« Dans les supermarchés, le plastique reste omniprésent et les efforts engagés ne sont pas à la hauteur des enjeux », déplorent Que Choisir Ensemble et No Plastic In My Sea. Les deux associations ont mené l'enquête (1) dans 1 659 magasins et interrogé les grandes enseignes de la distribution concernant la mise en œuvre de l'objectif de 20 % de vente en vrac en 2030 (inscrit dans la loi Climat et résilience) et d'arrêt progressif de l'utilisation des emballage en plastique à usage unique à horizon 2040 (inscrit dans la loi Antigaspillage et économie circulaire - Agec)
Pour l'instant le compte n'y est pas. Plutôt que de diminuer, la très symbolique vente d'eau en bouteille a progressé de 3,3 % en 2025. « Globalement, le rayon eau et boissons constitue près de 40 % des plastiques à usage unique en grandes et moyennes surfaces (GMS) », expliquent les deux associations qui constatent qu'« aucune enseigne, sauf Biocoop, qui a arrêté de commercialiser de l'eau en bouteille plastique, n'a mis en place de stratégie pour atteindre l'objectif légal de réduction de 50 % des bouteilles plastiques d'ici 2030 (loi Agec) ».
Même constat pour les fruits et légumes bio qui sont emballés dans 91 % des magasins classiques (ainsi que 60 % d'un échantillon de cinq fruits et légumes courants vendus en GMS). Et la vente en vrac ? La part des magasins de GMS classiques disposant d'un rayon vrac a reculé de 19 points entre 2023 et 2026, passant de 57 à 38 %. Son alter ego, le réemploi, « reste embryonnaire » : la part des magasins participant à un programme de réemploi varie entre 0 et 10 % selon les enseignes. Enfin, plus globalement, l'étude constate que « des archétypes de plastiques inutiles [sont] trop présents » en rayon et liste le suremballage, les unidoses, le snacking, ou encore les légumes prêts à l'emploi.






