sites Natura 2000, dont bon nombre d'élus voudraient bien se débarrasser...au grand dam d'une bonne partie de la population qui y habite et ne sait plus vers qui se tourner pour les faire respecter. Cette attitude irresponsable vis à vis de l'environnement va finir , à très court terme, par discréditer définitivement les élus français, accusés à raison par toutes classes de population, de se comporter en petits potentats sans vision.
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