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Gaz et pétrole de schiste : les trouble-fêtes de la mutation énergétique

Charles Caillon, consultant mc²i Groupe, revient sur l'impact du développement fulgurant du gaz et du pétrole de schiste sur la mutation énergétique et leurs répercussions sur l'émergence des Smart Grids.

Avis d'expert  |  Energie  |    |  Actu-Environnement.com

La chaîne de l'énergie, des ressources à la fourniture, repose sur des maillons inter-dépendants. L'arrivée des énergies renouvelables en début de chaine, entre autres, avait eu pour conséquence la modification profonde des maillons en aval, avec l'émergence des Smart Grids et la refonte du cœur de métier de certains acteurs pour bâtir le futur.

Or la base de ladite chaine connait de nouveau des changements majeurs, alors même que toutes les initiatives « Smart » - comme les Smart Grids ou les Smart Cities - constituaient la réponse à l'apparition des énergies renouvelables et aux modifications du cœur de métier des acteurs du monde de l'énergie. Ces modifications interviennent dans les matières premières, les sources même de l'énergie délivrée en bout de processus aux utilisateurs, et elles gravitent autour d'un acteur clé : le gaz de schiste.

Comment le développement fulgurant du gaz et du pétrole de schiste et ses répercussions peuvent-ils impacter la situation actuelle ?

Les fossiles, une nouvelle jeunesse

Les énergies fossiles reprennent du poil de la bête, en jouant sur deux de leurs principaux avantages :
• La conjoncture leur est favorable, entre baisse de leur cours et évolution lente de la compétitivité des alternatives renouvelables
• Le développement du gaz de schiste rebat les cartes de l'énergie et renforce la compétitivité et l'attractivité des énergies fossiles

Le gaz de schiste profite de multiples avantages sur le plan économique, à court terme du moins. Son exploitation se base sur des techniques et matériels éprouvés, parfois depuis des décennies via les autres énergies fossiles. L'industrie du gaz de schiste permet de réduire les rejets de CO2 par rapport au pétrole et surtout au charbon, palliatif temporaire et bon marché des énergies vertes.

L'angle politique pèse lourdement dans la balance. Critique dans l'approvisionnement des Etats, le gaz génère de nombreuses tensions. Les Etats Unis ont fait du gaz de schiste la deuxième source énergétique du pays et se rapprochent de l'indépendance énergétique. Selon le ministère français de la recherche, 80% des besoins en gaz de l'UE seront couverts par les importations en 2030, contre 63% en 2012. Une gageure vu que le gaz est une arme diplomatique à part entière pour la Russie, grande pourvoyeuse de l'UE. Quant à la Chine, tout comme la Russie et l'Amérique latine, elle examine avec grande attention son propre potentiel en gaz de schiste. Resterait donc aux Etats acheteurs à se tourner vers un autre pays aux réserves gigantesques : l'Iran. Sanctions diplomatiques et économiques aidant, on restera songeur devant l'ironie de Mère Nature…

   
Progression de la production de gaz de schiste aux USA
 
   
L'essor du gaz de schiste affecte fortement le prix des autres énergies fossiles. Une enquête du cabinet PricewaterhouseCoopers évoquait la possibilité d'une baisse de 40% du prix du pétrole d'ici 2035. L'actualité n'interdit pas de penser qu'une baisse pourrait être non seulement atteinte plus rapidement mais même être plus prononcée encore, avec les impacts que l<'on imagine sur les politiques économiques et les stratégies énergétiques des nations.

Les énergies renouvelables

L'accroissement de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique des Etats est une nécessité et un consensus. Bien que représentant le futur et que le gaz de schiste soit porteur d'une empreinte écologique extrêmement préjudiciable tant pour la nature que pour l'homme, des questions ne manqueront pas d'être posées.

Naturellement, les énergies renouvelables resteront un point fort des politiques énergétiques. Mais les colossales réserves en gaz de schiste découvertes et estimées de par de le monde pourraient très bien y mettre un frein. De par l'effet boule de neige, un développement généralisé du gaz de schiste affecterait très fortement la rentabilité et la compétitivité des énergies renouvelables, grâce à des prix très bas, sur le modèle de ce qui se passe aux USA. C'est d'ailleurs une possibilité sur laquelle a particulièrement appuyé Jean-Luc Bessède, directeur délégué R&D d'EDF, lors d'une conférence du salon Smart Grids Paris le 4 Juin 2013.

Ainsi, certaines compagnies ont ainsi basculé la source de leur production de biocarburants du renouvelable vers le gaz naturel. Combien de temps avant que des Etats fassent de même et changent l'axe ou le rythme d'évolution de leur stratégie énergétique ?

Les répercussions sur les SI

Les Smart Grids sont le réseau de demain et déjà une réalité aujourd'hui, symboles également de la coopération européenne voire internationale, et de l'adaptation des système d'information (SI) aux transformations du cœur de métier de l'énergie. Si leur développement se poursuivra quoiqu'il advienne, ils pourraient devenir une recherche de pointe tandis que l'adaptation des SI liés serait momentanément ralentie le temps d'appréhender pleinement les changements induits en début de chaine de l'énergie.

Le tournant engagé vers les énergies renouvelables et leur intégration dans le cœur de métier du secteur de l'énergie résultait d'une nécessité et d'un pragmatisme opportuniste (contraintes réglementaires, engagements nationaux, évolutions du métier). En sens inverse, ceci pourrait découler sur un ralentissement de projets d'envergure menés jusque-là tambour battant, le tout dans un contexte de fortes contraintes budgétaires.

A défaut de jouer sur la dynamique, inarrêtable, de la transition énergétique dans les SI des entreprises du monde de l'énergie, des arrangements avec le rythme de cette dernière pourraient s'avérer une variable d'ajustement permettant d'amortir les bouleversements situés à la base de la chaine du secteur de l'énergie : les sources d'approvisionnement.

Avis d'expert proposé par Charles Caillon, consultant mc²i Groupe

Réactions28 réactions à cet article

 

Bonjour,

Dans sa proposition, reprenant un thème à la mode, M. Caillon pense surtout à la défense d'intérêts industriels, ceux d'exploitants d'hydrocarbures : une nouvelle ressource est apparue, prenons-la et cela durera ce que cela durera. Pour le reste - en l'occurrence l'avenir des ressources - nous verrons bien.

Les conditions sont toutefois un peu plus compliquées : si certaines ressources minières métalliques terrestre sont 'infinies', tel n'est pas le cas des hydrocarbures, dont la ressource est lié à des contingences préexistantes finies.

En outre, les usages des différentes sources d'énergie ne sont pas, pour l'heure, équivalents, pour des raisons techniques autant que pratiques et là où la démarche proposée incite à gaspiller une ressource généreusement disponible, ne vaut-il pas mieux, avant de se lancer dans l'utilisation à tout va, trouver des solutions techniques de remplacement (énergie renouvelable ou économies d'énergies).

Il restera toujours des besoins 'inamovibles' à satisfaire d'ici qu'aient évoluées vers davantage de considération environnementale les techniques d'extraction.

michelbreisacher

michelb | 25 novembre 2013 à 10h26
 
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STOP aux énergies fossiles que sont ces GAZ de Schiste et de Pétrole.. La pollution des nappes phréatiques irrigue déjà les USA via la fracturation chimico-hydraulique... Seule l'ENERGIE SOLAIRE avec ses capacités quasi infinies et gratuites permettra le retour à une dynamique de croissance construite sur des bases simples : une société humaine qui produira autant en consommant le minimum de matières premières et d'énergie par unité de produits construits incluant le transport vers le consommateur final. Tous les moyens financiers de l'Europe doivent être mobilisés sur cet AVENIR et non sur ces ENERGIES DU PASSE.

Bernard | 25 novembre 2013 à 10h42
 
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Qu'est-ce que vient faire cette pub... heuuu pardon cet "avis d'expert" dans une newsletter ÉCOLOGIQUE?
mc2i groupe n'aurait-il pas parti pris dans le pétrole/gaz de schiste?
La mise en concurrence (donc baisse du prix) du pétrole ne pourrait -elle pas venir d'énergie renouvelable ou réellement écologique?

Sylvain | 26 novembre 2013 à 07h51
 
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"Les émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre, pourraient avoir été sous-estimées de 50% aux États-Unis par l'Agence de protection de l'environnement (EPA), selon une étude publiée lundi.
«Nos résultats montrent des émissions de méthane pouvant être jusqu'à 2,7 fois plus élevées que les estimations (officielles) dans le centre-sud du pays, qui est une région clé pour la production pétrolière et le raffinage», note Scott Miller, chercheur de l'Université Harvard, un des principaux auteurs de ces travaux parus dans la dernière édition en ligne des Comptes rendus de l'Académie nationale des sciences. » Ceci est la conséquence de l'exploitation intensive des gaz et pétrole de schiste car si la production de dioxyde en carbone est moindre que le charbon (ce qui n'est pas un point de comparaison très favorable) les émissions de méthane sont de l'ordre de 8 à 9% par puits et comme on le sait, elles ont un impact déterminant sur le réchauffement climatique. Place aux réseaux intelligents et aux renouvelables.
Danièle Favari, juriste de l’environnement et droit européen de l’environnement, invitée comme expert du Parlement européen de Bruxelles à l’Atelier sur « l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans l’Union européenne et ses impacts sur l’environnement et la politique énergétique » Auteure de "les Vrais dangers du gaz de schiste" auquel ont collaboré les Professeurs André Picot et Marc Durand.

Danièle Favari | 26 novembre 2013 à 08h55
 
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Clairement, cet "expert" ne défend que des intérêts bassement économiques.
On ne connait même pas le véritable potentiel des gaz de schiste.
Ici, on parle d'une baisse du prix d'ici 2035. Soit 22 ans au moins de production !
Je ne pense pas qu'il y aie 22 ans de production de gaz. Certains gisements aux USA périclites déjà...
Au lieu de s'agiter sur cette "ressource" l'énergie de R&D devrait être utilisée pour les ENR, les solutions de stockage, l'autoconsommation et l'efficacité énergétique.

Pour moi les gaz de schiste ne sont qu'un ultime soubresaut d'une industrie devant à tout pris continuer de faire des profits (les capitaux en jeux étant énorme !)

Terra | 26 novembre 2013 à 09h06
 
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@Sylvain

Cher Monsieur,

Non seulement mc2i n'est pas client de notre société d'édition, mais surtout il est essentiel qu'Actu-Environnement laisse la place au point de vue de tous, même lorsqu'ils sont sujets à controverse.

Bien à vous, David Ascher. Directeur de la publication.

Modérateur | 26 novembre 2013 à 09h42
 
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Vraiment nul cet expert !
Plusieurs cabinets viennent de confirmer que la ruée sur le schiste chutera entre 2018 et 2021 ! Faute de nouveaux gisements et pire, faute aux dépressurisation des gisements si on fore trop pas loin ! Eh oui !
Bref ça va pas durer...
Quant au faible impact CO2 du gaz de schiste, ce nul expert oublie de dire que le gaz qui 'fuit' est 28 fois plus dangereux que le CO2 pour notre climat et , pas de bol, on a enregistré des fuites jusque 9% avec la facturation hydro , alors qu'on estime qu'il faut être en dessous de 2% pour être écologiquement correct (ça veut dire quoi d'ailleurs !) !
Bref, continuer sur les fossiles va juste précipiter un peu plus vite un bon dérèglement climatique qui impactera l'humanité au point de la réduire à néant comme l'annonce certains à la fin de ce siècle !
Tant mieux pour la faune et flore survivante !! Les humains ne sont qu'un sale virus pour eux !

roro | 26 novembre 2013 à 09h53
 
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Je suis parfaitement d'accord sur le fait que tous les avis doivent être publiés. A force d'être sectaires, on favorise les clivages alors qu'il faut une volonté de dialogue. A nous d'analyser ce qui nous correspond ou pas. Merci à Actu-environnement d'élargir le débat.

Danièle Favari | 26 novembre 2013 à 09h56
 
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les grands fournisseurs d'élec sont vraiment des pleureuses : "le gaz est trop cher il nous faut des subventions", "le gaz est pas assez cher il nous faut des subventions", "on veut faire des EnR, donnez nous des subventions", "ah non il y en a trop, des subventions svp"...

Redux | 26 novembre 2013 à 09h59
 
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Je ne pense pas que cet avis d'expert fasse la promotion des gaz de schistes, mais il fait plutôt un constat quant à ce qu'il se passe réellement sur le terrain et sur la manière de réagir des États dans la mise en place de leurs stratégies énergétiques. Le modèle basé sur les énergies fossiles est obsolète, mais tant qu'on continue à l'alimenter avec des énergies fossiles "bon marché", il tient debout et personne (les États) ne souhaite s'engager pour une véritable transition énergétique, qui serait favorable à long terme mais risquée et coûteuse à court terme. Or il est bien connu que la politique, et c'est encore plus le cas aujourd'hui, ne raisonne qu'à court terme.
Autre point qui ne facilite pas les choses, on entend partout dire que les ressources fossiles sont en phase d'être épuisées, mais il en reste des gisements énormes, le charbon notamment, les gaz de schiste mais aussi le pétrole, avec l'ouverture de l'arctique et certains gisement dont l'exploitation, initialement trop coûteuse, finira par devenir rentable, comme c'est le cas de l'exploitation des sables bitumineux dans l'Alberta au Canada.

Sylvain Coite | 26 novembre 2013 à 10h05
 
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suite...
un dernier point en passant, j'espère qu'un jour un gouvernement aura le courage de proposer un projet de société construit et cohérent et ne fera pas que réagir à des stimuli ponctuels en posant des rustines comme il le fait à chaque fois, notamment sur l'emploi, l'énergie, la taxe carbone...
peut être que quand on voudra résoudre les problèmes et qu'on s'y attèlera véritablement, on arrêtera de donner 60 milliards d'€ par an au Qatar et qu'on cherchera plutôt à les investir sur le territoire pour développer l'économie locale et les énergies renouvelables et locales
le débat est ouvert

Sylvain Coite | 26 novembre 2013 à 10h12
 
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Tout à fait d'accord avec Sylvain Coite, pour une politique énergétique tournée vers les renouvelables, par lesquelles passe vraiment notre indépendance énergétique.
Que n'y a t-on pas pensé plus tôt ?

Danièle Favari | 26 novembre 2013 à 10h19
 
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Les lobbies sont trop forts, trop d'intérêts financiers en jeu, trop de non compétence de nos élus qui sont manipulés et se laissent manipuler à des fins électoralistes. Pourtant tout est là sous le SOLEIL....

Bernard | 26 novembre 2013 à 10h26
 
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@moderateur

Ok pour la liberté d'expression.

Parcontre à aucun il ne parle d'environnement au sens que j'entends, cad écologique. Il parle plus d'économie que d'environnement. Donc je verrais plutôt cet article dans la newsletter d'un magazine qui parle d'économie au sens "finances".

Sylvain | 26 novembre 2013 à 10h51
 
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Ecologie, environnement et économie sont désormais indissociables, Sylvain.

Danièle Favari | 26 novembre 2013 à 10h56
 
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C'est pas gràve ! Y a juste à attendre un tout petit peu encore !
Je pense que vous connaissez tous le rapport Meadows ou Conseil de Rome de 1972 remis à jour en 2012 ? No comment !

Roro | 26 novembre 2013 à 10h57
 
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Une fois n'est pas coutume : je ne lis que des réactions de bon sens, très mesurées et loin des opinions partisanes habituellement affichées.
Merci donc à ces différent(e)s commentateurs.
Je ne ferai qu'ajouter une prise de position : il pourrait être intelligent de profiter de cette ressource financière "temporaire" dont parle Terra pour investir de manière volontariste dans la recherche et le développement de sciences et de technologies permettant, à long terme, d'accéder à des ressources d'énergie importantes, pérennes et gratuites. L'énergie solaire par exemple, comme le souligne Bernard ?

Jean-Claude HERRENSCHMIDT | 26 novembre 2013 à 11h03
 
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@Danièle Favary

"Ecologie, environnement et économie sont désormais indissociables, Sylvain."

Entièrement d'accord, et je n'ai jamais dit le contraire. C'est juste que j'ai du mal à faire le lien entre écologie et gaz de schiste.

Sylvain | 26 novembre 2013 à 11h14
 
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Hélas, Jean-Claude HERRENSCHMIDT, l'exploitation du gaz de schiste ne se mesure pas seulement de "façon temporaire" et c'est bien là tout le problème. En effet, selon des avis experts, la roche ainsi fracturée ne libère que de 20 à 40% du méthane, mais c'est après que surviennent (surviendront) les difficultés, en ce sens qu'il va continuer à migrer dans les failles naturelles ou créées, avec l'impossibilité de remettre le shale dans son état originel et avec des conséquences - encore inestimées - mais vraisemblablement impactantes pour des décennies, voire davantage.

Danièle Favari | 26 novembre 2013 à 11h16
 
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Ca n'a jamais été dissociable sauf pour le capitalisme et nos hommes politiques qui nous ont abreuvé de théorie débile pendant 40 ans sur la croissance positive (infinie) alors que y a pas besoin d'être polytechnicien pour comprendre qu'une croissance positive infinie dans une espace fini avec des ressources limitées ne peut QUE mener dans le mur !!
N. Hulot le disait en 2002 quand il a tenté d'être le conseillé écologique de Chirac ...pendant 3 mois...eh eh. Regardez les courbes du rapport du Conseil de Rome ! Pourquoi ce rapport ressorti et actualisé en 2012 n'a pas été traité par les media conventionnels (journal de 20h par exemple!) ? Faut surtout pas bousculer les moutons d'un système de pompe à fric vers le haut... on vous mène à l'abattoir pour 2030... la messe est dite et quoi qu'on fasse on le fera bien trop faiblement et trop lentement ! Alors juste un conseil : chacun pour soit ... équipez vous en ENR, en véhicule électrique, en potager...et fuyez les villes ou ces équipements ENR sont impossibles !!Car en ville les factures vont flamber !Ca va se finir : les riches à la ville et les pauvres à la campagne à faire les poubelles des riches dans les décharges ! oh non c'est même pas exagéré...comment croyez vous que la population va décliner à 2 milliards...? Les gros riches ne seront pas touchés, ils ont pris les devant en douce...certains ont même des armées pour garder leur biens face à la misère qui viendra frapper à leur porte !

roro | 26 novembre 2013 à 11h17
 
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Cela est sûr, Sylvain, gaz de schiste et écologie ne font pas bon ménage et Arnaud Montebourg aura beau parler de "gaz écologique", même dans l'avenir, cela n'existera pas. Je souhaite qu'il reste enfoui pour le bien des générations futures.

Danièle Favari | 26 novembre 2013 à 11h24
 
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Les enjeux financiers de l'industrie du pétrole sont énormes.
Les grandes entreprises que sont Total (100 md€) (pour la France) Exon (412md€), BP, ou autres sont presque condamnés à faire du profit.
Ces entreprises reversent des milliards aux actionnaires que sont bien souvent des fonds de pension.
Si ces fonds ne recevaient plus ces dividendes nous aurions un crack boursier et une crise d'une ampleur phénoménale.
Les USA le savent, le FMI aussi, la Banque mondiale ou autres hyper organisme.
Plus proche, les gouvernements en ont conscience et bien sur les lobbies pétroliers aussi.
Quant tout un pan (car il s'agit bien de ça) de l'économie MONDIALE est basé sur le pétrole vous obtenez un incroyable moyen de pression.
Je ne souhaite pas les gaz de schiste en France, en Europe et j'ai de la peine pour les USA.
C'est un mirage économique et écologique, mais c'est le dernier soubresaut d'une économie pétrolière ou pétrolifère.
On en voit d'autres conséquences : la réjouissance de certains quant au réchauffement climatique ... sous les glaces millénaires de l’antarctique, il y aurait des ressources considérables de pétrole.
Le plus sage serait de ne pas y toucher, mais cela sera surement une zone de conflit. En effet ce continent est régit par des traités internationaux complexes limitant toute exploitation.
J'espère qu'on ira pas exploiter la bas et que l'économie pétrolière aura assumé sa mutation en économie renouvelable.
ps : vous comprenez mieux les lobbies ENR maintenant :)

Terra | 26 novembre 2013 à 11h34
 
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Le temps presse de fixer une GRANDE AMBITION à l'EUROPE afin qu'elle devienne la plus grande fédération de compétences en éradication de l'émission des GES.
La réduction drastique des émissions des GAZ A EFFET DE SERRE impose aux dirigeants EUROPEENS d'engager ce GRAND CHANTIER du siècle, le COMMISSARIAT EUROPEEN AUX NOUVELLES ENERGIES ET MATERIAUX (CENEM).
L'EUROPEdoit se mettre en ORDRE DE BATAILLE face aux enjeux des émissions de GES mais aussi ceux de la CONNAISSANCE afin de DEPOSER BREVETS et INNOVATIONS.
Ce CENEM réunira les laboratoires de RECHERCHE des producteurs EUROPEENS, les PETROLIERS, les laboratoires publics des GRANDES UNIVERSITES EUROPEENNES.
Les ambitions du CENEM étant, notamment :
L'Industrialisation de nouveaux moyens de productions énergétiques issus des énergies renouvelables à usage des bâtiments existants ( 30 Millions de Bâtiments énergivores en France, 180 Millions en Europe... ).
D'Inventer :
-de nouveaux matériaux de construction, isolation, vitrages, économes en énergie grise.
-de nouveaux moteurs et systèmes énergétiques non émetteurs de GES
-de nouveaux protocoles de distribution d'énergie au sein des bâtis supprimant les transformateurs utilisés dans les millions d'appareils TV, radio, décodeurs, téléphones portables, générateurs de TWh de pertes énergétiques.
Ce CENEM aurait le mérite de faire germer l'EUROPE DES ECONOMIES D'ENERGIES ET DE L'EFFICACITE ENERGETIQUE faute de savoir encore mettre en place l'EUROPE de la PRODUCTION D'ENERGIES!

Bernard | 26 novembre 2013 à 12h42
 
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Selon l'auteur : «L'industrie du gaz de schiste permet de réduire les rejets de CO2 par rapport au pétrole et surtout au charbon…»
Ceci est tout à fait contestable. Le gaz de schiste (méthane), est un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, à quantité égale.
L’exploitation du gaz de schiste génère des fuites qu’il faut prendre en compte pour comparer son impact climatique à celui du charbon.
Au-delà d’un taux de fuite de l’ordre de 7 % (ordre de grandeur du dégazage effectif des forages), le gaz de schiste est plus pénalisant que le charbon, à énergie restituée égale.

Ajyr | 26 novembre 2013 à 13h40
 
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à Ajyr
il ne ment pas vraiment puisqu'il parle de CO2 et on pas d'équivalent CO2. Je sais, c'est de la mauvaise foi et de la manipulation d'information, mais beaucoup l'utilisent pour argumenter en faveur des gaz de schiste. Indépendance énergétique, compétitivité économique grâce à l'énergie pas chère... en oubliant de parler bien entendu des effets pervers et dévastateurs qui ne sont pas pris en compte, comme les impacts sur l'environnement, la perte des services écosystémiques, le réchauffement climatique... qui ont et auront des coûts astronomiques et conséquences en matière de qualité de vie et santé (et bien d'autres), mais seront supportés par d'autres personnes et à d'autres échelles de temps, ce qui n'entre donc pas dans leur comptabilité et dans leur calcul de rentabilité. Une approche intégrée des coûts sur l'ensemble du système permettrait certainement de voir que les énergies fossiles (autant leur extraction que leur utilisation) ne sont pas viables pour la société

Sylvain Coite | 26 novembre 2013 à 14h43
 
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j'ajouterai que la compétitivité économique des gaz de schiste est toute relative ...
En effet, si tous les pays se mettent à exploiter et à avoir une énergie pas cher, il n'y aura plus aucun gain économique ...

Tout est toujours relatif.

Terra | 26 novembre 2013 à 15h18
 
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Pauvre planète... on est cuits. Nos descendants, la flore, la faune... Il faut écouter l'émission de France culture "Climat, le catastrophisme peut-il être efficace ?" C'est à propos de Requiem pour l'espèce humaine, de Clive Hamilton. Avec cet auteur (philosophe australien du climat), son traducteur Jacques Treiner, Pierre-Henri Gouyon, et Evelyne Heyer. Le même a aussi écrit : Les apprentis sorciers du climat (Raisons et déraisons de la géo-ingénierie).

hlnlink | 26 novembre 2013 à 19h59
 
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bravo à tous, des réactions et rebonds pleins de bon sens ! Il faut le dire et le redire, les nouveaux hydrocarbures en général (schistes bitumineux, clathrates,...) et les gaz de schiste en particulier sont une catastrophe pour la planète (comme souvent rappelé, l'effet de serre du méthane est bien supérieur à celui du CO2, la moindre fuite a un effet majeur) et agrègent tous les éléments pour construire une bulle financière : les réserves sont de court terme... Maintenant, on fait quoi contre le rouleau compresseur de la finance et des pétroliers ?! Ce sont des gens d'une puissance faramineuse (bien supérieure aux états) et d'un cynisme et d'un incivisme absolus : seul compte leur bénéfice en fin d'année (guère au-delà), tant pis pour les dommages collatéraux (dévastation, crise climatique, conflits). Mais une question subsidiaire : par quoi compense t-on l'intermittence des renouvelables ???

dmg | 02 janvier 2014 à 13h53
 
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