Accroître la conservation de la biodiversité et favoriser une pêche juste et durable dans le sud-ouest de l'océan Indien. Tel est l'objectif d'un programme de recherche interdisciplinaire lancé ce mardi 24 septembre à La Réunion. Copiloté par le CNRS, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) et l'Institut de recherche pour le développement (IRD), ce programme, baptisé Bridges (1) , est financé à hauteur de 28 millions d'euros sur dix ans dans le cadre du plan France 2030. Il vise à étudier les systèmes socio-écologiques des pêches – en particulier la pêche artisanale, côtière et pélagique – et l'aquaculture sur six sites.
« Le sud-ouest de l'océan Indien est l'une des régions du monde les plus riches en biodiversité, et où la pêche artisanale est au cœur des modes de vie et de consommation de nombreuses communautés, constituant une source nutritionnelle et de revenus importante, explique l'Ifremer. Mais les pressions globales – changement climatique, demande mondiale croissante en ressources naturelles, intensification des usages – menacent les écosystèmes et les sociétés humaines qui en dépendent. »
Le programme prévoit de travailler avec des réseaux d'acteurs afin d'« évaluer et promouvoir les outils de gestion spatialisée et les modes de gouvernance apportant des réponses efficaces en termes de conservation de la biodiversité, de justice environnementale, de résilience, et de sécurité alimentaire ». Parmi ces outils figurent les zones de fermeture des pêches, les aires marines protégées ou encore les aires marines gérées localement. Le programme entend également favoriser le partage de compétences et la formation à travers des stages, des appels à thèses, la création de masters et d'écoles de terrain à destination des jeunes chercheurs.






