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Actu-Environnement

Le transport fluvial de marchandises résiste

Transport  |    |  F. Roussel
Le transport fluvial de marchandises résiste

Malgré une conjoncture économique plutôt défavorable, le transport de marchandises ne perd pas de son attrait. Avec 43,1 millions de tonnes transportées et près de 5,67 milliards de tonnes-kilomètres enregistrées, le fret fluvial affiche un niveau relativement stable en 2025 (-1,8 % en t-km par rapport à 2024).

Très lié à l'activité industrielle, le secteur a été tiré par la filière métallurgique qui a poursuivi sa dynamique en 2025 avec +7,9% de t-km. « Cette évolution reflète la montée en puissance des flux liés à l'acier et aux matières premières stratégiques, et confirme le rôle du fluvial dans le développement d'une industrie plus compétitive et décarbonée. », estime VNF. Ce qui l'a poussé à engager une nouvelle stratégie portuaire en 2025 pour accélérer le report modal. Elle s'est traduite par la création d'une première filiale portuaire « Ports de Lorraine » afin de développer la compétitivité des ports intérieurs en proposant aux entreprises des solutions logistiques plus performantes.

Les filières plus historiques, quant à elles, accusent un recul : -3,4% en t-km pour la filière agricole et stabilisation pour la filière des matériaux de construction. Les filières énergétiques et chimiques enregistrent également des baisses respectives de -3,2% et -10,1% en t-km.

Le tourisme fluvial est également un axe important pour VNF qui constate une très bonne dynamique en 2025 (taux de remplissage des bateaux proches des 90%). Un contexte de croissance qui permet au secteur de moderniser et de verdir sa flotte. « Le recours au biocarburant HVO, qui permet de réduire jusqu'à 92 % des émissions de CO2, des polluants NOx et des particules fines, s'est fortement accéléré en 2025, et concerne désormais près de 70% de la flotte de plaisance locative », note VNF. L'électrification des quais, qui vise à supprimer l'usage des groupes électrogènes en escale, est aussi une tendance de fond.

VNF prévoit de consacrer 250 millions d'euros en 2026 pour entretenir et moderniser son réseau fluvial, le plus grand d'Europe, dont 100 millions d'euros pour l'entretien, 26 millions d'euros pour l'adaptation des infrastructures au changement climatique, 4 millions d'euros pour les opérations de dragage et 74 millions d'euros pour l'automatisation des ouvrages.

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